mardi 11 avril 2006
CPE : l'occasion manquée
Le gouvernement et la majorité ont préféré remplacer l’article 8 de la loi sur l’égalité des chances portant sur la création du CPE afin d’engager rapidement une sortie de crise. Si bien entendu, nous comprenons la position de la majorité qui souhaite ainsi stopper les blocages qui commencent à peser sur l’économie nationale et éviter à tout prix qu’un incident dramatique ne vienne endeuiller les cortèges de manifestants, nous regrettons, toutefois, que la voix de la rue ait prévalue sur celle des électeurs qui avaient démocratiquement désigné leurs représentants en 2002. En mettant le doigt sur le problème de la flexibilité, qui reste le critère plébiscité par les chefs d’entreprises qui souhaiteraient embaucher, Dominique de VILLEPIN a été le premier Chef de Gouvernement français à poser un regard lucide et pragmatique sur les freins à l’emploi dans notre pays. Et, même s’il apparaît désormais vain de le rappeler, le CPE était le premier contrat de travail qui, en contrepartie de la flexibilité qu’il induisait, permettait aux jeunes de bénéficier d’autant d’avantages (la caution loca-pass pour trouver un logement, un droit à la formation dès la fin du 1er mois, le droit à être indemnisé comme chômeur dès le 4ème mois, un droit à indemnisation en cas de rupture du contrat au cours des deux premières années).
Dans cette affaire, il est particulièrement déplorable de constater que beaucoup d’étudiants ont été honteusement manipulés et n’ont toujours pas compris que c’est un vrai parcours du combattant qui les attend pour leur future entrée dans la vie active. En refusant ce contrat, ils se sont tirés une balle dans le pied alors qu’ils pensent, les malheureux, avoir remporté une victoire.
Nous le savions, mais c’est désormais confirmé : en France, le courage politique ne paye pas et Dominique de VILLEPIN est désormais cloué au pilori par les sondeurs de tous poils. Face à l’immobilisme que prône ouvertement le parti socialiste nous préférons l’action et la responsabilité. Et c’est pourquoi nous renouvelons notre confiance au Premier Ministre. Et oui, la loyauté en politique n’est pas une tare, n’en déplaise à certains…
dimanche 9 avril 2006
Michel DASSEUX ou la démonstration de l'incurie socialiste
Michel DASSEUX, Député socialiste de la Dordogne, a cru bon d’insérer un encart sur l’évolution du chômage des jeunes dans son journal de propagande du mois de février 2006. Cette initiative permet de tirer deux enseignements fondamentaux sur la méthode utilisée par l’opposition pour asséner des contre-vérités.
La manipulation des chiffres.
Monsieur DASSEUX affirme qu’en 1997, à la fin du gouvernement Juppé, 600.000 jeunes étaient sans emploi, ce qui représentait un taux de chômage de 25,1 %. En novembre 2005, ils n’étaient plus que 210.000 dans la même situation et pourtant, selon les calculs de Monsieur DASSEUX, le taux de chômage reste fixé à… 25 % ! Il serait donc souhaitable de rappeler au Député de la 1ère circonscription de la Dordogne quelques fondamentaux sur le calcul des statistiques…
L’aveu sur la politique menée par le gouvernement de Lionel JOSPIN.
La démonstration faite par Michel DASSEUX est confondante. Sans aucun état d’âme, le Député démontre, chiffres à l’appui, que les emplois « jeunes » mis en œuvre par le gouvernement socialiste de Lionel JOSPIN, n’ont permis qu’une baisse éphémère de l’emploi des jeunes puisque les contrats proposés n’avaient qu’une durée de 5 ans. Ainsi, et aussi paradoxal que cela puisse paraître lorsqu’on entend les slogans actuels lancés par les leaders de gauche, les socialistes avaient inventé, entre 1997 et 2002, le seul contrat de travail qui installait les jeunes dans la précarité « longue durée ». Outre le fait que les jeunes ne pouvaient connaître le sort qui leur serait réservé au terme des cinq ans, rappelons que la loi prévoyait que le salaire qui leur était versé dans le cadre d’un emploi « jeune » ne pouvait excéder 1,2 fois le SMIC.
La démarche de Monsieur DASSEUX est ainsi significative de la méthode employée par tous les dirigeants du Parti Socialiste : manipulation et mensonge. Le pire c’est qu’une telle pratique puisse être utilisée à destination de jeunes qui n’ont pas conscience de ce qu’a réellement été la politique de la gauche lorsque celle-ci détenait le pouvoir.
samedi 8 avril 2006
Moderniser notre modèle social
Editorial de Bernard MAZOUAUD, Député de la Dordogne, publié dans la "Dordogne de Demain" du mois d'avril 2006.
Le constat est général et unanime : nous vivons dans une société bloquée. Une société bloquée par des craintes parfois justifiées, souvent irrationnelles, bloquée par des préjugés et des à priori, bloquée par une envie d'extrême confort au-delà du besoin, bloquée par un refus d'aller de l'avant, bloquée encore par une gauche dépassée qui ne vit que par la contradiction systématique, bloquée enfin par une droite jugée trop timide qui aimerait que la majorité silencieuse qui la soutient se manifeste plus fièrement.
Dans un tel contexte, réformer devient un acte particulièrement difficile, courageux, voire audacieux. Or, notre modèle social, doit être rénové, sous peine de rester une machine à fabriquer des chômeurs. Car là est notre tragédie, les partisans de la contestation souhaitent l'immobilisme pour pérenniser un système qui ne fonctionne plus, ils font l'apologie du statu quo et souhaitent le maintien de tout ce qui ne garantit plus l'égalité des chances! Ce n'est plus un drame shakespearien, mais kafkaïen!
Comment s'en sortir alors ? En ayant comme seul objectif l'intérêt général, faisant fi des discours partisans, des idéologies pesantes et des "déclinologues" marxistes. Il en va de la grandeur de notre pays. L'exemple des conséquences liées au vote du CPE en est un triste exemple. Ne confondons pas, la précarité c'est aujourd'hui que les jeunes la vivent. L'innovation de ce contrat réside dans la flexibilité de sa mise en œuvre. N'oublions pas non plus, que le droit du travail continue de s'appliquer, ce n'est pas un contrat sans droit qui a été créé. Quand il n'y a pas d'embauche, forcément il n'y a pas de licenciement. Est-ce qu'il vaut mieux la certitude dans le chômage ou l'incertitude dans l'emploi ? Tout dépend de la frontière où on situe l'enjeu de société et l'enjeu partisan. Si l'objectif de tous ces contestataires est d'entrer dans la fonction publique, il faut bien leur dire que nos impôts ne peuvent rémunérer tout le monde. Comme me le rappelait récemment Frédéric de Saint Sernin, "ce que la gauche n'a pas compris, c'est que l'âge d'or du plein emploi, les 30 Glorieuses d'après guerre, était aussi l'âge d'or du capitalisme français". Or, si nous n'ouvrons pas le marché du travail en levant les freins à l'emploi, nous n'avancerons plus.
Tenez bon Monsieur le Premier Ministre, nous sommes avec vous et avec votre gouvernement !
vendredi 31 mars 2006
La déclaration du Chef de l'Etat
Déclaration de M. Jacques CHIRAC, Président de la République
Palais de l'Élysée - Paris, le 31 mars 2006
Mes chers compatriotes,
Depuis plusieurs semaines, des interrogations, des appréhensions, des critiques se sont élevées autour du contrat première embauche. De nombreux jeunes ont exprimé leur inquiétude, leur besoin de repères et de sécurité, mais aussi leur volonté de trouver toute leur place dans notre société. Des sentiments que beaucoup d'entre vous partagent.
Au-delà du contrat première embauche, la période que nous traversons renvoie à des interrogations profondes. L'avenir que nous offrons aux jeunes. Notre capacité à faire vivre notre modèle social dans le monde d'aujourd'hui. La question de la réforme, et de notre aptitude à la mener tous ensemble.
Je veux dire aux Français, je veux dire aux jeunes que je mesure l'impatience de toutes celles et tous ceux qui veulent travailler et réussir et qui n'arrivent pas à prendre pied dans l'entreprise alors qu'ils ont tant d'énergie, de projets et de talents à exprimer. Je comprends bien sûr aussi le refus de la précarité qui s'est fortement exprimé.
J'ai voulu que le Gouvernement se mobilise pour l'égalité des chances en pensant d'abord à tous les jeunes qui sont, en raison d'une formation insuffisante, en réalité privés de la possibilité d'accéder à un premier emploi et qui désespèrent de pouvoir tracer leur chemin.
C'est l'objet de la loi sur l'égalité des chances dont le contrat premier embauche est un des éléments. Avec ce contrat, le Premier ministre, Dominique de VILLEPIN a voulu offrir à tous ces jeunes des opportunités nouvelles pour l'emploi : accéder à l'entreprise ; pouvoir y faire ses preuves ; acquérir une véritable expérience professionnelle, avec un vrai contrat de travail. Pour cela, le Gouvernement s'est attaché à concilier plus de souplesse pour les entreprises mais aussi des garanties nouvelles pour les salariés.
Depuis plusieurs semaines, le dialogue n'a pu aboutir et la situation est restée bloquée autour de la question du retrait ou du maintien de ce texte. Les manifestations ont servi de prétexte à des actes de violence et à des dégradations inacceptables. Les tensions se sont exacerbées dans les universités entre les étudiants qui veulent faire grève et ceux qui veulent travailler. Un nombre important de lycées sont fermés ou bloqués. Il est temps de dénouer la situation en étant juste et raisonnable, avec comme exigence l'intérêt national. C'est la mission que me donne la Constitution.
Le Parlement, les élus de la Nation, ont voté la loi sur l'égalité des chances et le Conseil constitutionnel vient de juger cette loi en tout point conforme aux principes et aux valeurs de la République. En démocratie, cela a un sens et doit être respecté. C'est pourquoi j'ai décidé de promulguer cette loi mais aussi parce que je pense que le contrat première embauche peut être un instrument efficace pour l'emploi.
Mais j'ai entendu également les inquiétudes qui s'expriment, chez de nombreux jeunes et chez leurs parents. Et je veux y répondre. C'est pourquoi je demande au Gouvernement de préparer immédiatement deux modifications de la loi sur les points qui ont fait débat. La période de deux ans sera réduite à un an. En cas de rupture du contrat, le droit du jeune salarié à en connaître les raisons sera inscrit dans la nouvelle loi.
Enfin, je demande au Gouvernement de prendre toutes les dispositions nécessaires pour qu'en pratique, aucun contrat ne puisse être signé sans intégrer pleinement l'ensemble de ces modifications.
Je veux m'adresser aux partenaires sociaux. Je sais leur sens des responsabilités. Je sais leur engagement pour l'emploi. Je sais leur attachement aux valeurs de la République. Je sais leur volonté de donner toute sa place à un dialogue social constructif dans notre pays. Je les invite, ainsi que les représentants des organisations étudiantes et lycéennes, à prendre toute leur part dans l'élaboration de ces nouvelles dispositions.
Je veux leur dire que le moment est venu d'aller de l'avant. Ensemble nous devons travailler pour mettre fin à cette situation choquante où des entreprises, parce qu'elles craignent les rigidités excessives, préfèrent refuser une commande ou délocaliser plutôt que de recruter, alors que tant de personnes sont enfermées dans le chômage et la précarité. Mais nous devons répondre aussi à l'aspiration des salariés à plus de sécurité dans un monde du travail en perpétuelle évolution. C'est tout l'enjeu du grand chantier de la sécurisation des parcours professionnels et de la lutte contre la précarité que je demande au Gouvernement de conduire avec les partenaires sociaux.
Beaucoup d'étudiants ont également exprimé de vraies inquiétudes sur la valeur de leur diplôme, sur leur accès à l'emploi, sur leur avenir. L'université doit rester un lieu d'excellence et la voie d'une vraie réussite sociale. Je demande au Premier ministre et au Gouvernement d'ouvrir un grand débat national sur les liens entre université et emploi, afin de faciliter l'insertion professionnelle des jeunes.
Mes chers compatriotes,
C'est d'abord aux jeunes que je pense ce soir. Ils sont la force, le dynamisme, l'enthousiasme, l'avenir de la Nation. C'est pour eux que nous avons le devoir d'agir résolument contre le fléau du chômage dont ils sont les premières victimes.
Car, l'enjeu, c'est évidemment l'emploi. Et la pire des solutions serait de ne rien faire.
Depuis onze mois, le chômage baisse. C'est maintenant que nous devons porter un effort décisif pour gagner ensemble cette bataille majeure pour l'avenir de notre pays et de nos enfants. En République, quand il s'agit de l'intérêt national, il ne saurait y avoir ni vainqueur, ni vaincu. Nous devons maintenant nous rassembler. Et, chacun à sa place doit agir en responsabilité.
Vive la République, Vive la France.
jeudi 30 mars 2006
Quand la République se rebiffe
En validant, sans réserve, les dispositions de la loi sur l'égalité des chances, le Conseil Constitutionnel vient d'infliger un véritable camouflet au Parti Socialiste qui avait cru bon de saisir cette juridiction pour remettre en cause le Contrat Première Embauche. Mais comme les mots valent mieux qu'un long discours, nous vous invitons à prendre connaissance du communiqué de presse publié par le Conseil Constitutionnel pour rendre compte de sa décision. Tous ceux qui ont la République vont "boire du petit lait".
Le Conseil constitutionnel a été saisi par plus de soixante députés et par plus de soixante sénateurs de la loi pour l'égalité des chances.
Par sa décision n° 2006-535 DC du 30 mars 2006, il a écarté les griefs dirigés contre l'article 8 (CPE).
S'agissant de la procédure législative, le Conseil a jugé que le Gouvernement avait pu régulièrement, au regard des règles posées par la Constitution, introduire cette disposition, quelle que soit sa portée, par voie d'amendement sans consulter au préalable le Conseil d'Etat. Il a également estimé que la circonstance que plusieurs procédures prévues par la Constitution aient été utilisées, et notamment l'article 49, alinéa 3, n'était pas de nature à rendre inconstitutionnelle la procédure législative.
Sur le fond, si les requérants soutenaient que le CPE, réservé aux jeunes de moins de 26 ans, portait atteinte au principe d'égalité devant la loi, le Conseil a estimé, conformément à une jurisprudence constante, qu'aucun principe non plus qu'aucune règle de valeur constitutionnelle n'interdit au législateur de prendre des mesures en faveur de l'emploi des jeunes. Le législateur pouvait donc, compte tenu de la précarité de la situation des jeunes sur le marché du travail, et notamment des jeunes les moins qualifiés, créer un nouveau contrat de travail ayant pour objet de faciliter leur insertion professionnelle. Les différences de traitement qui en résultent sont en rapport direct avec la finalité d'intérêt général poursuivie par le législateur et ne sont, dès lors, pas contraires à la Constitution.
Si les requérants soutenaient que l'absence de motivation de la rupture du CPE pendant les deux premières années et l'absence de procédure contradictoire portaient une atteinte excessive au droit à l'emploi des jeunes, le Conseil a relevé que, par sa finalité, le CPE tendait à mettre en oeuvre, au bénéfice des jeunes, l'exigence du droit à l'emploi résultant du cinquième alinéa du Préambule de la Constitution de 1946. Il a rappelé qu'il ne dispose pas d'un pouvoir général d'appréciation et de décision de même nature que celui du Parlement. Il ne lui appartient donc pas de rechercher si l'objectif que s'est assigné le législateur pouvait être atteint par d'autres voies, dès lors que les modalités retenues par la loi déférée ne sont pas manifestement inappropriées à la finalité poursuivie.
Si les requérants soutenaient également que les salariés embauchés en CPE seraient privés de droit au recours, le Conseil a précisé expressément que toute rupture d'un "Contrat Première Embauche" pendant les deux premières années pourra être contestée devant le juge du contrat. Il appartiendra à l'employeur, en cas de recours, d'indiquer les motifs de cette rupture afin de permettre au juge de vérifier qu'ils sont licites et de sanctionner un éventuel abus de droit. Le juge vérifiera notamment que le motif de la rupture n'est pas discriminatoire et qu'il ne porte pas atteinte à la protection prévue par le code du travail pour les femmes enceintes, les accidentés du travail et les salariés protégés.
Une information partiale
92 % des sujets des journaux télévisés de TF1, France 2 et France 3 donnent la parole aux « anti-CPE », contre seulement 8 % pour les partisans de ce contrat. C’est ce qui ressort d’une étude réalisée pour l’émission « Arrêt sur Image » diffusée dimanche 26 mars sur France 5 et dont le présentateur ne peut pas être catalogué à droite, loin s’en faut. Un tel déséquilibre s’apparente plus à de la propagande qu’à une information honnête et équilibrée. Et la presse écrite ne semble pas mieux orientée…
samedi 25 mars 2006
Tous derrière Dominique de Villepin !
Bien qu’organisé à la hâte, le rassemblement des militants et sympathisants UMP de la 3ème circonscription a connu un véritable succès. Répondant ainsi à l’appel lancé par Frédéric de Saint-Sernin et Bernard Mazouaud, député de la Dordogne, c’est une assemblée de près de 200 personnes qui a débattu pendant 3 heures sur le CPE, le vendredi 24 mars à Milhac de Nontron. Pédagogie et fermeté étaient les fils conducteurs des interventions successives. Chacun des participants a pu apprécié la ferveur dont a fait preuve Frédéric de Saint-Sernin pour défendre l’action courageuse et volontariste du gouvernement de Dominique de Villepin. Et lorsque la salle a pris la parole, ce fut pour implorer nos élus de ne pas reculer devant la contestation issue de la manipulation de la jeunesse par une gauche dogmatique et irresponsable avançant masquée sous couvert des syndicats d’étudiants et de lycéens. Au delà d’une véritable volonté de trouver des solutions pragmatiques pour faire avancer la situation de l’emploi des jeunes, c’est la défense des institutions de notre pays qui est en jeu. En effet, si les manifestants qui représentent moins de 2% du corps électoral, poussés par des syndicats qui ne sont eux mêmes représentatifs que de 7% des salariés, devaient entraîner la chute du Gouvernement, c’est tout l’esprit du système démocratique qui serait alors remis en question. Par le mandat qu’ils ont reçu des urnes, les parlementaires sont les seuls et véritables représentants du peuple reconnus par nos institutions. Remettre en cause leur légitimité, c’est porter un grave coup au principe républicain. Et c’est pourquoi, se souvenant, pour la plupart, qu’ils étaient issus d’un mouvement qui s’appelait naguère le RPR – Rassemblement Pour la République – les militants de l’UMP de la Dordogne ont voulu pousser ce cri du cœur à destination du Premier Ministre : « Tiens bon, Dominique ».
samedi 18 mars 2006
SOS Etudiants contre le blocus
Au delà de la vision écornée de la situation des universités telle que nous la relate les médias, la section UMP du canton d'Excideuil souhaite apporter son soutien aux étudiants qui luttent pour pouvoir réintégrer leurs universités et poursuivre leurs études. A ce titre, nous publions un message rédigé par Sophie, étudiante à Paris X - Nanterre. Il en dit long sur les méthodes employées par les grévistes... et sur la manipulation médiatique.
Sent: Wednesday, March 15, 2006 7:45 PM
Je sais que pour la plupart vous n'en avez rien à faire et vous ne vous sentez pas concernés mais c'est important pour nous étudiants en fac...
Je vous écris pour vous demander votre soutien aux étudiants qui se trouvent pris en otage par les manifestations actuelles mais aussi pour vous exposer la réalité de notre situation bien loin de celle que les médias comme à leur habitude déforme.
Je suis étudiante en Master de droit des affaires à Paris X - Nanterre et je suis révoltée face au blocus des universités.
Premièrement, il faut rétablir la vérité, la majorité des étudiants sont contre ce blocus sauf que nous subissons des menaces et des intimidations alors peu d'entre nous osent prendre la parole. De plus, les médias font preuve d'une véritable manipulation dans leurs reportages et oublient bien souvent de mentionner les moyens totalement anti-démocratiques utilisés par ces manifestants.
Tout d'abord, les assemblées générales qui ont été diffusées à la télévision ne sont qu'une mascarade : ainsi lorsque le résultat d'une première AG avait donné le non au blocus majoritaire, dès le lendemain une seconde AG était organisée par une minorité de manifestants pour revoter illégitimement le blocus, ne respectant pas la décision des étudiants. Enfin l'AG réunissant le plus grand nombre d'étudiants jeudi dernier était un véritable scandale: nous étions majoritaires contre le blocus alors ils nous ont d'abord imposé 3 heures de faux débats (temps de parole inégal et les intervenants autorisés étaient à 90% leurs partisans). Ils ont mené une véritable propagande anti-gouvernementale bien loin du problème du CPE et énoncé des aberrations telles que le CPE facilite le licenciement des femmes enceintes et permet de licencier pour une tenue vestimentaire non conforme en dehors des horaires de travail... Le problème c'est que la plupart des jeunes (non juristes) le prenne pour parole d'évangile!!! D'autre part, pendant cette assemblée la sécurité laisse des individus circuler avec des foulards cachant leurs visages et manifestement menaçants. Enfin le vote s'effectue à main levée avec des gens qui pour la plupart ne sont absolument pas étudiants mais des syndicalistes ou autres appelés en renfort : nous étions 2000, seulement 750 ont voté pour le blocus et ils ont quand même déclaré que nous avions perdu !!!
Mais le plus grave ce sont les intimidations et la violence de ces gens que les médias ne dénoncent pas: jeudi et vendredi lorsque des étudiants ont voulu entrer dans leur faculté des bagarres ont éclaté à coups de barres de fer, une jeune fille a été poussée dans les escaliers par des représentants de l'UNEF et a été sérieusement blessée mais là encore personne ne dit rien ou ne se scandalise: non toute cette violence est légitimée par le droit de grève ?!!!
Enfin, lorsque les manifestants étaient minoritaires face aux vrais étudiants qui voulaient accéder aux cours, ils ont fait appel à des lycéens de Nanterre arrivant en masse et criant. Ces jeunes n'étaient là que pour nous intimider et n'ont trouvé rien de mieux que de se prendre en photo avec leurs portables devant l'université en nous narguant et chahutant démontrant leurs réelles motivations !!!
C'est donc un appel à l'aide que je vous adresse pour les vrais étudiants qui veulent que leur droit à l'éducation et celui de ne pas faire grève soient respectés. Les dirigeants de notre université étant démissionnaires et les médias refusant de prendre en compte notre témoignage, je vous sollicite donc pour nous aider à rétablir la vérité et pour que l'Université française redevienne un lieu où les libertés individuelles peuvent s'exercer loin des propagandes et de la violence.
Je vous remercie de votre attention et d'essayer de diffuser au maximum ce message.
Sophie












