UMP 24 - Excideuil

Blog des militants et sympathisants de l'UMP sur le canton d'Excideuil (Dordogne).

samedi 26 août 2006

Avec Jacques Chirac, la France reste en pointe sur la scène internationale

Chirac_08_2006

En annonçant, jeudi soir lors de son intervention télévisée, l’envoi de 1.600 soldats supplémentaires pour renforcer les 400 casques bleus français présents dans le sud du Liban, le Président de la République a redonné à notre pays, le leadership de l’action internationale. Répondant au souhait exprimé par le secrétaire générale des l’ONU, Kofi Annan, l’initiative française a rassuré nos voisins européens et fait désormais tâche d’huile. Ainsi, à ce jour, ce serait une force d’environ 7.000 hommes qui serait en cours de constitution au sein de la FINUL. La France devrait d’ailleurs en conserver le commandement avant un passage de témoin à l’Italie prévu en février 2007. Sur la plan national, l’intervention de Jacques Chirac a été saluée presque unanimement par toute la classe politique. Seuls François Bayrou et Jean-Marie Le Pen ont trouvé le moyen de se distinguer : le premier en émettant des critiques sur les « tergiversations » de la France et l’autre en s’opposant totalement à l’envoi de troupes françaises. Deux critiques dont on ne peut que déplorer le caractère stérile et polémique pour l’une et irresponsable pour l’autre. En effet, le temps de la réflexion pris par le Chef de l’Etat était nécessaire pour obtenir les garanties suffisantes sur le mode opératoire de la chaîne de commandement, sur les règles d’engagement devant permettre la liberté de circulation des forces présentes, et sur la capacité d’action des militaires face à d’éventuelles actions hostiles. Ainsi, François Bayrou reproche au Chef de l’Etat d’avoir pris toutes les précautions nécessaires afin d’assurer le succès de l’opération et la sécurité de nos soldats. Ce comportement est condamnable pour un homme qui veut se présenter au suffrage des français avec le soutien de l’UDF. Quant aux propos hostiles de Jean-Marie Le Pen, ils laissent songeur venant du leader d’un parti qui prône la grandeur de la France et qui voudrait relayer notre pays au seul rang de spectateur. Très présent sur le dossier proche-oriental tout au long de l’été, l’action de Jacques Chirac est reconnue par les français qui sont de plus en plus nombreux à lui accorder leur confiance. Les cotes de popularité de l’exécutif sont d’ailleurs en forte hausse et ce n’est qu’un juste retour de l’engagement volontaire mené par Jacques Chirac et Dominique de Villepin à la tête de l’Etat.

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mardi 1 août 2006

Lu sur le blog d'Alain Juppé

Parce que l'ancien Premier Ministre a aussi exercé avec lucidité, pragmatisme et détermination la fonction de Ministre des Affaires Etrangères de 1993 à 1995, sa réflexion sur la situation au Proche Orient mérite d'être relayée. C'est pourquoi nous reproduisons, ci-dessous, le billet publié aujourd'hui par Alain Juppé sur son blog.

Blog_Juppe

Paix !  par Alain Juppé - Mardi 01 Août 2006 - 15:05:36
J'ai toujours été et je reste, certes, un ami d'Israël. Dans mon action publique, j'ai fait du droit d'Israël, non seulement à l'existence et à la sécurité mais aussi à la paix et au plein épanouissement dans sa région, un principe fondamental. Avec son corollaire: le droit d'Israël à se défendre. Je n'en suis que plus libre aujourd'hui pour affirmer que ce que fait Israël au Liban (et à Gaza) est moralement inacceptable et politiquement déraisonnable.
Pour reprendre la formule d'une amie de Beyrouth, "le Liban subit la deuxième mort de Rafic Hariri". Ce pays, martyrisé par des années de guerre civile, avait réussi à sortir du chaos, à se réconcilier avec lui-même, à se reconstruire peu à peu. Notamment sous l'impulsion de son Premier Ministre Rafic Hariri. La France l'y avait aidé. Avant que les ennemis d'un Liban libre et prospère n'assassine l'artisan du renouveau.
En quelques jours, tout le travail de reconstruction a été anéanti. Ponts et routes détruits, centrales électriques mises hors d'usage, quartiers d'habitation bombardés et, surtout, des centaines de morts dans la population civile, dont beaucoup d'enfants, et des centaines de milliers de personnes en fuite.
Je n'oublie pas les nombreuses victimes civiles que les agressions du Hezbollah commettent dans les villes du nord d'Israël. Mais la réaction du gouvernement israélien est démesurée. Où peut-elle mener l'Etat hébreu? Comment ce dernier peut-il espérer construire, à long terme, la paix dans la région en exacerbant le rejet et la haine des peuples qui l'entourent? Aucun pays n'a jamais vécu durablement à l'abri d'un mur!
Face au drame et au risque de contagion qu'il comporte, la communauté internationale est déboussolée. L'Administration Bush suit une ligne de conduite simple: laisser faire Israël. Certains de nos partenaires européens n'ont qu'une priorité : ne rien faire qui déplaise à Washington. Dès lors l'Union Européenne est paralysée. Il y a, bien sûr, un bouc émissaire tout désigné : l'ONU. Mais l'ONU n'est pas autre chose, en matière de sécurité, que le concert des puissances. Quant une puissance bloque toute initiative, il est injuste d'en faire porter la responsabilité à l'Organisation plutôt qu'à ses Etats membres.
La seule voix claire qu'on entende sur la scène internationale est celle de la France qui propose les étapes d'une sortie de crise cohérente et d'une paix durable. Puisse-t-elle être mieux entendue !
Alain Juppé

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dimanche 30 juillet 2006

Images d'horreur au Liban

Cana___Liban_30_07_2006

Les images diffusées au journal télévisé de 20 heures de ce dimanche, ont montré l’horreur des frappes israéliennes survenues à l’aube sur le petit village de Cana au sud du Liban. Il s’agit là du raid le plus meurtrier depuis le début de l’offensive menée par Israël contre la milice chiite du Hezbollah puisqu’au moins 54 personnes sont mortes, dont 37 enfants, selon un bilan officiel qui continue à s’alourdir au gré de la découverte de nouveaux corps de civils dans les décombres des nombreux immeubles détruits et à l’intérieur desquels de nombreux libanais s’étaient réfugiés. Malgré les affirmations de l’armée israélienne qui assure que « le Hezbollah utilise le village de Cana comme base de tirs de roquettes et est donc responsable si le secteur est devenu une zone de combats », on ne peut que déplorer le lourd tribut que paient aujourd’hui les populations civiles.

Le président Jacques Chirac a dit sa "consternation" après cet acte de violence. « La France condamne cette action injustifiable qui montre plus que jamais la nécessité de parvenir à un cessez-le-feu immédiat sans lequel d'autres drames ne peuvent que se répéter », a déclaré l'Elysée dans un communiqué. La présidence de la République avait déjà souligné samedi que la France souhaitait « l'engagement de la communauté internationale pour un cessez-le-feu immédiat ». Pour la diplomatie française, ce cessez-le-feu doit reposer « sur un accord politique entre les parties (...) préalable indispensable au déploiement d'une force internationale sous mandat de l'Onu ». La France a fait circuler au siège des Nations unies, à New York, un projet de résolution dans ce sens. Le texte préparerait le terrain à un autre projet de résolution, cette fois des Etats-Unis, portant sur le déploiement de 20.000 casques bleus de l'Onu aux frontières du Liban avec Israël et la Syrie.

La France pourrait se trouver à la tête de cette force internationale, a estimé le ministre finlandais des Affaires étrangères, Erkki Tuomioja, dont le pays exerce la présidence tournante de l'Union européenne. A Paris, on souligne de source autorisée que cette question est prématurée.

Des divergences entre la France et les Etats-Unis demeurent toutefois, en particulier sur le désarmement des milices chiites du Hezbollah libanais. Paris insiste sur le respect de la résolution 1559 de l'Onu stipulant, notamment, qu'il incombe au gouvernement libanais de démanteler les milices, parmi lesquelles le Hezbollah. Douste_Blazy_ONUCette position, le Ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, la réitère dans une interview au journal Le Parisien Dimanche. « Si nous sommes d'accord sur les objectifs de la résolution 1559, nous en sommes les coauteurs, nous avons de profondes divergences quant aux moyens d'y parvenir », explique-t-il. « Pour la France, une force multinationale ne doit pas précéder une accord politique. Elle doit le suivre", ajoute Philippe Douste-Blazy. Le ministre souligne que la position de la France reflète « le courage politique de se prononcer pour l'arrêt immédiat des combats ». « Ce n'est pas la position des Américains », ajoute-t-il. Le chef de la diplomatie française note par ailleurs que l'Iran, de par ses liens avec le Hezbollah, est un acteur qui ne peut pas être ignoré et souligne que Jacques Chirac a refusé le déploiement d'une force de l'Otan qui aurait été interprétée comme une ingérence de l'Occident dans le monde arabe.

Bien sûr, nous n’avons aucune légitimité pour nous prononcer sur la responsabilité des belligérants et renvoyons dos à dos les provocations irresponsables du Hezbollah et la disproportion de la riposte israélienne. Nous souhaitons simplement que la sagesse de la position française soit enfin reconnue par les Etats-Unis pour qu’ils usent de toute leur influence sur le Gouvernement Israélien en vue de faire cesser les combats dont les populations civiles sont trop souvent les malheureuses victimes.

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vendredi 21 juillet 2006

Crise du Proche Orient : le Président Chirac à la manœuvre

Chirac_Villepin_Alliot_Marie

Reproduction d'un billet de Renaud PILA publié sur le site de TF1 / LCI.

http://tf1.lci.fr/infos/france/0,,3318685,00-chirac-prompt-manoeuvre-.html

Jacques Chirac a retrouvé la scène qu'il affectionne avec la crise du Liban. Il a su mobiliser son gouvernement et trouver des réponses rapides et appropriées sur le front humanitaire et diplomatique.

Fort de sa stature internationale et de sa connaissance de la région, Jacques Chirac n'a pas perdu de temps depuis neuf jours et revêtu aisément sa casquette de chef des armées. D'abord sur le front humanitaire. Dès les premiers bombardements israéliens sur le Liban, il fait mettre en place un dispositif d'évacuations des civils, affrète un ferry dans la région et envoie au large de Beyrouth plusieurs navires militaires dont le bâtiment de commandement "Mistral". Au même moment, aux Etats-Unis, George W. Bush est lui critiqué par son opposition pour sa lenteur à organiser le départ des ressortissants américains.

Sachant que l'offensive de Tsahal sera "sans limite dans le temps" puisque telle est la décision du Premier ministre israélien, le chef de l'Etat français annonce, mercredi, l'envoi par avions de médicaments et d'eau potable dans les zones touchées mais réclame surtout l'ouverture de "corridors humanitaires" maritimes et terrestres pour évacuer les civils. Une initiative acceptée par Israël et qui permet à la diplomatie française de se réintroduire dans le jeu.

La moulinette américaine

Mais Paris n'entend pas s'en tenir là, loin de là. Alors que l'ensemble de la communauté internationale ferme plus ou moins discrètement les yeux sur l'offensive israélienne contre le Hezbollah, Jacques Chirac refuse de voir sa politique étrangère passer à la moulinette américaine. Dans une région où la France a encore quelque influence et des amis, il retrouve, avec son Premier ministre, le registre dans lequel ils avaient brillé au moment du refus français de s'engager en Irak aux côtés de Washington. Déplacement éclair de Dominique de Villepin à Beyrouth lundi dernier, tournée du ministre des Affaires étrangères dans la région depuis vendredi matin, visite de Michèle Alliot-Marie à Chypre ce week-end : la France est sur le terrain et multiplie les initiatives diplomatiques.

Dernière en date, la demande de Jacques Chirac à l'Union européenne de "mandater" au Proche-Orient son représentant pour la politique extérieure Javier Solana afin de " réunir les conditions d'un cessez-le-feu". Les Etats-Unis "aujourd'hui ne veulent pas arriver immédiatement" à un cessez-le-feu, estime Michèle Alliot-Marie, laissant clairement entendre que Washington ne veut pas contrarier les efforts d'Israël pour neutraliser le Hezbollah. La France, elle, se comporte en aiguillon de l'ONU et souhaite, comme le secrétaire général de l'organisation Kofi Annan, l'envoi d'une force internationale au Liban sud. Une initiative à laquelle s'opposent les Américains et leur fidèle allié Tony Blair.

"Une action symbolique"

Ces initiatives promptes face au drame libanais ont, chose plutôt rare en France, valu à l'exécutif un coup de chapeau de certains ténors de l'opposition. "Une fois n'est pas coutume, j'approuve les paroles et les actes" de Jacques Chirac, a ainsi déclaré Jack Lang. Bernard Kouchner lui a jugé que "le gouvernement était dans son rôle" en se rendant à Beyrouth à la rencontre des sinistrés et réfugiés. A l'UDF, François Bayrou a lui aussi approuvé le déplacement du Premier ministre, jugeant que "la France seule peut avoir une action symbolique" même si elle doit avoir lieu dans "le seul cadre européen". Ces compliments sont bienvenus pour le couple Chirac-Villepin, soumis à rude épreuve sur la scène intérieure depuis douze mois.

Si chacun sait que la France seule n'exerce plus aucune influence décisive au Proche-Orient, la compassion et les exhortations du président de la République pour limiter, autant que faire se peut, les dégâts dans un Liban à nouveau sacrifié lui redonnent une aura reconnue par l'opinion publique. A dix mois de la présidentielle, les quinquagénaires de l'UMP ou du PS ont beau jouer pour l'instant au coude à coude dans les sondages, côté stature internationale, ils ont encore plusieurs longueurs de retard sur Jacques Chirac.

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mardi 11 avril 2006

Eléctions en Italie

elections_italie

Les résultats du scrutin électoral italien nous permettent d’ores et déjà de tirer un premier enseignement : le manque de fiabilité des instituts de sondage. Ainsi, en prédisant une large victoire de la coalition de gauche, les sondeurs ont une nouvelle fois fait preuve de leur incapacité à transcrire, au travers des seules intentions de vote, une vision fidèle de la carte politique italienne post-électorale. Au moment où est rédigé ce message, le parti de l’Olivier de Romano PRODI semble l’avoir emporté mais on peut se demander où est le raz de marée que pronostiquaient les études d'opinions. Aussi, quand on voit les écarts entre les  prévisions et la réalité du scrutin, on peut se dire, qu’en France, Ségolène a quelques soucis à se faire avant de pouvoir envoyer son cher François collecter les pièces jaunes…

Par ailleurs, et même si nous ne cautionnons pas toujours le comportement de Silvio BERLUSCONI lorsqu’il devient outrancier, ce dernier avait l’avantage de proposer un projet de gouvernement qui était porté et soutenu par une coalition homogène et cohérente, gage de stabilité politique et institutionnelle. Dans le camp d’en face, l’alliance des partis de gauche est constituée de mouvements politiques aussi hétéroclites que peuvent l’être l’UDF et la Ligue Communiste Révolutionnaire en France. Si pour être élu, Romano PRODI a décidé de ratisser très large, il sera d’autant plus difficile de mener une politique réformiste quand chacun de ses alliés fera entendre sa petite musique. Il sera intéressant de regarder de près le fonctionnement de cette nouvelle majorité italienne avant les élections présidentielles et législatives qui auront lieu en France en 2007. Alors, rendez-vous dans six mois pour faire un état des lieux de la situation politique italienne.

Posté par UMP 24 Excideuil à 23:29 - Politique étrangère - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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