jeudi 24 mai 2007
Des professeurs qui voudraient nous faire la leçon sur le 3ème circonscription
Avec les élections législatives, c’est le pouvoir qui revient vers la Province, c’est un des piliers de notre Démocratie que nous entretenons ou que nous consolidons. Chacun sait que dans une démocratie, c’est le peuple qui est souverain et qui prend en charge son destin, dans le respect de la diversité et dans le souci de mettre à la portée de tous, les services de l’Etat et des Collectivités. En ce sens, peut-être est-il nécessaire de souligner que ce sont donc nos élus qui, dans leur diversité, peuvent nous relayer pour faire valoir et défendre nos attentes, nos besoins, nos particularités locales, enfin exercer pour nous le pouvoir que la Démocratie nous offre.
Ce principe, dans sa grande dimension, me conduit à une remarque plus étroite, certes, mais qui concerne plus précisément les électeurs de la 3ème circonscription de la Dordogne. Pour les deux partis les plus représentés aujourd’hui, nous avons le choix entre un tandem de professeurs (qui a peu de chances d’arriver jusqu’au Ministère de l’Education Nationale, pourtant le seul endroit où ils pourraient vraiment connaître et maîtriser leur sujet) et un duo composé d’un Agriculteur, également Maire et Président de Communauté de Communes, possédant une expérience très variée sur le terrain, accompagné, par ailleurs, d’un suppléant entrepreneur et Maire d’une cité active et dynamique.
Alors n’en restons pas aux apparences des curriculum-vitae de Monsieur Debet et de Madame Langlade. Ces deux candidats se présentent avantageusement sur le grand journal très coloré, édité par l’imprimerie du Conseil Général paraît-il, journal que nous avons récemment trouvé dans nos boîtes aux lettres : les fonctions de Maire et de Conseiller Général y tiennent lieu de "métier" pour Monsieur Debet tandis que, pour n’être que Conseillère Municipale, sa suppléante, Mme Colette Langlade, a été, à priori, obligée de faire valoir sa profession de "Chef de Travaux" au Lycée Picasso, un Chef de Travaux dans un Lycée Technique n’étant pas quelqu’un d’autre qu’un enseignant qui est resté dans l’enceinte d’un établissement scolaire.
C’est vrai que la diversité n’y est pas. C’est vrai aussi qu’une profession représente des connaissances, un savoir-faire, un regard sur l’environnement humain et matériel qui rendent une candidature crédible et avantageuse pour la représentation de l’ensemble des citoyens. La diversité n’y est pas, alors nos deux candidats du Parti Socialiste se cachent derrière une présentation bien faite et des mots bien posés qui en disent long sur leur sincérité…
Enfin, de ce point de vue, côté Parti Communiste, Messieurs Salon et Dutin n’ont rien à cacher. Le suppléant, René Dutin, est plus connu que M. Debet et sa réputation d’homme affable est certainement à la hauteur de sa sincérité. Ancien ouvrier mécanicien, son candidat, Jean-Paul Salon, annonce la couleur : dans sa "volonté de voir la vraie gauche revenir au Parlement" et son envie "de participer à la résistance contre Nicolas Sarkozy", il ne nous cache rien et ses propos illustrent plutôt une espérance consolatrice bien ressentie. Dans le cadre de ses responsabilités au sein du parti communiste français, M. Salon est chargé des questions de démocratisation : en expliquera-t-il le sens à Monsieur Debet et à Madame Langlade, en commençant par la représentation du citoyen au Parlement et en terminant par le principe d’égalité auquel chaque citoyen a droit. Les convaincra t-il jusqu’au point de ralliement ?
Monique MASSENAT
vendredi 18 mai 2007
Composition du nouveau Gouvernement
Le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, a annoncé, le 18 mai, la composition du Gouvernement proposé par le Premier ministre, François Fillon, au Président de la République, Nicolas Sarkozy.
Ce Gouvernement compte quinze Ministres, quatre Secrétaires d’Etat et un Haut Commissaire :
Alain Juppé : Ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables
Jean-Louis Borloo : Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi
Michèle Alliot-Marie : Ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités territoriales
Bernard Kouchner : Ministre des Affaires étrangères et européennes
Brice Hortefeux : Ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement
Rachida Dati : Garde des Sceaux, Ministre de la Justice
Xavier Bertrand : Ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité
Xavier Darcos : Ministre de l’Education nationale
Valérie Pécresse : Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
Hervé Morin : Ministre de la Défense
Roselyne Bachelot-Narquin : Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports
Christine Boutin : Ministre du Logement et de la Ville
Christine Lagarde : Ministre de l’Agriculture et de la Pêche
Christine Albanel : Ministre de la Culture et de la Communication, Porte-Parole du Gouvernement
Eric Woerth : Ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique
Roger Karoutchi : Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre, chargé des Relations avec le Parlement
Eric Besson : Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre, chargé de la Prospective et de l’Evaluation des politiques publiques
Dominique Bussereau : Secrétaire d’Etat auprès du ministre d’Etat, Ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables, chargé des Transports
Jean-Pierre Jouyet : Secrétaire d’Etat auprès du Ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé des Affaires européennes
Martin Hirsch : Haut Commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté
L’équipe gouvernementale s’est réunie pour un premier Conseil des ministres, à 16H30, ce même jour.
mercredi 16 mai 2007
Alain Juppé rend hommage à l'action du Président Chirac
Dans un billet sobrement intitulé "Au revoir, Monsieur le Président..." qu'il a publié sur son blog, Alain Juppé rend un hommage appuyé à l'action de Jacques Chirac. Vous en retrouverez la reproduction ci-dessous.
Au revoir, Monsieur le Président...
C'est au printemps 1976, cher Jacques Chirac, que je vous ai rencontré pour la première fois. C'était à Matignon. Vous étiez Premier Ministre et je venais d'entrer dans votre cabinet comme modeste conseiller technique. Pendant plus de trente ans, à des postes divers, j'ai travaillé à vos côtés et je voulais vous dire aujourd'hui combien cette longue collaboration m'a donné de bonheur et fierté. En vous regardant, tout à l'heure, quitter la cour de l'Elysée et la vie politique active, je pensais en moi-même que, vous aussi, vous pouviez être légitimement fier de ce que vous avez fait pour la France et pour les Français.
Même vos adversaires s'accordent à reconnaître que vous avez porté haut et fort la voix de notre pays sur la scène internationale. Partout à travers la planète, en Europe, en Afrique, dans le monde arabo-musulman, en Orient, en Chine ou au Japon, mais aussi en Amérique, vous êtes respecté et aimé parce que vous avez su, en des moments critiques, tenir le discours de la raison, de la lucidité et du courage. Un seul exemple: votre combat, victorieux, pour le respect de la diversité des expressions culturelles a marqué les esprits, je peux en porter témoignage.
Mais en France aussi, sur notre sol, votre action laissera une empreinte durable.
Publié sur le blog d'Alain Juppé, le 16 mai 2007
mardi 15 mai 2007
Jacques Chirac : un lien indéfectible
Ce soir, et à la veille de la cérémonie officielle de la passation de pouvoirs, c’était la dernière allocution télévisée de Jacques Chirac en qualité de Président de la République française. Moment forcément empreint d’émotion pour tous les "vieux" militants, qui comme moi, ont puisé dans cet homme la motivation de leur engagement politique. Le Chef de l’Etat a réaffirmé sa confiance en la France et en Nicolas Sarkozy qui en assurera la destinée dans le cadre du mandat que lui ont confié une majorité de français. Une page se tourne et notre ardeur militante sera désormais au service du nouveau Président. Mais, dans nos cœurs de militants, et comme pour beaucoup de français, l’attachement à Jacques Chirac restera indéfectible. Le lien ne se rompra pas. Alors ce soir, pas envie de faire un grand discours sur la toile. Juste envie de dire : "Merci Monsieur le Président". Sans oublier d’associer à ce message, Dominique de Villepin qui, au delà d’une fidélité indéfectible qui l’honore, aura aussi montré, en tant que Premier Ministre, sa dimension d’homme d’Etat. Au fil d’un engagement politique maintenant ancien, il est des hommes que l’on est fier d’avoir servis. Ces deux là en font indéniablement partie.
Pascal BILLAT
jeudi 10 mai 2007
Semaine post-électorale
Nous savions que Nicolas Sarkozy était un infatigable travailleur bien déterminé à rapidement s’organiser pour mettre en application ses projets de Société. Il aurait cependant mérité, sans doute par nécessité naturelle, mais aussi par respect pour la personne, de bénéficier de quelques jours de tranquillité et d’absence bienfaitrice. Il l’avait d'ailleurs annoncé et nul ne devait s’en trouvé étonné. Mais voilà, aucun répit ne lui a été accordé et les propos diffamatoires de ses adversaires sans scrupules, l’ont poursuivi sans relâche, tout comme les journalistes et leurs quotidiens qui ont sans doute gagné beaucoup d’argent. Qu’y a-t-il de si outrageant pour le bon peuple de France dans le fait que le nouveau Président s’évade un peu pour un séjour en yacht offert par des amis ? La réponse est à trouver chez les frustrés de tout poil, j’élargis ce champ de population car il y a aussi des gens de gauche qui sont milliardaires. Probablement qu’ils ont travaillé pour le devenir aussi et c’est d’ailleurs pourquoi ils ne voient pas pourquoi ils distribueraient leurs gains, leur richesse, leurs maisons, n’est-ce pas ? Le Président de la République Française a des goûts de luxe qui dérangent et des fréquentations inconvenantes de milliardaires… J’en connais beaucoup, de petites gens dont nous sommes, qui accepteraient volontiers de passer une semaine à Saint-Tropez dans un luxueux hôtel. J’en connais d’ailleurs de chez nous, qui n’ont jamais hésité à se rendre dans un château de chasse en Sologne, invités, hors lutte des classes, par un milliardaire aux racines et aux amitiés périgordines solides. Et dans ces cas, que je connais, jamais il n’est venu à l’esprit de quelque modeste voisin de reprocher à l’invité une hospitalité princière…
Tiens, voilà que les étudiants ont envie de se mettre en grève, pour 20 % d’entre eux comme d’habitude, et pour des raisons qui restent floues à ce jour, comme d’habitude ! Pourquoi, nous, les gens de bon sens qui représentons sans doute plus des trois quarts de la population française, ne ferions-nous pas grève avec des raisons précises ? Nous pourrions regarder un film de notre goût sur un DVD ou une cassette au moment des informations diffusées sur les chaînes de radio ou de télévision par exemple. Nous pourrions cesser d’acheter le journal pendant quelques semaines, histoire de prendre le temps de lire ce polar ou ce roman que nous avons mis de côté pour le moment où nous aurions le temps ? Pourquoi n’avons-nous pas envie nous aussi, de faire grève : grève de la télé, grève du journal et grève des infos. Est-ce que vous imaginez un peu quel bon temps nous pourrions savourer ! Les étudiants disais-je, cherchent à se mettre en grève : eh oui, nous sommes en mai, à Nanterre en premier lieu, et au souvenir de "la grande récréation du siècle" (du siècle dernier…) s’ajoute la conscience que nous arrivons à la fin d’une année avec des résultats qui ne permettront pas à beaucoup d’entre eux de pouvoir accéder à une nouvelle année d’études universitaires. Tout le monde le sait maintenant, les chiffres sont précis et les dossiers aussi : le pourcentage des échecs sur les deux premières années universitaires est très important. Les filières vers lesquelles les étudiants sont orientés, se trouvent en inadéquation parfois totale, avec l’environnement social et économique. Et ce sont les mêmes personnages politiques, responsables et formateurs en irresponsabilité, manipulateurs de jeunes cerveaux qui ont jusque là, aveuglés par leur idéal égalitariste, refusé de regarder objectivement la situation, les tableaux et les graphiques. Ce sont les mêmes donc qui, aujourd’hui, comme d’habitude, montrent du doigt les Pouvoirs Publics et se disent solidaires des étudiants quand ils ne vont pas jusqu’à devenir, sans aucun trouble de la conscience, les incitateurs-mêmes des manifestations, les G.O. de ces menues tentatives de coup d’Etat, surtout des coups d’éclat qui, de façon répétitive, nous coûtent cher en "restauration" d’infrastructures. Heureusement, Nicolas Sarkozy, homme volontaire et clairvoyant, semble plus enclin à prendre en compte l’expérience de Monsieur Allègre que celle de Monsieur Lang qui a aussi été chef d’orchestre à la fête de la musique et qui sait conduire la fanfare…
Monique MASSENAT
mardi 8 mai 2007
Législatives : coup d'envoi de la campagne d'Alain Lucas
Afin de soutenir efficacement et loyalement l'action du nouveau Président de la République, il convient de se mobiliser pour que la Dordogne soit fortement représentée dans la future majorité présidentielle. Pour notre circonscription, c'est Alain Lucas que nous souhaitons voir siéger à l'Assemblée Nationale.
La campagne pour les élections législatives va donc s'amplifier au cours des jours et semaines qui viennent. Bien sûr, la gauche se gargarise déjà des résultats obtenus par sa candidate sur notre département pour afficher un triomphalisme bien arrogant. Et oui, les socialistes périgourdins sont décidément incapables d'adapter le "profil bas" qui devrait prévaloir après la déculottée qu'ils viennent de subir au niveau national. Ce serait un peu vite oublier que l'alchimie d'une élection locale ne se résume pas à une simple opération d'arithmétique. En effet, la proximité géographique entre le candidat et les électeurs qu'offre le scrutin par circonscription permet, au delà des options politiques des uns ou des autres, de faire aussi le choix d'un homme. Et sur ce point, il est indéniable que nous proposons le meilleur candidat. Homme de valeur, de dialogue et de fidélité, Alain Lucas est le député qu'il nous faut. Alors, nous vous invitons à venir le soutenir avec ferveur lors des ses déplacements.
Coup d’envoi, demain soir, mercredi 9 mai, à La Coquille. En ce qui concerne le canton d'Excideuil. il sera présent, avec Michel Jaccou, sur le marché d'Excideuil, le jeudi 17 mai prochain et ils animeront, ensemble, une réunion publique à la Mairie d'Excideuil le vendredi 18 mai 2007. Et pour compléter votre information, nous publions, ci-dessous, le calendrier de toutes les réunions publiques organisées sur la 3ème circonscription (cliquez sur le tableau pour l'agrandir).
lundi 7 mai 2007
Le discours de rassemblement de Nicolas Sarkozy
Avec plus de 53% des suffrages exprimés, le résultat du scrutin présidentiel est sans appel. Conformément aux souhaits des électeurs qui se sont massivement exprimés ce 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy va devenir le 6ème Président de la Vème République. Pour tous les militants, mais aussi pour tous ceux qui, dans les urnes, ont apporté leur confiance à Nicolas Sarkozy, cette victoire est un aboutissement. Mais plutôt que des commentaires victorieux ou qu'une attitude arrogante, nous avons choisi de vous faire partager, ci-dessous, les premières paroles publiques du candidat élu. En attendant la passation de pouvoir qui est prévue pour le 16 mai procahin, ce discours sonne comme un véritable appel au rassemblement du peuple français. Il souligne la véritable capacité de Nicolas Sarkozy à assumer, avec grandeur et dignité, les fonctions de Chef de l'Etat.
Discours de Nicolas Sarkozy
"Mes chers compatriotes, en m'adressant à vous ce soir, dans ce moment qui chacun le comprend est exceptionnel dans la vie d'un homme, je ressens une immense, une sincère, une profonde émotion.
J'éprouve depuis mon plus jeune âge la fierté indicible d'appartenir à une grande, à une vieille, à une belle nation, la France. J'aime la France comme on aime un être cher qui m'a tout donné. Maintenant, c'est à mon tour de rendre à la France ce que la France m'a donné. Ce soir, ma pensée va aux millions de Français qui aujourd'hui m'ont témoigné leur confiance. Je veux leur dire qu'ils m'ont fait le plus grand honneur qui soit à mes yeux en me jugeant digne de présider aux destinées de la France. Ma pensée va à tous ceux qui m'ont accompagné dans cette campagne. Je veux leur dire ma gratitude. Je veux leur dire mon affection. Je veux d'abord le dire à ma famille, je veux le dire à mes amis, je veux le dire à mes partisans, je veux le dire à tous ceux qui m'ont soutenu.
Et ma pensée va à Mme Royal. Je veux lui dire que j'ai du respect pour elle et pour ses idées dans lesquelles tant de Français se sont reconnus. Respecter Mme Royal, c'est respecter les millions de Français qui ont voté pour elle. Un président de la République doit aimer tous les Français, quelle que soit leur opinion. Ma pensée va donc à tous les Français qui n'ont pas voté pour moi. Je veux leur dire que par-delà le combat politique, par-delà les divergences d'opinions, il n'y a pour moi qu'une seule France. Je veux leur dire que je serai le président de tous les Français, que je parlerai pour chacun d'entre eux. Je veux leur dire que ce soir, ce n'est pas la victoire d'une France contre une autre. Il n'y a pour moi ce soir qu'une seule victoire, celle de la démocratie. Celle des valeurs qui nous unissent. Celle de l'idéal qui nous rassemble. Ma priorité sera de tout mettre en oeuvre pour que les Français aient toujours envie de se parler, de se comprendre, de travailler ensemble.
Le peuple français s'est exprimé. Il a choisi de rompre. De rompre avec les idées, les habitudes et les comportements du passé. Je vais donc réhabiliter le travail, l'autorité, la morale, le respect, le mérite. Je vais remettre à l'honneur la Nation et l'identité nationale. Je vais rendre aux Français la fierté de la France. Je veux en finir avec la repentance qui est une forme de haine de soi et la concurrence des mémoires qui nourrit la haine des autres.
Le peuple français a choisi le changement. Ce changement, je le mettrai en oeuvre parce que c'est le mandat qui est reçu du peuple et parce que la France en a besoin. Mais je le ferai avec tous les Français, je le ferai dans un esprit d'union et dans un esprit de fraternité. Je le ferai sans que personne n'ait le sentiment d'être exclu, d'être laissé pour compte. Je le ferai avec la volonté que chacun puisse trouver sa place dans notre République. Que chacun s'y sente reconnu, s'y sente respecté dans sa dignité de citoyen et dans sa dignité d'homme. Tous ceux que la vie a brisés, ceux que la vie a usés doivent savoir qu'ils ne seront pas abandonnés. Qu'ils seront aidés. Qu'ils seront secourus. Ceux qui ont le sentiment que quoi qu'ils fassent ils ne pourront pas s'en sortir doivent être sûrs qu'ils ne seront pas laissés de côté et qu'ils auront les mêmes chances que les autres.
J'appelle tous les Français, par-delà leurs partis, leurs croyances, leurs origines à s'unir à moi pour que la France se remette en mouvement. J'appelle chacun à ne pas se laisser enfermer dans l'intolérance et le sectarisme mais à s'ouvrir aux autres, à ceux qui ont des idées différentes, à ceux qui ont d'autres convictions.
Je veux lancer un appel à nos partenaires européens auxquels notre destin est profondément lié pour leur dire que toute ma vie j'ai été Européen, que je crois profondément, que je crois sincèrement en la construction européenne et que ce soir la France est de retour en Europe. Et je conjure, je conjure nos partenaires européens d'entendre la voix des peuples qui veulent être protégés, je conjure nos partenaires européens de ne pas rester sourds à la colère des peuples qui perçoivent l'Union européenne non comme une protection mais comme le cheval de Troie de toutes les menaces que portent en elles les transformations du monde.
Je veux lancer un appel à nos amis américains pour leur dire qu'ils peuvent compter sur notre amitié qui s'est forgée dans les tragédies de l'histoire que nous avons affrontées ensemble. Je veux leur dire que la France sera toujours à leurs côtés quand ils auront besoin d'elle, mais je veux leur dire aussi que l'amitié, c'est accepter que ses amis puissent penser différemment et qu'une grande nation comme les Etats-Unis a le devoir de ne pas faire obstacle à la lutte contre le réchauffement climatique mais au contraire prendre la tête de ce combat, parce que ce qui est en jeu, c'est le sort de l'humanité toute entière, la France fera de ce combat son premier combat.
Je veux lancer un appel à tous les peuples de la Méditerranée pour leur dire que c'est en Méditerranée que tout va se jouer. Qu'il nous faut surmonter toutes les haines pour laisser la place à un grand rêve de paix et un grand rêve de civilisation. Je veux leur dire que le temps est venu de bâtir au centre une Union méditerranéenne, qui sera un trait d'union entre l'Europe et l'Afrique. Ce qui a été fait pour l'Union de l'Europe il y a 60 ans, nous allons le faire aujourd'hui pour l'union de la Méditerranée.
Je veux lancer un appel à tous les Africains, un appel fraternel pour dire à l'Afrique que nous voulons l'aider. Aider l'Afrique à vaincre la maladie, à vaincre la famine, à vaincre la pauvreté, à vivre en paix. Je veux leur dire que nous allons décider ensemble d'une politique d'immigration maîtrisée et d'une politique de développement ambitieuse.
Je veux lancer un appel à tous ceux qui dans le monde croient aux valeurs de la tolérance, de la liberté, de la démocratie, de l'humanisme. A tous ceux qui sont persécutés par les tyrannies, par les dictatures, je veux dire à tous les enfants à travers le monde à toutes les femmes martyrisées dans le monde, je veux leur dire que la fierté et le devoir de la France sera d'être à leur côté. La France sera au côté des infirmières libyennes enfermées depuis huit ans. La France n'abandonnera pas Ingrid Betancourt. La France n'abandonnera pas les femmes qu'on condamne à la burka, la France n'abandonnera pas les femmes qui n'ont pas la liberté. La France sera du côté des opprimés du monde, c'est le message de la France, c'est l'identité de la France, c'est l'histoire de la France.
Mes chers compatriotes, mes chers compatriotes, nous allons écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire. Cette page de notre histoire, mes chers compatriotes, je suis sûr qu'elle sera grande, qu'elle sera belle, et du fond du coeur, je vous dis : Vive la République, Vive la France".
dimanche 6 mai 2007
2ème tour de l'élection présidentielle : résultats du canton d'Excideuil
Pour consulter les résultats détaillés du second tour de l'élection présidentielle sur le canton d'Excideuil, cliquez sur le tableau.
jeudi 3 mai 2007
Duel Sarko - Royal : l'analyse d'Alain Lucas
Afin de commenter le débat qui a vu s'opposer les deux finalistes de l'élection présidentielle, nous avons choisi de reproduire, ci-dessous, l'analyse publiée par notre candidat aux élections législatives sur son blog : www.alainlucas.com. D'abord, parce que nous partageons la pertinence de cette analyse. Ensuite, parce qu'à l'aube du second tour de l'élection présidentielle et avant d'entamer la campagne des législatives qui va suivre, il nous a semblé qu'il s'agissait d'une belle transistion. En effet, dès lundi prochain, et comme ils l'ont déjà fait depuis plusieurs semaines, c'est autour d'Alain Lucas que tous les militants du canton d'Excideuil, et au delà, de toute la 3ème circonscription de la Dordogne, se mobiliseront. Pour construire une majorité unie et responsable qui soutiendra la politique ambitieuse de notre nouveau Président de la République. Pour que notre Haut Périgord soit dignement représenté à l'Assemblée Nationale. Pour que les valeurs humaines que porte Alain Lucas soient victorieuses au soir du 17 juin prochain.
Fin de campagne présidentielle: Nicolas SARKOZY plus que jamais en tête.
Plus de 20 millions de Françaises et de Français ont suivi hier le débat qui opposait Nicolas SARKOZY à Ségolène ROYAL. Révélateur de personnalités, le débat a permis en outre, de démontrer la cohérence des propositions, et la différence de projet de société. La confiance et la précision étaient indéniablement du coté de Nicolas SARKOZY. Grande maîtrise des enjeux et de lui même, digne face à la provocation, en bref, l'étoffe évidente d'un Chef d'Etat. Le débat a clairement démontré qu'il était prêt à assumer et exercer le pouvoir et toutes les responsabilités qui vont avec. Si 53% des personnes interrogées déclarent que Nicolas Sarkozy a été le plus convaincant contre 31 % pour Madame Royal, ce n'est pas dû au hasard. Connaissance des sujets, précisions des explications, programme construit et cohérent, argumentation pragmatique.
En face, on ne trouvait qu'improvisation, idéologie, brouillard, sectarisme, mépris et agressivité. J'ai néanmoins plusieurs regrets. D'abord que Madame Royal n'ait jamais su faire preuve de pondération et du respect que Nicolas Sarkozy a, de son coté, toujours conservé. Ensuite que la politique étrangère et européenne n'aient été abordées que superficiellement. La complexité du monde et de notre société nous conduit à avoir des attentes très diverses et des interrogations multiples. Sans doute aurait-il fallu, pour que cela soit complet, l'organisation de deux débats. Sur le fond comme sur la forme, le grand gagnant est Nicolas SARKOZY.
Un Président de la République ne doit pas connaître forcément tous les sujets, par contre il doit s'entourer de parfaits connaisseurs. Un Président ne doit pas se laisser aller à des colères, saines ou non. Il doit se maîtriser et affronter la situation pour la régler. Un Président doit rester digne face à n'importe quel contradicteur, les relations internationales sont souvent difficiles. Un Président ne doit pas uniquement proposer des grandes discussions, il doit aussi donner un cap et trancher une question. L'action politique c'est décider, ce n'est pas uniquement consulter. Pas de doute, celui qui agira au mieux pour la France et les Français, celui qui représentera le mieux la France et les Français, c'est bien Nicolas SARKOZY. Sa capacité de rassemblement vient aussi du fait qu'il s'engage, au delà de son programme, à des résultats. Il nous invite à juger son action en cours et en fin de mandat. Pour la première fois, un responsable politique s'engage, non plus sur une obligation de moyens, mais sur une obligation de résultats.
Il nous reste 3 jours pour convaincre les indécis, pour continuer d'argumenter et de débattre, pour exposer le programme de notre candidat. Les victoires se font dans les urnes, pas dans les sondages, alors méfiance, restons vigilants et mobilisés jusqu'au dernier jour.
Publié sur le blog d'Alain LUCAS, le jeudi 3 mai 2007 à 18h35













