dimanche 29 avril 2007
François Bayrou, le donneur de leçons
François Bayrou a perdu le mode d'emploi de l'élection présidentielle. En imposant aux médias l'idée d'un débat d'entre deux tours réunissant la candidate socialiste, sélectionnée pour la finale, et lui-même, écarté de la course au premier tour, François Bayrou montre à quel point son ambition personnelle dépasse le respect du cadre institutionnel. Qu'aurait-on dit si, dans l'hypothèse où il serait arrivé troisième, Nicolas Sarkozy avait demandé à débattre entre les deux tours avec François Bayrou ?... Et si Jean-Marie Le Pen, fort de ses 10% de suffrages avait souhaité, lui aussi, organiser un débat avant le 6 mai, BFM TV et RMC auraient-elles accepté de mettre en scène un tel débat ? Pas sur... Quant au débat, lui même, je vous laisse prendre connaissance, ci-dessous, du commentaire pertinent qui a été publié sur le site PAGE 2007.
Débat BAYROU - ROYAL : François Bayrou donne la victoire à Nicolas Sarkozy ? C’est l’impression que donne ce débat. Ségolène Royal est venue chercher des convergences. Elle trouve face à elle un François Bayrou qui se croit en débat d’entre-deux tours, entre deux finalistes. Il cherche à s’imposer contre elle, pas à converger. Il la sermonne, la discrédite. “Il joue les professeurs”. Que gagne-t-elle ? François Bayrou est venu participer à une opération de promotion pour son nouveau Parti Démocrate, pour s’imposer dans le futur camp de l’opposition à Nicolas Sarkozy, pour l’après 6 mai. On ne sort pas de ce débat avec une meilleure impression de Ségolène Royal : elle ne gagne pas les voix centristes.
Il est visible que François Bayrou ne cherche pas, au cours de ce "dialogue", à aider Ségolène Royal à gagner la Présidentielle, à lui donner de la crédibilité et de la stature. S’il le voulait, il ne sortirait pas ce ton de professeur qui cherche à tout propos ce qui ne va pas dans son discours, ce qui montre la faiblesse de la candidate socialiste. Il soulignerait les convergences, il critiquerait avec plus de force l’alternative (Sarkozy). Ici, lorsqu’il y a convergence, Bayrou cherche, à de rares exceptions, à la dépasser pour aller vers le point de séparation entre sa vision et celle de Ségolène Royal.
Très souvent, Bayrou renvoie dos à dos Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Bayrou explique ce qu’il fera s’il est élu Président, ou avec son groupe parlementaire. “Moi je, moi je…” Il ne s’inscrit pas dans le cadre de ce débat voulu par Ségolène Royal, qui est : choisir entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy le 6 mai. Donner des éléments de choix aux électeurs centristes, les éclairer sur ce qui pourrait faire préférer l’un à l’autre. Ce débat est mou, manque de vision, d’imagination, d’énergie. Au vu de ce débat, les jeux semblent faits : Bayrou attend la victoire de Nicolas Sarkozy le 6 mai, et souhaite ensuite s’imposer comme la voix de l’opposition au Président de droite, le regard fixé sur les législatives puis sur 2012. Pour autant, Bayrou sort lui aussi plus faible. Il perd la force qu’il avait dans la campagne, et prend le ton du petit professeur gris récitant quelques recettes usées, qui tournent en rond et endorment. L’homme dont José Ferré disait qu’il était “sans imagination” : “…cet homme sans troupes, François Bayrou, assorti d’un projet d’un classicisme consternant, sans ambition, sans imagination, qui se voit comme l’avenir de la France.” “Nicolas Sarkozy n’est pas mon ennemi, Ségolène Royal n’est pas mon ennemie.” François Bayrou ne délivre qu’un message à la fin de ce débat : vous avez tous besoin de moi. Un peu court, et fatigant. Le nombrilisme l’emporte sur la vision, dans le discours du candidat démocrate. Pour Ségolène Royal, c’est un Canossa sans récolte. Il ne reste que le débat du 2 mai, entre les deux finalistes cette fois, pour pouvoir faire la différence.
Mis en ligne le 28 avril 2007 par page2007.com@gmail.com
mercredi 25 avril 2007
Ségolène Royal rêve d'une majorité arc-en-ciel...
Consciente des faibles réserves de voix dont elle dispose pour le second tour de l'élection présidentielle, Ségolène Royal a appelé de ses vœux la construction d'une nouvelle "majorité arc-en-ciel". Encore plus fort que la "majorité plurielle" de Lionel Jospin, celle dont rêve Madame Royal (ou plutôt celle à laquelle elle serait obligée de se résoudre pour espérer prendre le pouvoir) irait donc de l'UDF aux partis d'extrême gauche. Il s'agit bien du grand écart que nous pressentions dans l'analyse politique des résultats du premier tour de scrutin publiée sur ce blog dès lundi matin. Mais attention à la déchirure musculaire car des voix s'élèvent déjà, à gauche, pour dénoncer cet appel du pied à François Bayrou. Ainsi, de Jean-Luc Mélenchon, encore membre du Parti Socialiste et pourfendeur du NON au référendum de 2005, à Olivier Besancenot pour la Ligue Communiste Révolutionnaire, la démarche de Ségolène Royal est déjà fortement contestée. Il faut dire qu'après avoir apporté leur soutien à la candidate du PS dès le soir du premier tour de l'élection présidentielle, les leaders de la gauche radicale sont, dès le lendemain, devenus des cocus "royaux". On imagine déjà ce que serait un gouvernement de la France réunissant des personnalités portant des valeurs viscéralement opposées... Mais Ségolène Royal a certainement oublié que la durée de vie d'un arc-en-ciel était aussi furtive que le serait celle de sa majorité. Ce n'est plus un arc-en-ciel que propose Ségolène Royal, c'est un mirage...
Pascal BILLAT
lundi 23 avril 2007
Le Parti Socialiste ressort l'épouvantail
Invitée à commenter les résultats du premier tour de l’élection présidentielle dans la Dordogne Libre de ce lundi, Mireille Bordes, Conseillère Générale PS de Périgueux Ouest et candidate malheureuse de son parti à l’investiture pour les législatives, fait preuve d’un affligeant manque de discernement. Ainsi, déclare t-elle : "Je ne vois pas de quoi se glorifie Sarkozy. 30 % avec les voix de Le Pen… Nous, les filles on va gagner et c’est maintenant que ça se décide". Je ne commenterai pas la fin de ce propos dont chacun appréciera la haute portée et qu’on pourrait plus facilement attribuer à une gamine de maternelle dans une cour de récréation (et nous les garçons, on aime les filles… mais on les préfère intelligentes). Par contre, je suis une nouvelle fois consterné de constater que les représentants du Parti Socialiste en sont encore à regretter qu’une partie de l’électorat du Front National ait pu abandonner le vote extrêmiste pour apporter ses suffrages au représentant du premier parti de gouvernement de France. Sachant, par ailleurs, qu’il est fort probable qu’une autre partie, non négligeable, de ce même électorat ait aussi déposé des bulletins Bayrou dans les urnes puisque ce dernier se présentait, à l’égal d’un Le Pen, comme le "candidat anti-système". Et apparemment, si j’en crois les dernières déclarations de Ségolène Royal, ça ne dérange pas les socialistes de faire la retape aux électeurs de François Bayrou sans se poser trop de question sur le transfert de voix qui, entre 2002 et 2007, a permis au leader centriste de passer de 7% à 18% des suffrages exprimés. Bayrou serait donc, pour le PS, la machine à blanchir les voix "frontistes" qui deviendraient maintenant "honorables" et pourraient donc être convoitées sans vergogne.
Mais rafraîchissons la mémoire de Madame la Conseillère Générale : l’émergence du Front National a véritablement débuté dans les années 80, au cours du premier septennat de François Mitterrand, et les socialistes ont longtemps utilisé ce parti comme un épouvantail en n’ayant de cesse de proférer des amalgames douteux quant à une collusion imaginaire entre le RPR, puis l’UMP, et le parti de Jean-Marie Le Pen. Sauf que le 21 avril 2002, la créature de Frankenstein s’est retournée contre ceux qui lui avaient donné la vie et qui le manipulaient au gré des scrutins électoraux : l’élève avait dépassé le maître et la gauche était éliminée du second tour de l’élection présidentielle. Alors, comme tous les hommes et femmes politiques responsables de ce pays, et en sa qualité de représentante du Parti Socialiste, Madame Bordes devrait plutôt se féliciter du recul du Front National. Au lieu de ça, elle préfère, encore une fois, jeter l’anathème sur le candidat de l’UMP... et ressortir l'épouvantail.
Analyse des résultats du 1er tour de l'élection présidentielle
Voici les résultats nationaux du premier tour de l'élection présidentielle (source : Ministère de l'intérieur).
Ces chiffres amènent, d'ores et déjà, quelques commentaires que je vous invite à partager en sept points.
1 – Des français réconciliés avec la politique
Le taux de participation qui frôle les 85% montre que les électeurs se sont fortement mobilisés pour faire entendre leur(s) voix. L’effet "21 avril 2002" a certainement joué mais la clarté du discours du leader de l’UMP a, lui aussi, permis d’offrir aux français un choix clair auquel ont adhéré, dès le premier tour, plus de 11 millions d’électeurs. Au delà des résultats eux-mêmes, cet engouement des français pour l'élection présidentielle est un véritable succès pour la démocratie. Et il sera diffcile, pour les socialistes, de contester les résultats du scrutin quand tant d'électeurs se sont déplacés dans les bureaux de vote. L'augmentation du nombre d'inscriptions sur les listes électorales ne s'est pas faite au détriment du candidat de l'UMP comme l'espérait l'opposition.
2 – La progression du Front National éradiquée
Avec la perte de plus d’un million d’électeurs, le Front National est le grand perdant de ce scrutin et le pouvoir de nuisance de Jean-Marie Le Pen devient, par conséquent, plus limité. Déjà, comme ils l’avaient fait au cours de la campagne du premier tour, les socialistes se bousculent sur les plateaux télé pour dénoncer la campagne de Nicolas Sarkozy qu’ils accusent d’avoir "dragué" l’électorat du FN. Or, il est quand même étrange que ceux qui se présentent comme les chantres de la démocratie ne se réjouissent pas, aujourd’hui, de l’effondrement du vote de la droite nationaliste. Et il n’est pas utile de manier la langue de bois pour affirmer qu’une partie des voix qui s’étaient portées sur Jean-Marie Le Pen en 2002 se sont effectivement reportées sur Nicolas Sarkozy. Et d’en tirer les conclusions suivantes : Nicolas Sarkozy est le seul candidat qui a réussi à endiguer la tentation extrêmiste dans ce pays et il est le seul qui, par son programme présidentiel et son discours, permet de rassurer la partie de l’électorat qui avait, jusqu’alors, l’impression que ses craintes ou ses aspirations n’étaient pas prises en compte par les partis de gouvernement.
3 – Un choix clair pour le second tour
En portant Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal au second tour de l’élection présidentielle, les électeurs ont préféré choisir entre deux "menus" plutôt que de commander "à la carte" comme le leur proposait François Bayrou. Bien entendu, le score du leader centriste est loin d’être négligeable mais ses électeurs restent libres de leur choix final et, compte tenu du parcours politique de François Bayrou, on peut déjà penser qu’une majorité de cet électorat apportera ses voix à celui qui est désormais le seul représentant de la droite républicaine et du centre, Nicolas Sarkozy. On peut imaginer que, s’enfermant dans sa nouvelle doctrine du ni droite – ni gauche, François Bayrou ne donnera pas de consigne de vote claire et s’engagera plutôt, après le second tour de l’élection présidentielle (et ce, quel que soit le résultat final), dans une posture d’opposition. Bayrou, avec son ego hypertrophié, vise désormais 2012 et il est peu probable qu’il dévie de sa ligne, fusse au prix d’une déroute électorale lors des élections législatives de juin prochain au cours de laquelle il va envoyer sa poignée de députés sortants à l’abattoir.
4 – Une avance importante pour Nicolas Sarkozy
Avec plus de cinq points d’avance sur sa rivale socialiste, Nicolas Sarkozy a déjà creusé l’écart et la faible réserve de voix, à gauche, va rendre difficile la remontée de Ségolène Royal. Lors de sa désignation par les militants du Parti Socialiste, Ségolène Royale avait invité les socialistes à "gravir la montagne" avec elle. On peut désormais penser que la montagne était un peu trop escarpée pour être gravie en talons aiguilles et que la cordée socialiste risque ne jamais atteindre le sommet.
5 – Le grand écart socialiste
Compte tenu des faibles réserves de voix sur lesquelles peut compter la candidate du PS, on peut déjà parier que sa campagne du second tour va s’apparenter à un grand écart politique visant à ramener dans son camp les électeurs d’extrême gauche d’un côté, et ceux du centre de l’autre. En somme, pour l’emporter, elle devrait réconcilier l’inconciliable. Comme au premier tour, cette absence de positionnement clair va accoucher d’un programme flou et totalement incohérent qui rendrait extrêmement difficile l’exercice du pouvoir.
6 – Combattre le "Tout sauf Sarkozy"
Parce que son programme est clair et qu’il a déjà recueilli l’approbation de près d’un tiers des électeurs, Nicolas Sarkozy n’a nullement besoin d’infléchir son discours. Pour autant, les prises de positions des leaders d’extrême gauche montrent déjà que nous allons assister à une véritable campagne de haine anti-Sarkozy. C’est cette rhétorique qu’il va donc nous falloir combattre énergiquement au cours des deux semaines qui nous séparent du second tour. On n’a pas fini d’aller recoller les affiches…
7 - Un avantage important pour les élections législatives
Le résultat enregistré par Nicolas Sarkozy va créer une dynamique importante pour les élections législatives qui suivront en juin 2007. Parce que leurs discours est franc et clair, parce qu'ils n'hésitent pas à aller au contact direct des périgourdins (et on a pu encore le constater avec le café politique organisé à Excideuil au cours de la semaine passée), parce qu'ils ont fait le choix de la responsabilité plutôt que celui de la démagogie, le ticket que forment Alain Lucas et Michel Jaccou sur le troisème circonscription de la Dordogne, représente tous nos espoirs. La campagne doit donc se poursuivre avec ardeur et enthousiasme autour de nos candidats.
Pascal BILLAT
dimanche 22 avril 2007
1er tour de l'élection présidentielle : résultats du canton d'Excideuil
Pour consulter les résultats détaillés du premier tour de l'élection présidentielle sur le canton d'Excideuil, cliquez sur le tableau.
samedi 21 avril 2007
En attendant dimanche soir...
Depuis vendredi à 22 heures, la campagne officielle pour le premier tour de l'élection présidentielle est close. Bien que la loi reste évasive sur l'utilisation d'internet durant la période qui va nous conduire jusqu'à la commmunication des résultats, dimanche soir, nous avons décidé d'appliquer, sur ce blog les obligations légales qui s'imposent à tous les candidats et donc à ceux qui relayent leurs idées. Nous vous donnons donc rendez-vous dès lundi matin pour analyser et commenter les résultats du premier tour... et pour entrer de plein pied dans la seconde manche de la bataille pour nos valeurs.
vendredi 20 avril 2007
Dimanche, votez !
Avec Alain Lucas, les jeunes frappent un grand coup à Excideuil
A 72 heures de l'ouverture des bureaux de vote pour l'élection présidentielle, le café politique organisé à Excideuil, le jeudi 19 avril, a été un grand succès. En premier lieu, il faut saluer le dynamisme et les talents d’organisatrice de Véronique, qui avec l’aide précieuse de Monique, a permis d’instaurer un véritable débat avec notre candidat aux élections législatives, Alain Lucas. Mais, s’agissant pour la plupart de jeunes actifs, il faut aussi tirer un coup de chapeau à tous ces jeunes qui ont été près d’une trentaine à délaisser leurs activités professionnelles pour venir débattre et s’informer. Ils ont démontré, par leur participation, que les jeunes s'intéressent encore à la politique et leur mobilisation autour d'Alain Lucas est d'ores et déjà un bon présage pour les scrutins à venir. De nombreux thèmes ont pu être abordés et ont permis à Alain Lucas de livrer ses positions : emploi, solidarité nationale contre assistanat, agriculture et vie en milieu rural, fiscalité des entrepreneurs… et, bien entendu, des questions plus politiques sur le programme de Nicolas Sarkozy ou sur le positionnement du leader de l’UDF dans l’élection présidentielle.
Vraiment une belle journée… à faire rosir de jalousie les socialistes locaux qui ont pu voir ces jeunes, avec Alain Lucas et Michel Jaccou en tête de cortège, remonter la rue Jean Jaurès (décidément...) et se regrouper sur la place de l'Eglise pour procéder à un lâcher de ballons symbolique.
lundi 16 avril 2007
Les Villepinistes s'engagent derrière Nicolas Sarkozy
La dernière parution de la lettre d'information du club "Réforme & Modernité", présidé par Hervé Mariton, Ministre de l'Outre Mer, montre que tous ceux (dont je me revendique) qui se sont engagés, au cours des derniers mois, pour soutenir l'action de Dominique de Villepin, se retrouvent aujourd'hui derrière Nicolas Sarkozy. Cette contribution est à souligner puiqu'elle reflète le sens de la responsabilité politique de ceux qui placent l'avenir de la France avant toute autre considération. Elle a aussi le mérite de rappeler les fondements de notre engagement militant à tous ceux qui, au sein de notre famille politique, auraient pu être tentés par l'hasardeuse aventure que propose le candidat de l'UDF. A lire... et à méditer avant le 22 avril.
Pascal BILLAT
dimanche 15 avril 2007
Café politique à Excideuil avec Alain Lucas et Michel Jaccou
Dans le cadre des élections législatives des 10 et 17 juin 2007, Alain Lucas et Michel Jaccou viendront à la rencontre des jeunes à Excideuil, le jeudi 19 avril à partir de 10h30. Organisée sous la forme d'un café politique, cette manifestation conviviale permettra d'instaurer un véritable dialogue avec des jeunes de la 3ème circonscription de la Dordogne, qu'ils soient encore étudiants ou qu'il s'agisse de jeunes actifs.
Alors, venez nombreux au Bar des Cordeliers - 10 rue Jean Jaurès à Excideuil pour débattre avec nos candidats.
Et dans l'attente de cette rencontre, n'hésitez pas à visiter le site d'Alain Lucas.


















