dimanche 8 octobre 2006
Intervention de Dominique de Villepin au Grand Jury RTL - LCI - Le Figaro
Intervenant dimanche dans le cadre du Grand Jury RTL - LCI - Le Figaro, le Premier Ministre a abordé tous les sujets d’actualité. Il a, en outre, répondu aux questions des journalistes sur l’échéance présidentielle de 2007 et sur la malheureuse polémique qui visait à discréditer l’action internationale de le France en la personne de Jacques Chirac.
La liberté des uns et des autres.
Dominique de Villepin a de nouveau éludé la question de son éventuelle candidature en 2007 mais il s'est employé à entretenir l'incertitude en prévenant qu'il défendrait ses convictions durant la campagne électorale. Le Chef du Gouvernement a en outre salué le « grand talent » de la Ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, à laquelle on prête l'intention de se lancer dans la course présidentielle en concurrence avec le Ministre de l'Intérieur et président de l’UMP. Pour Dominique de Villepin, l'UMP n'accordera pas en janvier une « investiture » au candidat le mieux placé, mais un simple « soutien ». Une nuance qui laisse ouverte la possibilité de candidatures multiples. « Je me réjouis que nous ayons dans notre camp aujourd'hui un candidat qui soit salué par l'opinion. C'est une très bonne chose, je m'en félicite, mais nous ne sommes pas dans le temps de la campagne présidentielle », a-t-il dit. « L'UMP se réunira non pas pour donner une investiture à un candidat mais pour apporter son soutien à un candidat », a-t-il souligné. « Nous avons un héritage (...) qui est de considérer que l'élection présidentielle c'est d'abord la rencontre entre un homme, une femme et le peuple français », a-t-il poursuivi. « Notre famille politique UMP apportera son soutien, et en particulier son soutien financier, à un candidat - et c'est son droit le plus strict -, mais si d'autres avaient le sentiment de pouvoir jouer un rôle, de pouvoir s'engager, ce choix pourrait être le leur », a estimé le Premier Ministre, avant de rendre hommage à Michèle Alliot-Marie. « C'est une femme de grand talent, qui a montré ses capacités dans le cadre du gouvernement. Moi, je respecte la liberté des uns et des autres », a-t-il dit. « Nous avons une responsabilité, une mission, c'est de travailler au service des Français. Nous entrerons au début de l'année prochaine dans une autre étape qui sera celle de la campagne présidentielle. A partir de là, chacun d'entre nous devra prendre sa responsabilité », a-t-il rappelé. « J'ai fixé ma doctrine: j'ai fait le choix de l'unité, je crois qu'il faut que nous avancions unis, rassemblés, et j'ai dit clairement que je soutiendrai celui ou celle qui dans notre famille politique sera le mieux placé pour gagner, rassembler notre famille et pour défendre nos idées et nos valeurs », a-t-il répété.
Politique étrangère de la France : une mise au point nécessaire.
Dominique de Villepin a recommandé au Ministre de l'Intérieur de « bien réfléchir et bien observer » en matière de politique étrangère, rappelant l'héritage gaulliste, et recommandant « de ne pas tout perdre en un jour ». « La crédibilité et l'indépendance de la France sont des choses que nous avons héritées du général de Gaulle, que nous avons patiemment conquises, faisons en sorte de ne pas tout perdre en un jour », a-t-il affirmé au cours de l'émission. « Je me définis par rapport à l'expérience qui est la mienne et par rapport à mes convictions gaullistes. Mon expérience est qu'il faut être vigilant sur ces questions. Tant qu'on n'a pas connu ces situations, tant qu'on n'a pas exercé de fonctions dans ces domaines, il faut être attentif à bien réfléchir, à bien observer, pour ne pas défaire ce que nous avons mis longtemps à construire », a-t-il dit. « Je pense que l'épreuve des faits est une épreuve redoutable en politique. Parler des choses c'est une chose, vivre les choses et mener une politique c'est autre chose », a-t-il ajouté. « Quel pays donneriez vous aujourd'hui en exemple sur la scène internationale d'une politique qui permette à la fois une bonne relation d'Etat à Etat et une exigence morale qui puisse être considérée comme parfaite? Il n y en a pas. Il faut en permanence chercher à concilier ces deux exigences, c'est ce que la France fait », a-t-il dit. « Ce que je peux vous dire, c'est qu'ayant présidé à la diplomatie française pendant deux ans et ayant travaillé longtemps avec Jacques Chirac, l'exigence de la politique française c'est de porter cette exigence le plus loin possible, je serais curieux de savoir comment on peut aller plus loin dans la dénonciation tout en gardant ce dialogue nécessaire pour faire avancer le dossier coréen, le dossier iranien, le dossier énergétique ». « Tout l'exercice est d'application, c'est bien un domaine où je me garderais de donner des leçons », a-t-il précisé. Dominique de Villepin a également défendu la notion de « domaine réservé » du Président de la République en matière de diplomatie et de défense et a souligné que la France devait avoir la capacité de parler d'une seule voix.
lundi 25 septembre 2006
Dominique de Villepin : croire en la France
Dans un entretien à paraître demain, 27 septembre 2006, dans La tribune, Dominique de Villepin estime que les bons résultats obtenus par son Gouvernement montrent qu'il est « possible de maintenir un équilibre entre les exigences économiques et les attentes sociales ». « Pour les Français, l'économie doit être au service d'un modèle de croissance et de justice sociale, ce que j'ai appelé la croissance sociale. Cette question sera sans doute l'un des grands enjeux des prochains débats », estime le Premier Ministre. Interrogé sur la « rupture » prônée par certains, Dominique de Villepin répond que l'essentiel est « ce qui fonde notre identité ». « Comment faire des propositions fortes et innovantes en restant fidèles à nous-mêmes ? C'est tout le défi des années à venir », affirme le Chef du Gouvernement, évoquant l'attachement de la France à ses services publics, à la lutte contre les inégalités et aux idéaux républicains. « Tout cela demande, de la part des responsables politiques, beaucoup d'imagination, beaucoup de travail et surtout le refus de toute idéologie », poursuit le Premier Ministre. « Si nous savons respecter cette identité française, tout en faisant preuve de pragmatisme, nous saurons trouver notre voie: il y a une réussite à la française ». Dominique de Villepin estime que l'innovation, l'emploi, le pouvoir d'achat et l'endettement seront les quatre enjeux majeurs de l'élection présidentielle de 2007. Interrogé sur ses propres ambitions, le Premier Ministre répond qu'il est « bien occupé » en tant que Chef du Gouvernement et qu'il entend « mener cette tâche jusqu'au bout ». « Le débat démocratique sera d'autant plus fort, utile et fécond que nous aurons servi les Français jusqu'au bout. C'est la mission que m'a confiée le Président de la République », conclut le Premier Ministre.
samedi 2 septembre 2006
L'action et le rassemblement plutôt que la rupture
Dans le cadre des Universités d’été des Jeunes Populaires qui se tiennent à Marseille en cette fin de semaine, Dominique de Villepin a pris l'engagement vendredi que sa famille politique sera rassemblée en 2007. "C'est mon engagement. Notre famille sera rassemblée pour les grandes échéances de l'année prochaine", a lancé le Chef du Gouvernement dans son discours. "Elle le sera pour la France que nous avons engagée sur la voie de la modernité et qui ne peut pas prendre le risque d'un retour en arrière. Elle le sera pour notre famille qui veut la victoire et fera tout pour la mériter", a ajouté le Chef du Gouvernement. "Nous avons tiré les leçons de l'expérience. Nous connaissons le prix de la division, des affrontements, et nous l'avons payé cher", a-t-il poursuivi. "Aujourd'hui mieux que personne, nous savons que dans les moments importants il faut se rassembler. Il faut se rassembler pour gagner, défendre nos idéaux, défendre les intérêts de notre pays".
Avec Nicolas Sarkozy, "nous partageons une même ambition, une ambition d'action au sein du gouvernement", a affirmé le Premier ministre, très applaudi par les Jeunes UMP. "Cette ambition de rassemblement, elle est la condition de notre succès à tous", a souligné Dominique de Villepin, qui a dénoncé les "propositions fantaisistes, abstraites ou ruineuses" de la gauche.
Le Premier Ministre s'est cependant démarqué de la rupture proposée par le président de l'UMP pour 2007, en invitant le parti à "assumer" le bilan de son gouvernement.
"Il est temps de prendre conscience et de marteler que notre famille politique incarne aussi aujourd'hui, avec détermination et pragmatisme, la justice sociale, l'égalité des chances, la solidarité", a-t-il lancé, en invitant les militants à "ne pas se laisser enfermer dans une image réductrice et caricaturale" de leur famille politique.
"On ne gagne pas contre quelqu'un, contre quelque chose. On gagne pour la France et pour les Français", a-t-il lancé.
"Nous avons tout dans nos mains pour gagner pour la France. A condition de rester fidèles à deux exigences, l'action et le rassemblement", a conclu le Premier Ministre.
lundi 14 août 2006
Dominique de Villepin : l'action dans l'unité de sa famille politique
Dans le cadre d'un entretien accordé au Journal du Dimanche, le Premier Ministre, après avoir évoqué la question proche-orientale, est intervnue pour donner le sens de la rentrée politique. Il a ainsi confirmé sa volonté d'action jusqu'au terme du quinquennat et son désir d'unité de notre mouvement politique afin de préparer les échéances électorales de 2007.
Extrait de l'interview
Comment envisagez-vous la rentrée sur le plan intérieur ?
La seule chose qui me préoccupe, pour cet été comme pour la rentrée, c’est d’apporter une réponse aux attentes et aux inquiétudes des Français. Nous avons connu en juillet un épisode de canicule : nous avons immédiatement pris avec Xavier Bertrand les mesures nécessaires. En matière d’hébergement d’urgence, Catherine Vautrin a débloqué la semaine dernière 1 000 places supplémentaires. Et je n’oublie pas la sécheresse, qui a frappé de nombreux agriculteurs dans notre pays : je m’assurerai personnellement de leur juste indemnisation. Je veux placer la rentrée sous le signe de l’action : poursuivre nos efforts dans la lutte contre le chômage, apporter une réponse concrète à l’augmentation des prix de l’essence qui pèse lourdement sur le budget des ménages, aider les étudiants et leurs parents, voilà ce sur quoi le gouvernement travaille actuellement. Qu’est-ce que les Français attendent de leurs responsables politiques ? Des réponses, des décisions, des résultats. Nous avons des signaux encourageants : la baisse du chômage, la création de 200 000 emplois nouveaux, les résultats exceptionnels de la croissance française au deuxième trimestre, l’amélioration des exportations. Tout cela montre que la France peut faire la course en tête en Europe. Avec Jean-Louis Borloo, Thierry Breton et tout le gouvernement nous voulons garder le cap de la modernisation de notre pays. Dans la mondialisation, les Français ont un atout maître : eux-mêmes, leur diversité, leur culture, leur volonté.
Comment vivez-vous les noms d’oiseaux qui s’échangent entre villepinistes et sarkozystes ?
Toutes ces étiquettes n’ont aucune raison d’être au sein de notre famille politique. Je regrette profondément ces querelles. Si nous voulons mettre toutes les chances de notre côté pour 2007, l’unité doit être la règle. Les querelles de personnes, non ; le débat d’idées en revanche, oui : car nos différences de sensibilités sont une richesse, elles donneront de la profondeur et du corps à notre projet. Comme chef de la majorité, je veux être le premier artisan du rassemblement de notre famille.
mercredi 2 août 2006
Dominique de Villepin : la culture du résultat
Lors de la dernière conférence de presse mensuelle qui s’est tenue le 31 juillet dernier, le Premier Ministre avait choisi le quartier du Val-Fourré, à Mantes-la-Jolie pour faire le point sur l’action gouvernementale. Dominique de Villepin, accompagné des Ministres Jean-Louis Borloo (Emploi et cohésion sociale), Thierry Breton (Economie) et Azouz Begag (Egalité des chances), a montré la mobilisation du gouvernement en matière d’emploi et d’égalité des chances. Pas d’annonces tonitruantes, le Premier ministre a mis en avant les chiffres «encourageants» de ces derniers mois en matière de croissance et de chômage. Ainsi avec 26 000 demandeurs d’emploi en moins, le taux de chômage est passé sous la barre des 9% de la population active au mois de juin. Il était de 9,1% en mai (contre 10,1% un an plus tôt) avec un nombre de 2,2 millions de demandeurs d'emploi. «La baisse du chômage, ce n'est pas un hasard du calendrier», cela ne «résulte pas de l'évolution démographique», a-t-il expliqué faisant allusion aux critiques de l’opposition. Avant d’ajouter: «la baisse du chômage, c'est le résultat d'une politique». A moins d’un an de l’élection présidentielle en France, Dominique de Villepin a promis de «garder le rythme» dans son action à la tête du gouvernement. Porté par son élan, il table sur 2 millions de chômeurs d’ici le premier trimestre 2007, un seuil au dessous duquel la courbe n’est plus redescendue depuis vingt ans. Quand on se rappelle le discours de politique générale qu'avait tenu Dominique de Villepin à l'Assemblée Nationale lors de sa prise de fonction, on se dit que l'engagement et le volontarisme qu'il a mis en œuvre pour mener la bataille lui permettent, aujourd'hui, d'afficher des résultats probants qui sont à porter à son crédit. Le recul du chômage n’est d'ailleurs pas le seul sujet de satisfaction du Chef du gouvernement, l’autre bon indicateur économique est une croissance au deuxième trimestre de 2006 entre 2 et 2,5% en rythme annuel.
vendredi 30 juin 2006
L'égalité des chances
Dans le cadre de la Conférence nationale sur l'égalité des chances, Dominique de Villepin a publié une tribune dans Libération pour expliquer que l'égalité des chances est placée au cœur de l'action gouvernementale et que ce principe le guide dans ses choix politiques. Le Premier Ministre souligne cependant que l'égalité des chances poussée jusqu'à l'égalitarisme est une erreur.
Tribune de Dominique de Villepin dans Libération – 30/06/2006
Depuis un an, j’ai mis l’égalité des chances au cœur de l’action de mon gouvernement. Je crois dans ce principe. C’est lui qui me guide dans mes choix politiques.
L’égalité des chances est un héritage vivant de notre histoire républicaine. Rappelez-vous l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme : « Tous les citoyens (...) sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents ».
Je vois aussi dans l’égalité des chances un idéal moderne, qui répond aux aspirations les plus profondes des Françaises et des Français. Car nos concitoyens réclament davantage de justice et de solidarité, mais ils veulent aussi davantage de liberté, davantage de réussite individuelle, davantage de choix pour eux-mêmes et pour leurs enfants. Ils aspirent à un destin collectif, mais ils veulent aussi que chacun soit récompensé selon ses mérites. C’est pour cela que l’égalité poussée jusqu’à l’égalitarisme est selon moi une erreur : il ne valorise personne, il ne reconnaît pas les efforts de chacun, il propose des solutions uniques pour des hommes et des femmes qui ont souvent des aspirations et des besoins différents.
Je ne me fais pas une conception étroite de l’égalité des chances : si elle se joue en premier lieu à l’école, il faut la défendre à tous les âges, tout au long de la vie. Oui, il est indispensable de repérer très tôt les difficultés des élèves, de leur apporter des solutions personnalisées pour qu’ils maîtrisent la lecture et l’écriture et qu’ils ne se laissent pas distancer dès l’âge de 6 ou 7 ans. Oui, il est nécessaire d’inventer de nouvelles solutions pour traiter les problèmes psychologiques, familiaux ou de santé que peuvent rencontrer certains élèves : c’est tout le sens des équipes de réussite éducative que nous avons mises en place ou des examens de santé que nous avons prévus lors de la sixième et douzième année. Oui, nous devons nous assurer que tous nos enfants ont bien acquis les connaissances fondamentales pour qu’ils aient les atouts nécessaires dans un monde où ils devront souvent s’adapter et changer de travail. Mais c’est à toutes les étapes de la vie que nous devons rappeler les exigences de l’égalité des chances : avoir accès à une formation nouvelle à 30, 40 ou 50 ans, pouvoir valoriser les acquis de l’expérience autant qu’un diplôme, pouvoir rebondir après un accident de la vie comme une maladie, un surendettement ou le chômage, voilà ce pour quoi le gouvernement se bat.
Car l’égalité des chances doit valoir pour tous : pour les hommes comme pour les femmes, qui doivent concilier vie familiale et vie professionnelle dans des conditions souvent difficiles. Pour les personnes âgées comme pour les jeunes, dont l’entrée dans la vie professionnelle ressemble encore à un parcours du combattant : c’est pour cela que je veux améliorer l’orientation pour tous nos élèves et tous nos étudiants, grâce au service public de l’orientation demandé par le Président de la République. C’est pour cela aussi que nous allons faciliter la vie étudiante en renforçant les bourses et en poursuivant notre effort en faveur du logement étudiant. L’université doit être toujours davantage un moteur de l’ascension sociale. Egalité des chances aussi pour les handicapés, qui ont droit à des études, des loisirs, un travail dans les mêmes conditions que tous les autres citoyens. Cela veut dire une vraie compensation. Cela veut dire un soutien attentif et réel, qui crée de nouveaux possibles et change nos regards.
Nous devons aussi conforter et moderniser nos services publics en maintenant une solidarité financière active entre tous les Français : car c’est le meilleur moyen de remettre de l’égalité entre les territoires. Il n’est pas acceptable que des populations soient isolées et reléguées dans des lieux mal desservis et mal équipés, en particulier dans les zones rurales. J’ai donc signé la semaine dernière la charte des services publics en milieu rural, qui marque l’engagement de l’Etat à assurer des services publics de qualité sur l’ensemble du territoire. Nous avons aussi mis en place 176 pôles de compétitivité d’excellence rurale, pour valoriser les atouts de nos régions et rassembler nos forces. Il n’est pas acceptable non plus que certains de nos concitoyens vivent dans des quartiers où le taux de chômage est trois fois supérieur à la moyenne nationale, où la délinquance et la violence sont des réalités quotidiennes, où les espoirs se heurtent aux barrières de l’indifférence et des discriminations. Face à cette réalité, je veux rappeler que notre majorité a adopté en mars dernier la loi sur l’égalité des chances, qui est une grande loi de la République : en créant de nouvelles zones franches urbaines, en mettant en place un apprentissage junior, en regroupant les moyens de l’égalité des chances dans une agence, elle ouvre de nouvelles perspectives.
Mais dans ce domaine rien n’est jamais donné. L’égalité des chances est un combat de tous les jours, qui suppose de l’indignation et de l’imagination. Indignation devant les discriminations dont certains de nos compatriotes sont victimes dans leur vie quotidienne : je compte sur la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité) pour les combattre avec la plus grande fermeté, je compte sur la prise de conscience de chacun. Imagination pour donner un souffle nouveau à notre aspiration collective à plus d’égalité, plus de fraternité, plus d’engagement, plus de liberté. N’hésitons pas à ouvrir des chemins pour permettre à chacun de réaliser ses rêves : pourquoi par exemple ne pas développer des filières d’excellence professionnelle dans les domaines comme les logiciels informatiques de jeu et d’animation, le numérique, le génie mécanique, le tourisme, la gastronomie et l’hôtellerie ? Pourquoi ne pas réfléchir à une forme plus généralisée du service civil volontaire que nous venons de mettre en place ? Arrêtons de croire que tout est joué à 18 ans, arrêtons de ne penser que diplômes et statuts, laissons éclater la diversité et le dynamisme français. L’égalité des chances est aussi une révolution des esprits.
lundi 1 mai 2006
Affaire "Clearstream" ou quand l'opposition dérape
Dans le dossier « Clearstream » que certains qualifient « d’affaire d’état » pour tenter d’affaiblir le Premier Ministre, nous pouvons une nouvelle fois nous interroger sur les pratiques journalistiques et l’exploitation démesurée qui en est faite par l’opposition. Ainsi, un article du Monde du samedi 29 avril 2006 affirme, en faisant référence à un procès-verbal lors d'une audition du Général Philippe Rondot par des juges le 28 mars dernier, que le Général aurait indiqué aux juges avoir été convoqué le 9 janvier 2004 au Quai d'Orsay par Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères, pour enquêter sur cette affaire, et que « le nom de M. Sarkozy a été évoqué » lors de la rencontre. Face à ces allégations, Dominique de Villepin a fait publier un communiqué dans lequel il affirme avoir demandé, le 9 janvier 2004, au Général Rondot « de tenter de vérifier la crédibilité des rumeurs relatives à l'existence de réseaux mafieux internationaux et d'intermédiaires pouvant nuire à notre sécurité nationale ou à nos intérêts ». Or malgré la mise au point faite par le Premier Ministre, la gauche, accompagnée dans ses basses manœuvres par une UDF dont le cynisme n’a plus de limite, a sonné l’hallali et demandé la démission du Premier Ministre. Ainsi, Ségolène Royal a affirmé que cette affaire constituait « la fin d'un règne sans éthique », tandis que le numéro un du PS, François Hollande, a souhaité que M. de Villepin soit « entendu par la justice ». Pour sa part, François Bayrou a jugé que la France était désormais « au bout de la crise de régime ». Il est donc étonnant de constater que cette tentative de mise à mort politique visant le Premier Ministre repose, jusqu’à présent, sur des révélations de la presse écrite qui viennent d’être démenties par l’un des protagonistes, le Général Philippe Rondot lui-même. Ce dernier a démenti, dès vendredi soir, les affirmations publiées dans Le Monde : « je suis instrumentalisé dans cette affaire (...) Jamais Dominique de Villepin ne m'a ordonné de prendre pour cible Nicolas Sarkozy même si les noms d'hommes politiques ont été jetés dans la conversation par d'autres participants lors de la réunion du 9 janvier 2004 », a transmis son entourage à la rédaction de France 3. Un proche du Général a également confié que l'ex-agent de la DST était « scandalisé » par « l'utilisation biaisée » d'éléments tirés de la procédure.
Par conséquent, comme le fait remarquer le député UMP Hervé Mariton, « la gauche dit des choses très graves sur des fondements très fragiles ». Nous ne pouvons qu’être révulsés par l'exploitation de cette affaire et nous nous étonnons que les démentis apportés par le Général Rondot ne soient pas plus pris en compte par une opposition irresponsable qui préfère les joutes de la politique politicienne à l’intérêt national.











