samedi 23 juin 2007
Au PS, c'est tromperie à tous les étages...
Le titre de ce billet pourrait donner à penser que je m’apprête à exploiter les errements conjugaux qui ont prévalu à la chute du couple Hollande-Royal. Mais s’il est désormais avéré, comme le dévoilaient Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin dans leur livre "La femme fatale", que les failles intimes qui sont apparues dans le couple star du PS ont eu une incidence non négligeable dans la volonté d’ascension de Ségolène Royal, ce n’est pas ce thème que je souhaite développer ici puisqu'il s'agit d'un sujet qui relève de la sphère privée et que, d'un point de vue purement politique, il nous importe peu.
En effet, je voudrais surtout m’attarder sur l’aveu de l’ex-candidate à la Présidence de la République qui vient, d’un revers de main, de vilipender quelques unes des valeurs qu’elle avait défendues au cours de sa campagne. Ainsi, en annonçant qu’elle n’avait jamais cru au "SMIC à 1.500 €" qu’elle avait pourtant posé comme un engagement personnel, tant dans ses discours que lors du débat télévisé de l’entre deux tour qui l’avait opposée à Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal vient de dire : "Français, françaises, je vous ai trompés !". Avec cet argument, Ségolène Royal cherche à faire porter sur le projet présidentiel du PS, les raisons de son échec et tente de s’exonérer de toute responsabilité personnelle. Une telle attitude est affligeante et profondément irrespectueuse.
Irrespectueuse pour les électeurs qui ont voté pour une candidate qui leur promettait des choses dont elle savait à l’avance, qu’elle ne les appliquerait pas si elle arrivait au pouvoir. On comprend désormais pourquoi le PS n’a cessé de dire aux électeurs "ne votez surtout pas pour Nicolas Sarkozy car il va faire ce qu’il a dit".
Irrespectueuse pour les militants du Parti Socialiste qui, lors de la primaire organisée à l’automne dernier, ont cru dans les engagements qu’avait pris, devant eux, celle qui devait devenir leur égérie.
Irrespectueuse pour tout le Parti Socialiste, qui a mis en œuvre sa machine de guerre au profit de sa candidate et dont les ténors et autres porte parole, n’ont cessé de défendre, la main sur le cœur, le programme de Madame Royal.
Irrespectueuse, enfin, pour la démocratie et pour l’action politique, qu’elle vient, en une seule phrase, de dévaloriser. Celle qui disait vouloir "faire de la politique autrement" est retombée dans les errements d’un comportement électoraliste d’un autre âge que nos compatriotes ont désormais condamné.
Dans la guerre de succession qui se profile déjà au Parti Socialiste, les éléphants et autre "jeunes lions" (cf. Arnaud Montebourg) vont devoir faire preuve de contorsions pour tenter d’effacer les ravages de ce "mea culpa" détonant. Et avec les ambitions personnelles qui se font jour au sein du principal parti de l’opposition, quelques "cadavres" risquent joncher le chemin qui nous mènera tout au long de ce quinquennat. Pas sûr que ce soit le meilleur moyen de redonner un crédit à l’action politique.
Pascal BILLAT
vendredi 22 juin 2007
Notre engagement politique se poursuivra
Bien sûr nous ne resterons pas figés sur cet échec aux Législatives 2007. Il faut que la majorité départementale le sache, nous continuerons à nous exprimer pour faire circuler notre message, pour promouvoir nos idées et nos projets.
C’est vrai, l’exposé de notre pensée, de nos valeurs, de notre engagement, n’est toujours pas passé et n’a toujours pas été compris par le plus grand nombre des électeurs de la troisième circonscription comme dans les autres secteurs géographiques de notre département. Devons-nous pour autant nous en tenir à cette remarque pour conclure les résultats de cette campagne ?
Effectivement, nos candidats ont beaucoup circulé, beaucoup échangé, beaucoup écouté, beaucoup discuté. Cette campagne en Haut Périgord, a été très forte, très consistante, enfin très riche. Alain LUCAS et son suppléant, Michel JACCOU, se sont montrés remplis d’ardeur, de courage, de volonté et d’esprit d’ouverture. Ce sont réellement des hommes de terrain, incontestablement aptes à comprendre les préoccupations des différentes catégories socio-professionnelles de notre secteur et à les rapporter pour mieux les défendre. Une fois dépassée l’analyse aux composantes d’ordre national, rabâchée dans une multitude de billets et de discours dont on ne parle même plus à ce jour, examinons plutôt pourquoi la Dordogne, comme certains autres départements du Sud-Ouest, ne parvient toujours pas à s’ouvrir au changement sollicité et si bien exprimé à l’échelon national.
Réputé pour son attachement aux idées du radicalisme et du communisme, notre territoire n’est visiblement pas encore prêt pour des idées politiques et sociales avancées. C’EST UNE EVIDENCE ! Le risque du développement n’est pas pris et, de droite ou de gauche, chacun le ressent mais, ici, la tradition prévaut… C’est donc le goût du risque et de l’actualisation qu’il va falloir "travailler" et valoriser… qu’il va falloir penser et présenter autrement… Gageons que les engagements pris par Nicolas Sarkozy et les résultats qui s’en suivront, nous aideront à trouver les exemples pour être mieux entendus et mieux compris au cours des prochaines campagnes.
Les hommes politiques qui gèrent notre département se revendiquent trompeusement des forces de progrès et nous ne parvenons pas à faire émerger, à mettre en évidence la tromperie. Ailleurs et à l’échelon national, les électeurs ont compris où se situait le progrès ! Ici, nous nous en tenons à un discours et à un comportement qui se veulent justes, exigeants et sincères. Hélas, la preuve est encore faite que cela ne suffit pas face à la parole de nos adversaires locaux.
Quant aux électeurs du MODEM qui ont préféré voter à gauche, ce choix ne les honore pas et ne participe pas à donner un aspect très noble à la politique. Encore des candidats -aux responsabilités- à contre-courant de la volonté politique de Nicolas Sarkozy ! Lorsqu’on a fait partie de l’UDF de Monsieur Giscard d’Estaing, comment peut-on, par simple vindicte, accomplir un vote à gauche et, qui plus est, pour des hommes dont on connaît parfaitement le comportement partisan dans le cadre de l’exercice du pouvoir déjà détenu ? Il est à souhaiter que les femmes et les hommes qui tentent de composer ce nouveau courant, tentent aussi de tirer les conclusions objectives de leur décision de dimanche dernier.
Monique MASSENAT
dimanche 17 juin 2007
2ème tour des élections législatives : résultats du canton d'Excideuil
Pour consulter les résultats détaillés du second tour des élections législatives sur le canton d'Excideuil, cliquez sur le tableau.
jeudi 14 juin 2007
Quand les masques tombent
Nous avions assisté, avant le premier tour de cette élection législative, à un débat entre notre candidat, Alain Lucas, et Jean-Paul Salon, le représentant du Parti Communiste. Bien entendu, aucun des deux débatteurs n’avait convaincu son adversaire mais chacun d’eux avait exprimé une véritable volonté de s’engager fortement pour le développement de notre territoire en usant de méthodes radicalement différentes. Et nous avions noté que sur certains points, comme l’aménagement de la RN21, Alain Lucas et Jean-Paul Salon, affichaient, ensemble, des ambitions identiques pour le Nord Est du département. A l’issue de ce débat, aucun observateur ne pouvait objectivement désigner un gagnant et un perdant tant les deux hommes avaient parlé, chacun, avec "leurs tripes" en s’opposant sur les idées mais dans le respect mutuel qui sied à tout démocratie.
C’est à un tout autre débat que les 450 personnes, qui s’étaient déplacées jusqu’à la salle des fêtes de Nontron, ont assisté ce soir. Et ce duel de l’entre deux tours aura permis de faire tomber le masque du candidat du PS. Bien sûr, ce blog affichant son soutien à la candidature du représentant de la Majorité Présidentielle, on pourrait imaginer que notre critique s’inscrit dans un objectif purement partisan et de façon partiale. Pourtant, tous ceux qui auront écouté la retransmission de ce débat sur les ondes de France Bleu Périgord auront pu vérifié ce qui va suivre.
Tout d’abord, Michel Debet est apparu comme un homme froid et hautain. Certes, il maîtrisait ses dossiers… enfin, ceux du Conseil Général. Ainsi, s’est-il vanté d’avoir été présent, dès ce matin, sur les secteurs de notre département durement touchés par les évènements climatiques survenus au cours de la nuit. Et pour préparer cette partie de son intervention, il avait même réalisé une fiche qu’il a lue sur un ton monocorde pour ne pas oublier les noms des communes les plus durement affectées par les inondations. Outre le fait qu’en tant que premier vice-Président du Conseil Général, sa présence sur le terrain n’avait rien d’exceptionnel (on peut d’ailleurs se demander si hors du contexte électoral actuel, Michel Debet aurait fait preuve d’autant de précipitation pour se rendre sur les lieux), c’est dans son expression que le candidat du PS a été le plus décevant. Il me faisait penser à ces médecins en blouse blanche qui, au petit matin, viennent visiter les malades dans leur chambre d’hôpital, prennent leur température, et égrènent quelques paroles de circonstance. Et très franchement, je n’ai pas envie de me faire prendre la température par Monsieur Debet… Face à lui, Alain Lucas annonçait les initiatives concrètes qu’il avait prises pour faire avancer les choses : un échange avec le Préfet et un coup de fil à Michèle Alliot-Marie, Ministre de l’Intérieur, pour solliciter un classement rapide des communes en catastrophe naturelle. Et Monsieur Debet s'est permis de dénoncer cette intervention d’Alain Lucas en osant même parler de "République bananière". Les habitants des communes sinistrées apprécieront… mais je pense avoir quelques compétences sur les mécanismes d’assurance pour pouvoir confirmer que la voie employée par Alain Lucas est la seule qui permettra aux sinistrés d’être indemnisés convenablement. Pendant que Michel Debet ne faisait qu’afficher une fausse compassion, Alain Lucas s’inscrivait dans l’action en prenant l’initiative d’interpeller la patronne des préfets.
Autre sujet de controverse, l’aménagement du territoire et plus particulièrement, l’adaptation du réseau routier pour la partie Est de notre circonscription. S’agissant de la RN21 qu’Alain Lucas qualifie de "nécessaire colonne vertébrale" de notre territoire, Michel Debet a d’ores et déjà annoncé que, s’il était élu Député, il ne pourrait rien faire pour son aménagement. Tout est déjà inscrit dans un plan quinquennal et aucun crédit de l’état n’est inscrit dans ce plan pour envisager de tels travaux. Bien sûr, il s’agit d’un dossier sensible qui demandera beaucoup de force de conviction et de persévérance à tous ceux qui voudront le porter à bout de bras. Mais le fatalisme affiché par Michel Debet en la matière est affligeant. Outre le fait qu’il est désormais démontré que le candidat du PS inscrit son hypothétique mandat dans l’immobilisme, ses propos décrédibilisent aussi l’action politique. Monsieur Debet n’est porteur d’aucune ambition pour notre circonscription… et il le dit.
L’affaire du projet de Bagatelle est tout aussi révélateur de l’archaïsme de la pensée socialiste sur notre département. Parce qu’il s’inscrit dans le cadre du parc naturel régional, Monsieur Debet repousse cette initiative individuelle, reposant sur des fonds privés, et ayant fait l’objet de toutes les précautions nécessaires quant à la préservation environnementale. Rappelons quand même qu’il s’agit de la création d’un circuit d’environ 4 kilomètres autour d’une propriété de caractère, ayant vocation à accueillir des voitures anciennes. Alors que François Mitterrand avait pu faire aboutir, sur les fonds publics du Conseil Général de la Nièvre, la construction du circuit automobile de Magny Cours (dédié à la course en Formule 1… on est bien loin des voitures anciennes...), le candidat du PS local s’arc-boute sur un dogmatisme dangereux pour notre département. Peut-être aussi par calcul électroral : il ne faut surtout pas fâcher l’électorat écologiste. Pourtant, ce projet n’est ni de droite, ni de gauche. Il s’inscrit simplement dans un dessein de développement touristique et économique de notre territoire. D’ailleurs, Jacques AUZOU, Maire communiste de Boulazac, déclarait récemment : "Je ne souhaite pas que la Dordogne devienne une sorte de carte postale ou l'on supporte pas le moindre bruit, la moindre nuisance et ou les gens ne pourront bientôt plus trouver de travail". Quel bon sens ! Alors quand il s’agit de tourisme, Monsieur Debet préfère se vanter d’avoir créé sur son secteur un livret qui recense des lieux d’hébergement… C’est bien, mais avant de songer à héberger les touristes, encore faut-il leur donner envie de venir visiter notre région. En ce sens, et au delà des 32 créations d’emplois dont il est porteur, le projet de Bagatelle constituerait indéniablement un atout supplémentaire.
Enfin, s’agissant du scrutin du second tour, Monsieur Debet fanfaronne déjà et annonce, avec beaucoup d’arrogance, que les jeux sont faits en sa faveur. Mais cette réflexion repose sur un calcul arithmétique aussi froid que celui qui le fait et qui sous-entend que ce sont les accords d’appareils qui font l’élection. C’est un peu vite oublier que les électeurs, quel que soit leur choix du premier tour, restent libres de leur vote au second tour et qu’on ne peut les enfermer dans des stratégies politiques d’un autre âge. Le programme commun de la gauche, c’était il y a 25 ans, Monsieur Debet ! Et les communistes apprécieront certainement les contorsions politiques du PS qui en Dordogne fait les yeux doux aux électeurs de Jean-Paul Salon, et au plan national laisse des messages sur le téléphone portable de François Bayrou. Avec un tel grand écart, attention à la déchirure musculaire.
Alors le choix du second tour, pour notre circonscription, sera simple. D’un côté, le candidat du PS qui vous promet l’immobilisme, l’opposition stérile et le dogmatisme d’une gauche archaïque qui n’a pas su évoluer avec la société et qui a même laissé pour compte le cœur même de son électorat, c’est à dire les ouvriers qui, eux, savent ce qu’est la valeur du travail. Si vous n’avez besoin de rien, votez Michel Debet. Mais vous l’aurez compris, nous n’avons que faire d’un député qui envisage son mandat comme le sacre d'une carrière publique et n’est porteur d’aucune ambition pour les habitants du Haut-Périgord.
De l’autre côté, Alain Lucas, le représentant de la Majorité Présidentielle, qui accompagnera le programme politique du candidat Sarkozy approuvé par plus de 22 millions de français, qui s’emparera des dossiers locaux pour les faire aboutir avec le soutien des Ministres et des Pouvoirs publics, qui sera le VRP des collectivités locales porteuses de projets ambitieux. Sur la troisième circonscription de la Dordogne, l’action a un nom : Alain Lucas. Et nous devons encore nous mobiliser pour lui apporter tout notre soutien.
Pascal BILLAT
Dimanche, votez Alain Lucas et Michel Jaccou !
lundi 11 juin 2007
1er tour des élections législatives : résultats du canton d'Excideuil
Pour consulter les résultats détaillés du premier tour des élections législatives sur le canton d'Excideuil, cliquez sur le tableau.
vendredi 8 juin 2007
Ensemble avec Alain Lucas et Michel Jaccou
A quelques minutes de la fin de la campagne officielle pour les élections législatives, tous mobilisés pour placer nos candidats en tête des résultats du premier tour !
Un seul mot d'ordre : votez Alain Lucas et Michel Jaccou !
dimanche 3 juin 2007
Le débat... qui fait débat
Il y a quelques temps, Jean-Paul Salon, candidat du Parti Communiste aux élections législatives sur la troisième circonscription de la Dordogne, avait lancé un défi au représentant de la Majorité Présidentielle, Alain Lucas, pour organiser un débat contradictoire. Avec l’esprit de dialogue qui a toujours prévalu dans les diverses missions qu’il a menées jusqu’ici, Alain Lucas a donc accepté cette proposition et c’est lundi 4 juin, à 20 heures 30, que ce débat sera organisé à la Salle des Fêtes de Nontron.
Il se trouve, cependant, que d’autres candidats, au premier rang desquels, Michel Debet pour le Parti Socialiste, se sont émus de cette initiative. Et celui qui se proclame déjà élu sur ses affiches électorales (Michel Debet. Votre Député !) ne manque aucune occasion pour stigmatiser cette rencontre qui s’inscrit pourtant dans une logique de confrontation d’idées bien légitime en démocratie et, qui plus est, dans une période électorale. Bien entendu, Monsieur Debet n’admet pas de ne pas avoir été convié à participer à ce débat. Il semble donc nécessaire d’expliquer les raisons qui ont poussé Alain Lucas à accepter la proposition faite par son adversaire communiste.
Comme je le précisais en introduction, il faut bien rappeler que c’est le Parti Communiste qui est à l’origine de cette rencontre et qu’Alain Lucas n’a fait qu’accepter l’invitation qui avait été lancée par Jean-Paul Salon. Dès lors, il me semble un peu désobligeant de lire sur le blog de Jean Lafond Grellety, candidat du MODEM-UDF, que cette initiative n’a pour seule vocation que de "perfuser médiatiquement un Parti Communiste moribond". D’abord parce que tous les candidats, quel que soit le score enregistré par leurs représentants nationaux à l’élection présidentielle, méritent le respect. Il en est ainsi du Parti Communiste Français, de ses candidats, de ses militants et de ses électeurs. Bien entendu, nous ne partageons et ne comprenons pas les positions et les valeurs que portent ces hommes et ces femmes qui ont choisi la voie du communisme. Mais leur engagement est authentique et ils ne transigent généralement pas avec les petites compromissions politiciennes et autres contorsions idéologiques auxquelles nous a habitué le Parti Socialiste, désormais rejoint dans cet exercice de funambule par les représentants du parti de François Bayrou. Si d’aventure, le ticket que forment Jean-Paul Salon et René Dutin, n’était pas qualifié pour le second tour de scrutin, il faudrait alors que les électeurs communistes n’oublient pas le mépris avec lequel les auront traités leurs pseudo-alliés d’une gauche plurielle qui ressemble plus, désormais, à la gauche « plus rien ».
Par ailleurs, je suis particulièrement surpris d’apprendre, sur son blog, que Monsieur Lafond Grellety a proposé à Michel Debet de venir débattre avec lui… et que ce dernier a refusé catégoriquement. Pourtant, c’est Ségolène Royale qui avait montré l’exemple en organisant, dans le cadre de la campagne présidentielle, un débat télévisé avec François Bayrou. Alors pourquoi Monsieur Debet a t-il refusé ce débat ? Encore une fois, par mépris de son adversaire du Centre sauce Bayrou, qu’il ne considère pas comme un candidat à sa mesure ? Décidément, c’est une image bien arrogante qu’affiche ouvertement le Parti Socialiste par l’intermédiaire de son représentant local. Et il appartiendra, là aussi, aux électeurs du MODEM, de se rappeler l’attitude méprisante de Michel Debet à leur égard lorsqu’ils devront glisser leur bulletin dans l’urne, le 17 juin prochain.
Un dernier mot sur la campagne que mènent avec enthousiasme, et dans l’esprit de responsabilité qui les caractérisent, Alain Lucas et Michel Jaccou pour la Majorité Présidentielle. Pour les avoir accompagnés dans plusieurs réunions publiques, je m’aperçois que la ferveur militante est toujours au rendez-vous. Que ce soit à Excideuil, à Brantome, à Lanouaille ou encore, vendredi dernier, à Thiviers, il faut tous les soirs sortir des chaises supplémentaires pour pouvoir accueillir un public particulièrement nombreux et participatif. Le discours de nos candidats est clair et s’inscrit dans une volonté commune : construire. Pas d’attaque contre leurs adversaires même si, au cours des deux dernières réunions, ils ont dû répondre aux propos diffamatoires qui avaient pu être tenus, ici ou là, tantôt par l’opposition municipale de Thiviers qui, dans une attitude qui la déshonore, a osé comparer la présidence de Nicolas Sarkozy avec la période d’occupation vécue par notre pays au cours de la seconde guerre mondiale, tantôt par Michel Debet, lui-même, qui s’est égaré, sur les ondes de France Bleu Périgord, à dénigrer notre candidat qu’il qualifie de "gros agriculteur défendant les intérêts d’un certain système d’agriculture". Cette dernière sortie du candidat du Parti Socialiste, au delà du caractère désobligeant qu’elle constitue à l’égard d’Alain Lucas, est aussi, et surtout, un affront à tous ceux (chefs d’exploitation, commerçants, artisans, entrepreneurs) qui prennent quotidiennement des risques et ne comptent pas leur temps pour faire vivre leur entreprise. Mais j’avais oublié qu’il existe toujours un clivage, que dis-je, un gouffre !… entre les valeurs portées par la Majorité Présidentielle et l’idéologie décalée du Parti Socialiste. Nous défendons la valeur du travail, le goût de l’effort et de la réussite tout en restant attentifs à une indispensable solidarité nationale pendant que les socialistes n’ont à la bouche que "partage des richesses" et "assistanat". Et c’est bien sur ces thèmes, qu’au second tour, les électeurs, quelles que soient les opinions qu’ils auront exprimées au premier tour, devront faire leur choix.
Pascal BILLAT














