mardi 15 mai 2007
Jacques Chirac : un lien indéfectible
Ce soir, et à la veille de la cérémonie officielle de la passation de pouvoirs, c’était la dernière allocution télévisée de Jacques Chirac en qualité de Président de la République française. Moment forcément empreint d’émotion pour tous les "vieux" militants, qui comme moi, ont puisé dans cet homme la motivation de leur engagement politique. Le Chef de l’Etat a réaffirmé sa confiance en la France et en Nicolas Sarkozy qui en assurera la destinée dans le cadre du mandat que lui ont confié une majorité de français. Une page se tourne et notre ardeur militante sera désormais au service du nouveau Président. Mais, dans nos cœurs de militants, et comme pour beaucoup de français, l’attachement à Jacques Chirac restera indéfectible. Le lien ne se rompra pas. Alors ce soir, pas envie de faire un grand discours sur la toile. Juste envie de dire : "Merci Monsieur le Président". Sans oublier d’associer à ce message, Dominique de Villepin qui, au delà d’une fidélité indéfectible qui l’honore, aura aussi montré, en tant que Premier Ministre, sa dimension d’homme d’Etat. Au fil d’un engagement politique maintenant ancien, il est des hommes que l’on est fier d’avoir servis. Ces deux là en font indéniablement partie.
Pascal BILLAT
lundi 18 septembre 2006
Intervention de Jacques Chirac sur Europe 1
Répondant à l'invitation de Jean-Pierre Elkabach, le Président de la République est intervenu, ce matin sur les ondes d'Europe 1. L'occasion pour Jacques Chirac de revenir sur les sujets d'actualité, tant sur le plan intérieur qu'au niveau international.
Présidentielle. Le président Jacques Chirac a affirmé qu'« il n'y aura aucune chamaillerie » au sein du gouvernement entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy pendant les derniers mois de la législature. « C’est la France de maintenant qui est importante. Le gouvernement a été nommé pour assumer ses responsabilités jusqu’au terme de son action et la campagne électorale ne doit pas mettre en cause la capacité du gouvernement à assumer ses responsabilités. (…) Les Français ont bien travaillé, ce n'est pas au moment où les choses s'améliorent que l'on va tout d'un coup baisser les bras et se consacrer exclusivement à une campagne électorale qui viendra en son temps (…) Je pense que de mars à mai il y a le temps nécessaire pour une campagne électorale, nous n’avons pas la possibilité de perdre du temps pour une campagne excessive. »
Son éventuelle candidature en 2007. Prié de déclarer s'il avait pris sa décision, le chef de l'Etat a répondu : « Ce n'est pas d'actualité. » « Je m’exprimerai au premier trimestre de l’année prochaine, en attendant je me refuse à toute spéculation qui me semble inutile. (…) Mon point de vue est celui de l’intérêt de la France. J’ai une grande idée de la France qui s’est renforcée au fil des ans. Nous sommes un pays vivant. » Interrogé sur sa forme, le chef de l’Etat a déclaré : « Je me sens effectivement dans une forme tout à fait convenable. »
Dialogue social. « Nous sommes en retard en France en matière de dialogue social, je propose donc que, par la loi, on précise que dorénavant, toute modification du code du travail soit précédée par une concertation avec les organisations syndicales et professionnelles compétentes. » Qualifiant ce problème « d'urgent », le chef de l'Etat a précisé que ces dispositions seront mises en vigueur « naturellement » avant l'élection présidentielle du printemps.
Pouvoir d’achat. « La situation de la France s’améliore. Le chômage baisse, avec une ambition : passer sous la barre des 8 %. La croissance est forte : 1,1 % au dernier trimestre, la plus forte de l’eurozone. La situation financière s’améliore. Il faut poursuivre l’action : continuer la lutte contre le chômage, répondre aux revendications légitimes en matière de pouvoir d’achat, poursuivre la baisse des impôts sur le revenu, relever des défis économiques. » Les recettes fiscales supplémentaires doivent permettre d'une part de « répondre aux problèmes de pouvoir d'achat ». D'autre part, « l'accroissement » des recettes « doit être affecté à la réduction de la dette », a affirmé le président de la République.
Réforme des régimes spéciaux de retraites. « Si ces régimes spéciaux existent, c’est parce qu’il y a des raisons spéciales. Un débat sur l’ensemble des problèmes de retraites est prévu en 2008. Attendons ce débat. Mon gouvernement n’a aucune intention dans l’état actuel de modifier les régimes spéciaux. »
Carte scolaire. « La garantie de la mixité sociale justifie la carte scolaire. Il ne serait ni réaliste ni juste de la supprimer. En revanche, il faut améliorer le niveau des établissements en difficulté et assouplir les règles de la carte scolaire en accord avec les organisations représentatives des enseignants. »
Fusion Suez-GDF. « La France doit avoir un pôle gazier au niveau de ses besoins. Nous avons un pôle international d’énergie nucléaire avec Areva, le pétrole avec Total, l’électricité avec EDF. C’est un bon projet conforme à nos intérêts. » Concernant les milliers d’amendements déposés par l’opposition, Jacques Chirac a conseillé d’être « patient » et a demandé de ne pas « faire de l’obstruction systémique qui menace le bon fonctionnement des institutions ».
Propos du pape Benoît XVI. « Il faut éviter tout ce qui anime les tensions entre les peuples et les religions, notamment tout amalgame entre l’islam, grande religion respectée et respectable, et l’islamisme radical, une action tout à fait différente, de nature politique. » Jacques Chirac a toutefois précisé qu'il n'avait pas « pour vocation, ni l'intention, de faire un commentaire sur les propos du Pape » et qu'il s'exprimait « sur le plan général et dans le cadre du dialogue des cultures et des civilisations » qu’il prône.
Terrorisme. « Le terrorisme est une réalité du monde contemporain contre lequel il faut lutter avec beaucoup d’énergie. Il n’y a pas de danger particulier pour la France, tous les pays sont concernés. Mais il faut tout mettre en œuvre pour s’opposer au terrorisme. »
Liban. « Il y a deux objectifs : renforcer l’autorité du gouvernement libanais sur l’ensemble du territoire et reconstruire le Liban. A New-York, je proposerai notamment une conférence internationale qui puisse permettre de reconstruire le Liban grâce à l'aide internationale (…) Je pense qu’Israël respectera ses engagements. Quant au Hezbollah, il est normal qu’un courant exprime politiquement ce que pense la partie hezbollah de l’opinion publique libanaise. Ce qui est contestable, c’est de l’exprimer par la force. La solution doit être politique ».
Proche-Orient. La solution au problème israélo-palestinien existe, chacun en connaît les termes : deux Etats en sécurité et viables. Je proposerai à New York une réunion du quartette (Etats-Unis, Russie, Union européenne, Onu). Il faut éviter un drame humanitaire à Gaza, reprendre les aides et lever le blocus. En échange, Mahmoud Abbas doit réussir à former un gouvernement d’union nationale. »
Relations franco-américaines. « La relation transatlantique se porte bien. Nous avons une relation qui ne peut être qu’entre égaux. Ça ne peut pas être une relation de soumission. »
Nucléaire iranien. Je ne suis pas pessimiste. On peut trouver des solutions par le dialogue, je ne suis jamais favorable aux sanctions. Nous devons d'abord trouver un ordre du jour de la négociation, puis engager une négociation et, pendant cette négociation, je suggère que, d'une part, les Six [Allemagne, France, Grande-Bretagne, Etats-Unis, Chine, Russie] renoncent à saisir le Conseil de sécurité et que l'Iran renonce à l'enrichissement de l'uranium. »
Le Darfour. « Nous sommes à la veille d’un nouveau drame humanitaire qui risque de déstabiliser l’ensemble de la région. Les pays de l’Union Africaine ne peuvent pas assurer à terme la sécurité du Darfour. Une seule solution : l’intervention de l’Onu, avec 20.000 hommes. Tout le monde est d’accord sauf le Soudan. A New York, je vais lancer un appel solennel au président Béchir pour qu’il accepte la venue de l’Onu. »
Aide au développement. « A New York, j’insisterai sur l’aide au développement et la solidarité. Il n’y a aucun moyen de stabiliser l’Afrique si on ne lui donne pas les moyens de se développer ; Il n’y a pas de mondialisation si elle ne s’applique qu’aux pays riches. Les Etats n’ont pas les budgets pour financer l’aide, il faut le faire par des financements innovants, comme la taxe sur les billets d’avions. Ce système répond à un problème majeur qui fait que les médicaments sont au nord et les malades sont au sud. »
Environnement. « Il est essentiel de prendre un certain nombre de dispositions pour lutter contre la lente déperdition de notre environnement. Je vais proposer deux choses : la création d’une organisation des Nations unies pour l’environnement ayant la capacité de concevoir une politique et de la mettre en œuvre et je vais convoquer à Paris début 2007 une conférence internationale sur l’environnement. »
dimanche 10 septembre 2006
Jusqu'en 2007, le patron c'est Chirac
Jacques Chirac vient de rappeler qu’il avait fixé une feuille de route au gouvernement et qu’il attendait bien qu’elle soit respectée jusqu’aux échéances de 2007. Ainsi, dans des propos rapportés samedi par Le Figaro, le Chef de l'Etat demande au gouvernement de se consacrer sans réserve à son travail et de ne pas se lancer dans une campagne prématurée. « Je ne me laisserai pas détourner, et je ne laisserai pas détourner le gouvernement de sa responsabilité, qui est de travailler », affirme Jacques Chirac dans le cadre de "confidences" recueillies vendredi par le journal. « La seule vocation du gouvernement, sa seule justification, c'est de se consacrer sans réserve au travail, et non aux perspectives politiques et électorales qui viendront en leur temps », souligne le Chef de l'Etat. Pour le Président de la République, « on ne peut se permettre de consacrer au débat électoral plus de temps que nécessaire en démocratie ».
Tout en reconnaissant que la situation s'améliore sur le plan économique, l'hôte de l'Elysée refuse que la majorité se mette en roue libre jusqu'aux échéances de 2007. « Nous n'avons pas encore atteint nos objectifs, ce n'est pas le moment de ralentir mais d'accélérer », insiste-t-il. Jacques Chirac demande au gouvernement d'améliorer le pouvoir d'achat des Français, de favoriser le développement des PME, de conforter la participation et de réformer le dialogue social dont l'insuffisance est « une plaie permanente de la société française ». Ce rappel à l’ordre montre que le Président de la République et le Premier Ministre sont à l’unisson pour promouvoir l’action gouvernementale jusqu’à la prochaine élection présidentielle.
vendredi 14 juillet 2006
Interview du 14 juillet : un Président déterminé
Comme il l’avait récemment souligné, le Président de la République a profité de la traditionnelle interview du 14 juillet pour rappeler que les dix mois qui nous séparent désormais de la prochaine élection présidentielle ne peuvent se transformer en une période d’immobilisme pour notre pays. C’est donc bien dans l’action que le Chef de l’Etat, avec l’appui du Premier Ministre et du Gouvernement, compte terminer son quinquennat. Il a ainsi décliné les principaux domaines qui feront l’objet d’une prochaine initiative gouvernementale : allocation de rentrée pour les étudiants, réforme de la justice, loi sur l’actionnariat salarié, encadrement du système des « stock-options », aide à l’orientation pour les jeunes,… Mais une grande partie de l’intervention du Président a porté sur le délicat dossier du proche et moyen Orient. Jacques Chirac a une nouvelle fois montré que, sous son impulsion, la voix de la France était écoutée partout dans le Monde et que ses initiatives étaient souvent reprises par les organisations internationales. Quant à la question d’une éventuelle nouvelle candidature en 2007, Jacques Chirac a rétorqué que le temps n’était pas encore venu d’indiquer ses intentions en la matière, en repoussant au premier trimestre de l’année prochaine l’annonce de sa décision. A noter que cette intervention du Chef de l’Etat intervient au lendemain de la publication d’un sondage qui montre que 47% des français jugent positivement les deux mandats du Président Chirac (43% apportant un jugement négatif et 10% ne se prononçant pas).
Bien entendu, les réactions de l’opposition ne se sont pas faites attendre et sont sans surprise. En effet, c’est par des commentaires cyniques et caricaturaux que les éléphants du Parti Socialiste ont une nouvelle fois décidé de s’exprimer, oubliant même, parfois, le minimum de retenue qu’exigerait le respect à la fonction présidentielle derrière laquelle ils sont pourtant nombreux à courir… Les socialistes sont toujours aussi désolants… et à entendre leur habituelle logorrhée, on comprend plus facilement la réaction de Zidane lors de la finale de Coupe du Monde de football…
Si vous souhaitez prendre connaissance de l’intégralité de l’intervention de Jacques Chirac, cliquez sur le lien suivant : Interview_du_14_juillet_2006
mardi 27 juin 2006
Chirac - Villepin : l'union sacrée
Au cours de son intervention télévisée du 26 juin, le Président de la République a confirmé la confiance qu'il témoigne au Premier Ministre et à l'ensemble du Gouvernement pour continuer dans la voie de l'action empruntée au lendemain du référendum sur la constitution européenne. La volonté exprimée par le Chef de l'Etat s'inscrit dans une double exigence. Exigence de responsabilité, tout d'abord, en refusant que la dernière année du quinquennat ne devienne une période d'immobilisme pour la France. C'est l'action dans les divers domaines énoncés par Jacques Chirac qui doit prévaloir pour préparer notre pays à la compétition internationale. Exigence de loyauté, également. Bravant la morosité exprimée dans les études d'opinion, le Président de la République ne se soumettra pas au diktat de l'opposition qui le somme, depuis quelques semaines, de changer de Premier Ministre. Mais au delà des relations de confiance qui unissent les deux têtes de l'exécutif, c'est sur les résultats obtenus que Jacques Chirac a principalement fondé sa position. Et c'est dans cette même direction que le Gouvernement, tout entier, est invité à persévérer : combattre le chômage, favoriser et accompagner le retour de la croissance économique, garantir la sécurité des Français, préparer les réformes nécessaires. Telle est la feuille de route de l'équipe Villepin jusqu'aux prochaines échéances présidentielles. Enfin, rompant catégoriquement avec le sentiment ambiant de morosité qui semble frapper nos concitoyens, le Chef de l'Etat les a exhortés à plus d'optimisme et a rappelé les atouts de la France et son rayonnement dans le Monde.
dimanche 25 juin 2006
Le Président de la République sur France 2, le lundi 26 juin à 20h00
Jacques Chirac interviendra lundi soir sur France-2 pour "définir les actions qu'il entend conduire avec le gouvernement et la majorité dans les mois qui viennent", a annoncé dimanche l'Elysée.
Lors de cette intervention, le Chef de l'Etat "répondra aux interrogations des Français, et à moins d'un an de l'élection présidentielle, où l'agitation peut gagner le monde politique, il fixera un certain nombre de repères et rappellera des principes", a expliqué son entourage. Jacques Chirac devrait renouveler sa confiance en Dominique de Villepin et tenter de faire taire les rumeurs de remaniement. "Le remaniement n'a jamais été d'actualité pour lui. Ce ne sera pas l'objet de l'émission de demain", souligne l'entourage présidentiel. La dernière intervention présidentielle à la télévision remonte à la crise du contrat première embauche (CPE) le 31 mars dernier. Celle de lundi aura lieu à deux semaines et demi de la traditionnelle intervention du 14 juillet. "Le président de la République estime qu'on était dans un moment où il y avait un certain nombre d'interrogations", a déclaré son entourage pour expliquer la proximité entre les deux interventions. (Source AFP - 25/06/2006 - 19h26)
mercredi 10 mai 2006
La mise au point présidentielle
Face à la surexploitaiton des rumeurs qui dominent la une des différents médias écrits et télévisés et afin de stopper toute instrumentalisation des intentions supposées du Chef de l'Etat sur un éventuel remaniement, voire un changement de Premier Ministre, Jacques Chirac a choisi de s'exprimer à l'issue du Conseil des Ministres afin de clarifier la situation. Il a profité de cette occasion pour réaffirmer sa confiance à Dominique de Villepin.
Déclaration de Jacques CHIRAC, Président de la République, à l'issue du Conseil des ministres du mercredi 10 mai 2006.
A un moment où l'agitation le dispute à la raison, je veux rappeler quelques principes.
La République, ce n'est pas la dictature de la rumeur, la dictature de la calomnie. La République, c'est la loi. La justice est saisie. Elle doit faire son travail : établir les faits, tous les faits et dire le droit. Je souhaite qu'elle le fasse dans la sérénité et le plus rapidement possible.
La démocratie, ce n'est pas l'irrespect et l'exploitation jusqu'à l'outrage de procédures judiciaires en cours, au risque de faire le lit des extrémismes et de désespérer les Français de la politique.
Bien sûr, il y a la perspective des élections qui agitent les esprits. Mais l'élection présidentielle, c'est dans un an. Et c'est un vrai débat, le moment venu, auquel notre pays doit pouvoir être convié. Pour l'heure, il y a l'exigence et l'honneur de Gouverner.
Grâce aux efforts des Français, grâce aux réformes entreprises par le Gouvernement, nous avons à la fois un chômage en baisse depuis un an et une croissance positive qui s'accélère. Jamais je n'accepterai de laisser gâcher une telle chance pour la France. Je l'ai dit ce matin en Conseil des Ministres, je fais toute confiance au Gouvernement de Dominique de Villepin pour conduire la mission que je lui ai confiée et j'attends de lui qu'il accélère encore son action.
Chacun doit être à la tâche, avec énergie, sans calcul, avec la seule obsession qui vaille, celle de l'intérêt national, celle de l'intérêt des Français. Ces principes sont ceux de la République. Ils nous éclairent et ils s'imposent à nous.











