lundi 16 octobre 2006
Jean-Pierre Raffarin invité du "Grand Jury"
« Il faut plus de continuité que de rupture. » Pour son premier grand rendez-vous politique depuis son départ de Matignon, Jean-Pierre Raffarin s'est présenté en homme de l'anti-rupture. Et en « pacificateur », selon son propre mot. « Ne comptez pas sur moi pour jeter de l'huile sur le feu », a-t-il lancé alors que les partisans de Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin multiplient attaques et petites phrases. « Je ne fais pas partie du club anti-Sarko », a-t-il averti tout en approuvant « l'action » de Villepin.
Mais le sénateur de la Vienne a pris soin de ne pas se ranger derrière la bannière du président de l'UMP. « Début 2007, on parlera des candidatures », a-t-il prévenu en évitant de remettre sur la table le calendrier de désignation du candidat de l'UMP, programmé en principe le 14 janvier. Sur plusieurs points, il a mis en garde le numéro deux du gouvernement. A propos du regain de violence en banlieues, il s'est élevé contre la « présence policière spectaculaire » et a souhaité « plus de sévérité » que de « brutalité » dans les quartiers. Une critique à peine voilée de l'action du ministre de l'Intérieur dont il a jugé « étrange » le voyage aux États-Unis.
En présence de plusieurs ministres (Thierry Breton, Dominique Bussereau, Xavier Bertrand), le prédécesseur de Dominique de Villepin a pris le contre-pied du président de l'UMP sur le déclin de la France. « La France va mieux qu'en 2002. Elle sort de la convalescence. » Loin d'être le retraité de la politique décrit par certains, Jean-Pierre Raffarin s'est montré très offensif. Il a conditionné son engagement au côté de Nicolas Sarkozy à « quatre sujets déterminants ». D'abord, la politique étrangère et de défense qu'il veut inscrire dans la continuité de celle de Jacques Chirac. Ensuite, les institutions, où il défend la vision d'un premier ministre fort qui « nomme et démissionne ses ministres ». Troisièmement, le pouvoir d'achat. L'occasion pour Raffarin de plaider pour une « nouvelle formule d'intéressement ».
Enfin, il veut que l'UMP cesse d'être une « machine électorale » pour devenir une « force de proposition ». Même feutrée, la critique n'en est pas moins sévère. Il a révélé qu'il était prêt à prendre la présidence de l'UMP si le poste devenait « vacant ». L'ancien président de la région Poitou-Charentes a cogné fort sur Ségolène Royal. « Elle n'est pas prête pour être présidente », a-t-il suggéré en pointant les « déceptions » que la probable candidate PS a suscitées dans sa région. Refusant l'excès d'optimisme, il a estimé que la « victoire en 2007 est incertaine ». « Essayons de la rendre possible par l'union, par le projet ».
mercredi 11 octobre 2006
Gilles de Robien : le sens de la loyauté
Dans son édition de cette semaine, VSD a demandé à Gilles de Robien, Ministre UDF de l'Education Nationale, de commenter une série de termes ou de noms propres. Ainsi, peut-on lire : 
Jacques Chirac : « la personnalité mondiale sans le moindre doute », estime le Ministre de l’Education. Le Chef de l'Etat « a hissé la France au niveau des plus grandes nations » et « surtout, a une vraie perception des souffrances de ce monde ». Enfin, commentant l’aspect humain du Président de la République, il ajoute « c'est aussi le contact charnel avec le peuple ».Interrogé sur 2007, Gilles de Robien affirme « qu’un homme politique doté d'un pareil élan c'est comme un paquebot! on ne peut pas stopper un paquebot en pleine mer! Un tel personnage devrait s'arrêter comme Molière. Sur scène ... ».
Dominique de Villepin : « l'exigence républicaine faite homme ». Selon Gilles de Robien, le Premier Ministre est « l'antidote au renoncement, au défaitisme et au déclin », « un grand entraîneur d'idées et d'hommes ».
Sur le président et futur candidat de son propre parti, François Bayrou, les commentaires de Gilles de Robien sont moins élogieux. « Un bel universitaire! Mais quelle déperdition de qualités », regrette-t-il. « Un vrai talent en terme de réflexion, qui tarde à embrayer sur l'action ».
dimanche 8 octobre 2006
Juppé revient dans le jeu
Alain Juppé retrouve son fauteuil de Maire. La liste conduite par l'ancien Premier Ministre a obtenu 56,24% des voix lors du premier tour de la municipale anticipée de Bordeaux, selon les résultats définitifs du scrutin de dimanche. Le taux de participation atteint 44,82%. La liste UMP-UDF d'Alain Juppé est arrivée en tête devant la liste PS-PC conduite par Jacques Respaud qui obtient 25,2% des voix. Celle de Pierre Hurmic (Verts) récolte 10,3%, celle de Jacques Colombier (FN) 6,15% et celle d'Emmanuel Bichindaritz (LCR), 2,10%. Avec le retour d'Alain Juppé à Bordeaux et en Aquitaine, notre Mouvement retrouve l'un de ses ténors les plus brillants.
Intervention de Dominique de Villepin au Grand Jury RTL - LCI - Le Figaro
Intervenant dimanche dans le cadre du Grand Jury RTL - LCI - Le Figaro, le Premier Ministre a abordé tous les sujets d’actualité. Il a, en outre, répondu aux questions des journalistes sur l’échéance présidentielle de 2007 et sur la malheureuse polémique qui visait à discréditer l’action internationale de le France en la personne de Jacques Chirac.
La liberté des uns et des autres.
Dominique de Villepin a de nouveau éludé la question de son éventuelle candidature en 2007 mais il s'est employé à entretenir l'incertitude en prévenant qu'il défendrait ses convictions durant la campagne électorale. Le Chef du Gouvernement a en outre salué le « grand talent » de la Ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, à laquelle on prête l'intention de se lancer dans la course présidentielle en concurrence avec le Ministre de l'Intérieur et président de l’UMP. Pour Dominique de Villepin, l'UMP n'accordera pas en janvier une « investiture » au candidat le mieux placé, mais un simple « soutien ». Une nuance qui laisse ouverte la possibilité de candidatures multiples. « Je me réjouis que nous ayons dans notre camp aujourd'hui un candidat qui soit salué par l'opinion. C'est une très bonne chose, je m'en félicite, mais nous ne sommes pas dans le temps de la campagne présidentielle », a-t-il dit. « L'UMP se réunira non pas pour donner une investiture à un candidat mais pour apporter son soutien à un candidat », a-t-il souligné. « Nous avons un héritage (...) qui est de considérer que l'élection présidentielle c'est d'abord la rencontre entre un homme, une femme et le peuple français », a-t-il poursuivi. « Notre famille politique UMP apportera son soutien, et en particulier son soutien financier, à un candidat - et c'est son droit le plus strict -, mais si d'autres avaient le sentiment de pouvoir jouer un rôle, de pouvoir s'engager, ce choix pourrait être le leur », a estimé le Premier Ministre, avant de rendre hommage à Michèle Alliot-Marie. « C'est une femme de grand talent, qui a montré ses capacités dans le cadre du gouvernement. Moi, je respecte la liberté des uns et des autres », a-t-il dit. « Nous avons une responsabilité, une mission, c'est de travailler au service des Français. Nous entrerons au début de l'année prochaine dans une autre étape qui sera celle de la campagne présidentielle. A partir de là, chacun d'entre nous devra prendre sa responsabilité », a-t-il rappelé. « J'ai fixé ma doctrine: j'ai fait le choix de l'unité, je crois qu'il faut que nous avancions unis, rassemblés, et j'ai dit clairement que je soutiendrai celui ou celle qui dans notre famille politique sera le mieux placé pour gagner, rassembler notre famille et pour défendre nos idées et nos valeurs », a-t-il répété.
Politique étrangère de la France : une mise au point nécessaire.
Dominique de Villepin a recommandé au Ministre de l'Intérieur de « bien réfléchir et bien observer » en matière de politique étrangère, rappelant l'héritage gaulliste, et recommandant « de ne pas tout perdre en un jour ». « La crédibilité et l'indépendance de la France sont des choses que nous avons héritées du général de Gaulle, que nous avons patiemment conquises, faisons en sorte de ne pas tout perdre en un jour », a-t-il affirmé au cours de l'émission. « Je me définis par rapport à l'expérience qui est la mienne et par rapport à mes convictions gaullistes. Mon expérience est qu'il faut être vigilant sur ces questions. Tant qu'on n'a pas connu ces situations, tant qu'on n'a pas exercé de fonctions dans ces domaines, il faut être attentif à bien réfléchir, à bien observer, pour ne pas défaire ce que nous avons mis longtemps à construire », a-t-il dit. « Je pense que l'épreuve des faits est une épreuve redoutable en politique. Parler des choses c'est une chose, vivre les choses et mener une politique c'est autre chose », a-t-il ajouté. « Quel pays donneriez vous aujourd'hui en exemple sur la scène internationale d'une politique qui permette à la fois une bonne relation d'Etat à Etat et une exigence morale qui puisse être considérée comme parfaite? Il n y en a pas. Il faut en permanence chercher à concilier ces deux exigences, c'est ce que la France fait », a-t-il dit. « Ce que je peux vous dire, c'est qu'ayant présidé à la diplomatie française pendant deux ans et ayant travaillé longtemps avec Jacques Chirac, l'exigence de la politique française c'est de porter cette exigence le plus loin possible, je serais curieux de savoir comment on peut aller plus loin dans la dénonciation tout en gardant ce dialogue nécessaire pour faire avancer le dossier coréen, le dossier iranien, le dossier énergétique ». « Tout l'exercice est d'application, c'est bien un domaine où je me garderais de donner des leçons », a-t-il précisé. Dominique de Villepin a également défendu la notion de « domaine réservé » du Président de la République en matière de diplomatie et de défense et a souligné que la France devait avoir la capacité de parler d'une seule voix.
Azouz Begag plaide pour une candidature Villepin en 2007
Le Ministre délégué à la Promotion de l'Egalité des Chances, Azouz Begag, a dénoncé, dimanche sur Europe 1, ceux qui mettent l'immigration au cœur du débat politique, estimant que cette question comme celle de l'Islam ne devaient pas être abordées avant la présidentielle. Par ailleurs, le Ministre a souhaité que Dominique de Villepin se présente à l’élection présidentielle en 2007, en estimant que le Premier Ministre incarnait "l'apaisement", "l'unité", celui qui "parle à tous les Français sans tentative de désunion". En ce qui concerne son avenir personnel, Azouz Begag a annoncé vouloir se présenter aux élections locales à l'extérieur de l'UMP, à Lyon, sa ville natale, briguée par son collègue des Transports Dominique Perben.
samedi 7 octobre 2006
Dominique de Villepin invité du "Grand Jury"
Le Premier Ministre sera l'invité du Grand Jury RTL - Le Figaro - LCI le dimanche 8 octobre 2006 à 18h30.
Le "Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI" est LE rendez-vous attendu de toute la classe politique, LE passage obligé de tous les candidats à l’Elysée… Jean-Michel Aphatie, entouré de Nicolas Beytout (directeur de la rédaction du Figaro) et Pierre-Luc Séguillon, (éditorialiste à LCI), accueille chaque dimanche les plus grands acteurs de la vie Politique, hommes et femmes de tout parti. Le Grand Jury est un espace d’expression rare où chaque invité peut développer et argumenter ses idées pendant une heure sous le contrôle de Jean-Michel Aphatie, véritable pourfendeur de la langue de bois et dénonciateur des idées reçues. L'émission est diffusée en simultané sur LCI et RTL et les moments les plus forts sont publiés dans "Le Figaro" du lendemain.










