samedi 30 septembre 2006
La rengaine de Giscard
On était en droit d'attendre mieux de la part de celui qui a eu en charge les plus hautes fonctions de l'Etat. Mais alors, qu'avec l'âge avançant, certains perdent progressivement la mémoire, il semblerait que, pour d'autres, le disque dur se soit irrémédiablement figé au soir d'un dimanche de 1981. Ainsi, dans le dernier tome de ses mémoires politiques, l'ancien Président de la République a choisi de remettre à l'ordre du jour sa légendaire aversion pour Jacques Chirac. Faisant abstraction de toute autocritique sur son propre septennat, il rejette, une nouvelle fois, les raisons de sa défaite de 1981 sur Jacques Chirac. Il en profite aussi pour critiquer la position de l'actuel locataire de l'Elysée sur une éventuelle adhésion de la Turquie dans l'Union Européenne. Alors, pour remettre les pendules à l'heure, il nous semble utile de rappeler quelques faits. Ainsi, sur un plan purement politique, le choix de société que proposait, à l'époque, Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac, était fort différent, ce qui légitimait la présence d'un candidat Gaulliste au premier tour de l'élection présidentielle de 81. Quant aux résultats du second tour, ce serait accorder à Jacques Chirac un pouvoir disproportionné que celui de "faiseur de roi". D'ailleurs, il aurait été paradoxal, si Chirac disposait alors d'un tel pouvoir, qu'il ne l'ait pas exploité pour son propre compte afin de devancer son rival au premier tour. Sur les commentaires acerbes de "l'Ex" concernant le dossier de l'adhésion de la Turquie, Josselin de Rohan, Président du groupe UMP au Sénat, n'a pas hésité à ironiser : "Si je ne m'abuse, Giscard était Ministre en 1963 quand la Turquie a posé sa candidature à la Communauté Européenne et même Président lorsqu'elle a renouvelé sa demande. Et il découvre, aujourd'hui, que la Turquie n'est pas dans l'Europe ?" Et Eric Woerth, député UMP de l'Oise, de rajouter avec lucidité : "Avec Giscard, c'est toujours trés difficile de faire la part des choses entre sa haine pour Chirac et le fond de ses idées. Il a été trés brutal sur la Turquie." Enfin, rappelons que si Giscard a obtenu la présidence de la Convention Européenne qui avait en charge l'écriture du projet de "Constitution" européenne, il le doit à Jacques Chirac qui a soutenu, voire même imposé, sa candidature. Alors, la petite musique de Giscard contre Chirac commence à faire rengaine et elle est désormais émaillée de fausses notes qui commencent à nous casser les oreilles.
lundi 25 septembre 2006
Dominique de Villepin : croire en la France
Dans un entretien à paraître demain, 27 septembre 2006, dans La tribune, Dominique de Villepin estime que les bons résultats obtenus par son Gouvernement montrent qu'il est « possible de maintenir un équilibre entre les exigences économiques et les attentes sociales ». « Pour les Français, l'économie doit être au service d'un modèle de croissance et de justice sociale, ce que j'ai appelé la croissance sociale. Cette question sera sans doute l'un des grands enjeux des prochains débats », estime le Premier Ministre. Interrogé sur la « rupture » prônée par certains, Dominique de Villepin répond que l'essentiel est « ce qui fonde notre identité ». « Comment faire des propositions fortes et innovantes en restant fidèles à nous-mêmes ? C'est tout le défi des années à venir », affirme le Chef du Gouvernement, évoquant l'attachement de la France à ses services publics, à la lutte contre les inégalités et aux idéaux républicains. « Tout cela demande, de la part des responsables politiques, beaucoup d'imagination, beaucoup de travail et surtout le refus de toute idéologie », poursuit le Premier Ministre. « Si nous savons respecter cette identité française, tout en faisant preuve de pragmatisme, nous saurons trouver notre voie: il y a une réussite à la française ». Dominique de Villepin estime que l'innovation, l'emploi, le pouvoir d'achat et l'endettement seront les quatre enjeux majeurs de l'élection présidentielle de 2007. Interrogé sur ses propres ambitions, le Premier Ministre répond qu'il est « bien occupé » en tant que Chef du Gouvernement et qu'il entend « mener cette tâche jusqu'au bout ». « Le débat démocratique sera d'autant plus fort, utile et fécond que nous aurons servi les Français jusqu'au bout. C'est la mission que m'a confiée le Président de la République », conclut le Premier Ministre.
samedi 23 septembre 2006
Le rallye Paris - Dakar avant l'heure : Ségolène ensablée
En annonçant, sur TV5 Monde, qu'il se rendrait dès ce week-end à Dakar à l'invitation du Président Wade, le Ministre de l'Intérieur semble avoir froissé la susceptibilité de Ségolène Royal. Alors que ce déplacement était initialement programmé pour le mois d'octobre, Madame Royal a estimé que cette modification d'agenda de dernière minute était destinée à "court-circuiter" le voyage au Sénégal qu'elle doit, elle-même, effectuer mardi prochain. A toutes fins utiles, rappelons, toutefois, que le dépalcement de Ségolène Royal s'inscrit dans une optique purement électorale (à moins que la région Poitou-Charente n'envisage de signer une convention avec le Sénégal pour exporter ses "chabichous"...) alors que celui de Nicolas Sarkozy s'inscrit, lui, dans le cadre de ses fonctions ministérielles et gouvernementales puisqu'un accord concernant le concept d'immigration concertée devrait être signé par les deux pays.
lundi 18 septembre 2006
Intervention de Jacques Chirac sur Europe 1
Répondant à l'invitation de Jean-Pierre Elkabach, le Président de la République est intervenu, ce matin sur les ondes d'Europe 1. L'occasion pour Jacques Chirac de revenir sur les sujets d'actualité, tant sur le plan intérieur qu'au niveau international.
Présidentielle. Le président Jacques Chirac a affirmé qu'« il n'y aura aucune chamaillerie » au sein du gouvernement entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy pendant les derniers mois de la législature. « C’est la France de maintenant qui est importante. Le gouvernement a été nommé pour assumer ses responsabilités jusqu’au terme de son action et la campagne électorale ne doit pas mettre en cause la capacité du gouvernement à assumer ses responsabilités. (…) Les Français ont bien travaillé, ce n'est pas au moment où les choses s'améliorent que l'on va tout d'un coup baisser les bras et se consacrer exclusivement à une campagne électorale qui viendra en son temps (…) Je pense que de mars à mai il y a le temps nécessaire pour une campagne électorale, nous n’avons pas la possibilité de perdre du temps pour une campagne excessive. »
Son éventuelle candidature en 2007. Prié de déclarer s'il avait pris sa décision, le chef de l'Etat a répondu : « Ce n'est pas d'actualité. » « Je m’exprimerai au premier trimestre de l’année prochaine, en attendant je me refuse à toute spéculation qui me semble inutile. (…) Mon point de vue est celui de l’intérêt de la France. J’ai une grande idée de la France qui s’est renforcée au fil des ans. Nous sommes un pays vivant. » Interrogé sur sa forme, le chef de l’Etat a déclaré : « Je me sens effectivement dans une forme tout à fait convenable. »
Dialogue social. « Nous sommes en retard en France en matière de dialogue social, je propose donc que, par la loi, on précise que dorénavant, toute modification du code du travail soit précédée par une concertation avec les organisations syndicales et professionnelles compétentes. » Qualifiant ce problème « d'urgent », le chef de l'Etat a précisé que ces dispositions seront mises en vigueur « naturellement » avant l'élection présidentielle du printemps.
Pouvoir d’achat. « La situation de la France s’améliore. Le chômage baisse, avec une ambition : passer sous la barre des 8 %. La croissance est forte : 1,1 % au dernier trimestre, la plus forte de l’eurozone. La situation financière s’améliore. Il faut poursuivre l’action : continuer la lutte contre le chômage, répondre aux revendications légitimes en matière de pouvoir d’achat, poursuivre la baisse des impôts sur le revenu, relever des défis économiques. » Les recettes fiscales supplémentaires doivent permettre d'une part de « répondre aux problèmes de pouvoir d'achat ». D'autre part, « l'accroissement » des recettes « doit être affecté à la réduction de la dette », a affirmé le président de la République.
Réforme des régimes spéciaux de retraites. « Si ces régimes spéciaux existent, c’est parce qu’il y a des raisons spéciales. Un débat sur l’ensemble des problèmes de retraites est prévu en 2008. Attendons ce débat. Mon gouvernement n’a aucune intention dans l’état actuel de modifier les régimes spéciaux. »
Carte scolaire. « La garantie de la mixité sociale justifie la carte scolaire. Il ne serait ni réaliste ni juste de la supprimer. En revanche, il faut améliorer le niveau des établissements en difficulté et assouplir les règles de la carte scolaire en accord avec les organisations représentatives des enseignants. »
Fusion Suez-GDF. « La France doit avoir un pôle gazier au niveau de ses besoins. Nous avons un pôle international d’énergie nucléaire avec Areva, le pétrole avec Total, l’électricité avec EDF. C’est un bon projet conforme à nos intérêts. » Concernant les milliers d’amendements déposés par l’opposition, Jacques Chirac a conseillé d’être « patient » et a demandé de ne pas « faire de l’obstruction systémique qui menace le bon fonctionnement des institutions ».
Propos du pape Benoît XVI. « Il faut éviter tout ce qui anime les tensions entre les peuples et les religions, notamment tout amalgame entre l’islam, grande religion respectée et respectable, et l’islamisme radical, une action tout à fait différente, de nature politique. » Jacques Chirac a toutefois précisé qu'il n'avait pas « pour vocation, ni l'intention, de faire un commentaire sur les propos du Pape » et qu'il s'exprimait « sur le plan général et dans le cadre du dialogue des cultures et des civilisations » qu’il prône.
Terrorisme. « Le terrorisme est une réalité du monde contemporain contre lequel il faut lutter avec beaucoup d’énergie. Il n’y a pas de danger particulier pour la France, tous les pays sont concernés. Mais il faut tout mettre en œuvre pour s’opposer au terrorisme. »
Liban. « Il y a deux objectifs : renforcer l’autorité du gouvernement libanais sur l’ensemble du territoire et reconstruire le Liban. A New-York, je proposerai notamment une conférence internationale qui puisse permettre de reconstruire le Liban grâce à l'aide internationale (…) Je pense qu’Israël respectera ses engagements. Quant au Hezbollah, il est normal qu’un courant exprime politiquement ce que pense la partie hezbollah de l’opinion publique libanaise. Ce qui est contestable, c’est de l’exprimer par la force. La solution doit être politique ».
Proche-Orient. La solution au problème israélo-palestinien existe, chacun en connaît les termes : deux Etats en sécurité et viables. Je proposerai à New York une réunion du quartette (Etats-Unis, Russie, Union européenne, Onu). Il faut éviter un drame humanitaire à Gaza, reprendre les aides et lever le blocus. En échange, Mahmoud Abbas doit réussir à former un gouvernement d’union nationale. »
Relations franco-américaines. « La relation transatlantique se porte bien. Nous avons une relation qui ne peut être qu’entre égaux. Ça ne peut pas être une relation de soumission. »
Nucléaire iranien. Je ne suis pas pessimiste. On peut trouver des solutions par le dialogue, je ne suis jamais favorable aux sanctions. Nous devons d'abord trouver un ordre du jour de la négociation, puis engager une négociation et, pendant cette négociation, je suggère que, d'une part, les Six [Allemagne, France, Grande-Bretagne, Etats-Unis, Chine, Russie] renoncent à saisir le Conseil de sécurité et que l'Iran renonce à l'enrichissement de l'uranium. »
Le Darfour. « Nous sommes à la veille d’un nouveau drame humanitaire qui risque de déstabiliser l’ensemble de la région. Les pays de l’Union Africaine ne peuvent pas assurer à terme la sécurité du Darfour. Une seule solution : l’intervention de l’Onu, avec 20.000 hommes. Tout le monde est d’accord sauf le Soudan. A New York, je vais lancer un appel solennel au président Béchir pour qu’il accepte la venue de l’Onu. »
Aide au développement. « A New York, j’insisterai sur l’aide au développement et la solidarité. Il n’y a aucun moyen de stabiliser l’Afrique si on ne lui donne pas les moyens de se développer ; Il n’y a pas de mondialisation si elle ne s’applique qu’aux pays riches. Les Etats n’ont pas les budgets pour financer l’aide, il faut le faire par des financements innovants, comme la taxe sur les billets d’avions. Ce système répond à un problème majeur qui fait que les médicaments sont au nord et les malades sont au sud. »
Environnement. « Il est essentiel de prendre un certain nombre de dispositions pour lutter contre la lente déperdition de notre environnement. Je vais proposer deux choses : la création d’une organisation des Nations unies pour l’environnement ayant la capacité de concevoir une politique et de la mettre en œuvre et je vais convoquer à Paris début 2007 une conférence internationale sur l’environnement. »
dimanche 17 septembre 2006
Bordeaux à coeur avec Alain Juppé
Dans le cadre de la campagne pour l'élection municipale organisée à Bordeaux et dont le 1er tour est fixé au 8 octobre 2006, Alain Juppé a lancé un nouveau site internet que vous pouvez visiter en cliquant sur le lien suivant : http://juppe-bordeauxacoeur.com/
mardi 12 septembre 2006
Hautaine et cassante : le vrai visage de Ségolène Royal
Depuis dimanche dernier le torchon brûle entre les militants du Mouvement des Jeunes Socialistes et Ségolène Royal. Ou plutôt, il continue de brûler puisqu'on se souvient que depuis qu'elle avait refusé de débattre avec le jeunes de son parti, lors des Universités d'été de La Rochelle, la Présidente de Poitou Charente avait perdu de nombreux soutiens parmi les ados socialistes. Ceux qui travaillent régulièrement avec elle au Conseil Régional ont déjà témoigné sur le côté cassant et autoritaire du personnage. Mais l'incident qui l'a opposée à une jeune militante du MJS, dimanche dernier, a permis de montrer à la France entière que derrière les sourires de façade se cache, en réalité, un caractère distant et cassant qui ne peut souffrir la contradiction. On comprend mieux, désormais, pourquoi Ségolène Royal fuit les débats de fond. S'agissant de la probable future candidate du PS à la Présidentielle de 2007, cette incapacité à conserver son sang froid face à l'adversité (y compris celle émanant de son propre camp) est particulièrement inquiétante. A méditer pour l'avenir.
dimanche 10 septembre 2006
Jusqu'en 2007, le patron c'est Chirac
Jacques Chirac vient de rappeler qu’il avait fixé une feuille de route au gouvernement et qu’il attendait bien qu’elle soit respectée jusqu’aux échéances de 2007. Ainsi, dans des propos rapportés samedi par Le Figaro, le Chef de l'Etat demande au gouvernement de se consacrer sans réserve à son travail et de ne pas se lancer dans une campagne prématurée. « Je ne me laisserai pas détourner, et je ne laisserai pas détourner le gouvernement de sa responsabilité, qui est de travailler », affirme Jacques Chirac dans le cadre de "confidences" recueillies vendredi par le journal. « La seule vocation du gouvernement, sa seule justification, c'est de se consacrer sans réserve au travail, et non aux perspectives politiques et électorales qui viendront en leur temps », souligne le Chef de l'Etat. Pour le Président de la République, « on ne peut se permettre de consacrer au débat électoral plus de temps que nécessaire en démocratie ».
Tout en reconnaissant que la situation s'améliore sur le plan économique, l'hôte de l'Elysée refuse que la majorité se mette en roue libre jusqu'aux échéances de 2007. « Nous n'avons pas encore atteint nos objectifs, ce n'est pas le moment de ralentir mais d'accélérer », insiste-t-il. Jacques Chirac demande au gouvernement d'améliorer le pouvoir d'achat des Français, de favoriser le développement des PME, de conforter la participation et de réformer le dialogue social dont l'insuffisance est « une plaie permanente de la société française ». Ce rappel à l’ordre montre que le Président de la République et le Premier Ministre sont à l’unisson pour promouvoir l’action gouvernementale jusqu’à la prochaine élection présidentielle.
samedi 9 septembre 2006
L'irresponsabilité chronique de l'opposition
Souvent prompts à dénoncer le manque d’importance accordée au parlement pour mener les débats de fond qui animent notre pays, les députés de gauche, avec le renfort désormais systématique de ceux de l’UDF, viennent de démontrer leur irresponsabilité et leur peu de considération pour un véritable débat démocratique. Ainsi, dans le cadre des discussions sur le projet de fusion Suez – GDF, ce sont près de 140.000 amendements qui ont été déposés par l’opposition qui souhaite, par ce procédé, pousser le gouvernement à utiliser l’article 49-3. Le cynisme de la tactique politicienne a donc désormais pris le pas sur la recherche de l’intérêt national. Bien entendu, ces chantres de la démocratie n’hésiteront pas, si Dominique de Villepin était amené à faire passer le texte par le biais du 49-3, à crier « au loup » et à dénoncer un régime autoritaire.
Mais la méthode employée est pourtant contre-productive et dessert indéniablement les intérêts du Parlement français. Après le retrait du CPE imposée par la rue alors que le texte avait été voté par le représentation nationale, c’est donc sur le registre de l’obstruction procédurière que le l’opposition décide d’empêcher le débat de fond auxquels nos concitoyens avaient droit. Pendant que le gouvernement est animé par la recherche de solutions pragmatiques, la gauche s’enferme dans une attitude toujours plus dogmatique. Attitude d'autant plus navrante qu'elle est trop souvent motivée par la surenchère « gauchisante » que se livrent les candidats potentiels du PS à la présidentielle de 2007. L'intérêt du pays est loin d'être la priorité de l'opposition et autant d'irresponsabilité mérite bien un carton rouge.
mardi 5 septembre 2006
Je t'aime un peu, beaucoup,... pas du tout
Les internautes qui ont visité le site du Mouvement des Jeunes Socialistes de la Dordogne, ces jours-ci, ont pu remarquer que la page d'accueil a été "relookée" et arbore désormais une magnifique marguerite (la rose serait-elle en voie de désaffection auprès des jeunes du PS ?...). Peut-être faut-il y voir la seule solution qu'ont trouvé les jeunes éléphanteaux pour départager leurs innombrables aînés qui souhaitent recueillir leurs suffrages dans la course à la présidentielle ? Après la démocratie interne, voici une nouvelle façon d'exprimer ses choix : je t'aime, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie... En tout cas, nous, on n'aime pas du tout.
dimanche 3 septembre 2006
La leçon de gaullisme de Michèle Alliot-Marie
Profitant de l'Université d'été des Jeunes Populaires, Michèle Alliot-Marie, Ministre de la Défense, s'est rappelée au bon souvenir des candidats à la candidature en s'affichant comme éminemment gaulliste : « Je ne crois pas aux campagnes gagnées d'avance. Je ne crois pas que nous gagnerons en disant aux gens ce que nous imaginons que chacun d'entre eux veut entendre. Personne ne peut se dire qu'il incarne à lui seul ce que pensent tous les Français. Divers, nous rassemblons. Unis, nous gagnerons (...). Pour moi, la seule question qui vaille, c'est cette question éminemment gaulliste : quelle France voulons-nous pour les Français, dans quelle Europe et pour construire quel monde ? (...). Ce que je veux, c'est une vision pour mon pays, c'est un avenir pour la France, c'est une ambition pour les Français (...). Cet avenir, je ne le veux pas simplement pour moi et je ne veux pas le construire seule ».
Bien entendu, elle a décoché sa flèche la plus directe contre les éléphants du Parti Socialiste et Ségolène Royal : « Nous ne sommes pas comme les socialistes, nous ne nous battons pas pour une place. Ils sont dans le grand écart, entre ceux qui promettent tout et celle qui ne dit rien ».
En attendant, Michèle Alliot-Marie a invité l'UMP, et plus particulièrement Nicolas Sarkozy qui a fait de la "rupture" un argument de campagne, à ne pas "brûler" le bilan du Gouvernement de Dominique de Villepin et du quinquennat du Président Jacques Chirac. « Nous devons être conscients des difficultés (...) mais nous devons également être conscients de nos résultats », a-t-elle lancé.














