jeudi 14 juin 2007
Quand les masques tombent
Nous avions assisté, avant le premier tour de cette élection législative, à un débat entre notre candidat, Alain Lucas, et Jean-Paul Salon, le représentant du Parti Communiste. Bien entendu, aucun des deux débatteurs n’avait convaincu son adversaire mais chacun d’eux avait exprimé une véritable volonté de s’engager fortement pour le développement de notre territoire en usant de méthodes radicalement différentes. Et nous avions noté que sur certains points, comme l’aménagement de la RN21, Alain Lucas et Jean-Paul Salon, affichaient, ensemble, des ambitions identiques pour le Nord Est du département. A l’issue de ce débat, aucun observateur ne pouvait objectivement désigner un gagnant et un perdant tant les deux hommes avaient parlé, chacun, avec "leurs tripes" en s’opposant sur les idées mais dans le respect mutuel qui sied à tout démocratie.
C’est à un tout autre débat que les 450 personnes, qui s’étaient déplacées jusqu’à la salle des fêtes de Nontron, ont assisté ce soir. Et ce duel de l’entre deux tours aura permis de faire tomber le masque du candidat du PS. Bien sûr, ce blog affichant son soutien à la candidature du représentant de la Majorité Présidentielle, on pourrait imaginer que notre critique s’inscrit dans un objectif purement partisan et de façon partiale. Pourtant, tous ceux qui auront écouté la retransmission de ce débat sur les ondes de France Bleu Périgord auront pu vérifié ce qui va suivre.
Tout d’abord, Michel Debet est apparu comme un homme froid et hautain. Certes, il maîtrisait ses dossiers… enfin, ceux du Conseil Général. Ainsi, s’est-il vanté d’avoir été présent, dès ce matin, sur les secteurs de notre département durement touchés par les évènements climatiques survenus au cours de la nuit. Et pour préparer cette partie de son intervention, il avait même réalisé une fiche qu’il a lue sur un ton monocorde pour ne pas oublier les noms des communes les plus durement affectées par les inondations. Outre le fait qu’en tant que premier vice-Président du Conseil Général, sa présence sur le terrain n’avait rien d’exceptionnel (on peut d’ailleurs se demander si hors du contexte électoral actuel, Michel Debet aurait fait preuve d’autant de précipitation pour se rendre sur les lieux), c’est dans son expression que le candidat du PS a été le plus décevant. Il me faisait penser à ces médecins en blouse blanche qui, au petit matin, viennent visiter les malades dans leur chambre d’hôpital, prennent leur température, et égrènent quelques paroles de circonstance. Et très franchement, je n’ai pas envie de me faire prendre la température par Monsieur Debet… Face à lui, Alain Lucas annonçait les initiatives concrètes qu’il avait prises pour faire avancer les choses : un échange avec le Préfet et un coup de fil à Michèle Alliot-Marie, Ministre de l’Intérieur, pour solliciter un classement rapide des communes en catastrophe naturelle. Et Monsieur Debet s'est permis de dénoncer cette intervention d’Alain Lucas en osant même parler de "République bananière". Les habitants des communes sinistrées apprécieront… mais je pense avoir quelques compétences sur les mécanismes d’assurance pour pouvoir confirmer que la voie employée par Alain Lucas est la seule qui permettra aux sinistrés d’être indemnisés convenablement. Pendant que Michel Debet ne faisait qu’afficher une fausse compassion, Alain Lucas s’inscrivait dans l’action en prenant l’initiative d’interpeller la patronne des préfets.
Autre sujet de controverse, l’aménagement du territoire et plus particulièrement, l’adaptation du réseau routier pour la partie Est de notre circonscription. S’agissant de la RN21 qu’Alain Lucas qualifie de "nécessaire colonne vertébrale" de notre territoire, Michel Debet a d’ores et déjà annoncé que, s’il était élu Député, il ne pourrait rien faire pour son aménagement. Tout est déjà inscrit dans un plan quinquennal et aucun crédit de l’état n’est inscrit dans ce plan pour envisager de tels travaux. Bien sûr, il s’agit d’un dossier sensible qui demandera beaucoup de force de conviction et de persévérance à tous ceux qui voudront le porter à bout de bras. Mais le fatalisme affiché par Michel Debet en la matière est affligeant. Outre le fait qu’il est désormais démontré que le candidat du PS inscrit son hypothétique mandat dans l’immobilisme, ses propos décrédibilisent aussi l’action politique. Monsieur Debet n’est porteur d’aucune ambition pour notre circonscription… et il le dit.
L’affaire du projet de Bagatelle est tout aussi révélateur de l’archaïsme de la pensée socialiste sur notre département. Parce qu’il s’inscrit dans le cadre du parc naturel régional, Monsieur Debet repousse cette initiative individuelle, reposant sur des fonds privés, et ayant fait l’objet de toutes les précautions nécessaires quant à la préservation environnementale. Rappelons quand même qu’il s’agit de la création d’un circuit d’environ 4 kilomètres autour d’une propriété de caractère, ayant vocation à accueillir des voitures anciennes. Alors que François Mitterrand avait pu faire aboutir, sur les fonds publics du Conseil Général de la Nièvre, la construction du circuit automobile de Magny Cours (dédié à la course en Formule 1… on est bien loin des voitures anciennes...), le candidat du PS local s’arc-boute sur un dogmatisme dangereux pour notre département. Peut-être aussi par calcul électroral : il ne faut surtout pas fâcher l’électorat écologiste. Pourtant, ce projet n’est ni de droite, ni de gauche. Il s’inscrit simplement dans un dessein de développement touristique et économique de notre territoire. D’ailleurs, Jacques AUZOU, Maire communiste de Boulazac, déclarait récemment : "Je ne souhaite pas que la Dordogne devienne une sorte de carte postale ou l'on supporte pas le moindre bruit, la moindre nuisance et ou les gens ne pourront bientôt plus trouver de travail". Quel bon sens ! Alors quand il s’agit de tourisme, Monsieur Debet préfère se vanter d’avoir créé sur son secteur un livret qui recense des lieux d’hébergement… C’est bien, mais avant de songer à héberger les touristes, encore faut-il leur donner envie de venir visiter notre région. En ce sens, et au delà des 32 créations d’emplois dont il est porteur, le projet de Bagatelle constituerait indéniablement un atout supplémentaire.
Enfin, s’agissant du scrutin du second tour, Monsieur Debet fanfaronne déjà et annonce, avec beaucoup d’arrogance, que les jeux sont faits en sa faveur. Mais cette réflexion repose sur un calcul arithmétique aussi froid que celui qui le fait et qui sous-entend que ce sont les accords d’appareils qui font l’élection. C’est un peu vite oublier que les électeurs, quel que soit leur choix du premier tour, restent libres de leur vote au second tour et qu’on ne peut les enfermer dans des stratégies politiques d’un autre âge. Le programme commun de la gauche, c’était il y a 25 ans, Monsieur Debet ! Et les communistes apprécieront certainement les contorsions politiques du PS qui en Dordogne fait les yeux doux aux électeurs de Jean-Paul Salon, et au plan national laisse des messages sur le téléphone portable de François Bayrou. Avec un tel grand écart, attention à la déchirure musculaire.
Alors le choix du second tour, pour notre circonscription, sera simple. D’un côté, le candidat du PS qui vous promet l’immobilisme, l’opposition stérile et le dogmatisme d’une gauche archaïque qui n’a pas su évoluer avec la société et qui a même laissé pour compte le cœur même de son électorat, c’est à dire les ouvriers qui, eux, savent ce qu’est la valeur du travail. Si vous n’avez besoin de rien, votez Michel Debet. Mais vous l’aurez compris, nous n’avons que faire d’un député qui envisage son mandat comme le sacre d'une carrière publique et n’est porteur d’aucune ambition pour les habitants du Haut-Périgord.
De l’autre côté, Alain Lucas, le représentant de la Majorité Présidentielle, qui accompagnera le programme politique du candidat Sarkozy approuvé par plus de 22 millions de français, qui s’emparera des dossiers locaux pour les faire aboutir avec le soutien des Ministres et des Pouvoirs publics, qui sera le VRP des collectivités locales porteuses de projets ambitieux. Sur la troisième circonscription de la Dordogne, l’action a un nom : Alain Lucas. Et nous devons encore nous mobiliser pour lui apporter tout notre soutien.
Pascal BILLAT
Dimanche, votez Alain Lucas et Michel Jaccou !
Commentaires
Bagatelle
Concernant Bagatelle, vous êtes donc prêt à renier le grelin-grenelle de l'environnement si j'ai bien compris. A votre avis pourquoi les touristes viennent en Dordogne :
- pour le calme et la beauté des paysages ?
- pour entendre des pétarades vrombissantes ?
J'ai l'impression que c'est votre discours qui est d'un autre âge. Ou bien des élus UMP non loin de Bagatelle ont un intérêt personnel sur ce projet...
B. Mousnier c'est pas un copain à Giry par hasard ??
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