jeudi 10 mai 2007
Semaine post-électorale
Nous savions que Nicolas Sarkozy était un infatigable travailleur bien déterminé à rapidement s’organiser pour mettre en application ses projets de Société. Il aurait cependant mérité, sans doute par nécessité naturelle, mais aussi par respect pour la personne, de bénéficier de quelques jours de tranquillité et d’absence bienfaitrice. Il l’avait d'ailleurs annoncé et nul ne devait s’en trouvé étonné. Mais voilà, aucun répit ne lui a été accordé et les propos diffamatoires de ses adversaires sans scrupules, l’ont poursuivi sans relâche, tout comme les journalistes et leurs quotidiens qui ont sans doute gagné beaucoup d’argent. Qu’y a-t-il de si outrageant pour le bon peuple de France dans le fait que le nouveau Président s’évade un peu pour un séjour en yacht offert par des amis ? La réponse est à trouver chez les frustrés de tout poil, j’élargis ce champ de population car il y a aussi des gens de gauche qui sont milliardaires. Probablement qu’ils ont travaillé pour le devenir aussi et c’est d’ailleurs pourquoi ils ne voient pas pourquoi ils distribueraient leurs gains, leur richesse, leurs maisons, n’est-ce pas ? Le Président de la République Française a des goûts de luxe qui dérangent et des fréquentations inconvenantes de milliardaires… J’en connais beaucoup, de petites gens dont nous sommes, qui accepteraient volontiers de passer une semaine à Saint-Tropez dans un luxueux hôtel. J’en connais d’ailleurs de chez nous, qui n’ont jamais hésité à se rendre dans un château de chasse en Sologne, invités, hors lutte des classes, par un milliardaire aux racines et aux amitiés périgordines solides. Et dans ces cas, que je connais, jamais il n’est venu à l’esprit de quelque modeste voisin de reprocher à l’invité une hospitalité princière…
Tiens, voilà que les étudiants ont envie de se mettre en grève, pour 20 % d’entre eux comme d’habitude, et pour des raisons qui restent floues à ce jour, comme d’habitude ! Pourquoi, nous, les gens de bon sens qui représentons sans doute plus des trois quarts de la population française, ne ferions-nous pas grève avec des raisons précises ? Nous pourrions regarder un film de notre goût sur un DVD ou une cassette au moment des informations diffusées sur les chaînes de radio ou de télévision par exemple. Nous pourrions cesser d’acheter le journal pendant quelques semaines, histoire de prendre le temps de lire ce polar ou ce roman que nous avons mis de côté pour le moment où nous aurions le temps ? Pourquoi n’avons-nous pas envie nous aussi, de faire grève : grève de la télé, grève du journal et grève des infos. Est-ce que vous imaginez un peu quel bon temps nous pourrions savourer ! Les étudiants disais-je, cherchent à se mettre en grève : eh oui, nous sommes en mai, à Nanterre en premier lieu, et au souvenir de "la grande récréation du siècle" (du siècle dernier…) s’ajoute la conscience que nous arrivons à la fin d’une année avec des résultats qui ne permettront pas à beaucoup d’entre eux de pouvoir accéder à une nouvelle année d’études universitaires. Tout le monde le sait maintenant, les chiffres sont précis et les dossiers aussi : le pourcentage des échecs sur les deux premières années universitaires est très important. Les filières vers lesquelles les étudiants sont orientés, se trouvent en inadéquation parfois totale, avec l’environnement social et économique. Et ce sont les mêmes personnages politiques, responsables et formateurs en irresponsabilité, manipulateurs de jeunes cerveaux qui ont jusque là, aveuglés par leur idéal égalitariste, refusé de regarder objectivement la situation, les tableaux et les graphiques. Ce sont les mêmes donc qui, aujourd’hui, comme d’habitude, montrent du doigt les Pouvoirs Publics et se disent solidaires des étudiants quand ils ne vont pas jusqu’à devenir, sans aucun trouble de la conscience, les incitateurs-mêmes des manifestations, les G.O. de ces menues tentatives de coup d’Etat, surtout des coups d’éclat qui, de façon répétitive, nous coûtent cher en "restauration" d’infrastructures. Heureusement, Nicolas Sarkozy, homme volontaire et clairvoyant, semble plus enclin à prendre en compte l’expérience de Monsieur Allègre que celle de Monsieur Lang qui a aussi été chef d’orchestre à la fête de la musique et qui sait conduire la fanfare…
Monique MASSENAT
lundi 7 mai 2007
Le discours de rassemblement de Nicolas Sarkozy
Avec plus de 53% des suffrages exprimés, le résultat du scrutin présidentiel est sans appel. Conformément aux souhaits des électeurs qui se sont massivement exprimés ce 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy va devenir le 6ème Président de la Vème République. Pour tous les militants, mais aussi pour tous ceux qui, dans les urnes, ont apporté leur confiance à Nicolas Sarkozy, cette victoire est un aboutissement. Mais plutôt que des commentaires victorieux ou qu'une attitude arrogante, nous avons choisi de vous faire partager, ci-dessous, les premières paroles publiques du candidat élu. En attendant la passation de pouvoir qui est prévue pour le 16 mai procahin, ce discours sonne comme un véritable appel au rassemblement du peuple français. Il souligne la véritable capacité de Nicolas Sarkozy à assumer, avec grandeur et dignité, les fonctions de Chef de l'Etat.
Discours de Nicolas Sarkozy
"Mes chers compatriotes, en m'adressant à vous ce soir, dans ce moment qui chacun le comprend est exceptionnel dans la vie d'un homme, je ressens une immense, une sincère, une profonde émotion.
J'éprouve depuis mon plus jeune âge la fierté indicible d'appartenir à une grande, à une vieille, à une belle nation, la France. J'aime la France comme on aime un être cher qui m'a tout donné. Maintenant, c'est à mon tour de rendre à la France ce que la France m'a donné. Ce soir, ma pensée va aux millions de Français qui aujourd'hui m'ont témoigné leur confiance. Je veux leur dire qu'ils m'ont fait le plus grand honneur qui soit à mes yeux en me jugeant digne de présider aux destinées de la France. Ma pensée va à tous ceux qui m'ont accompagné dans cette campagne. Je veux leur dire ma gratitude. Je veux leur dire mon affection. Je veux d'abord le dire à ma famille, je veux le dire à mes amis, je veux le dire à mes partisans, je veux le dire à tous ceux qui m'ont soutenu.
Et ma pensée va à Mme Royal. Je veux lui dire que j'ai du respect pour elle et pour ses idées dans lesquelles tant de Français se sont reconnus. Respecter Mme Royal, c'est respecter les millions de Français qui ont voté pour elle. Un président de la République doit aimer tous les Français, quelle que soit leur opinion. Ma pensée va donc à tous les Français qui n'ont pas voté pour moi. Je veux leur dire que par-delà le combat politique, par-delà les divergences d'opinions, il n'y a pour moi qu'une seule France. Je veux leur dire que je serai le président de tous les Français, que je parlerai pour chacun d'entre eux. Je veux leur dire que ce soir, ce n'est pas la victoire d'une France contre une autre. Il n'y a pour moi ce soir qu'une seule victoire, celle de la démocratie. Celle des valeurs qui nous unissent. Celle de l'idéal qui nous rassemble. Ma priorité sera de tout mettre en oeuvre pour que les Français aient toujours envie de se parler, de se comprendre, de travailler ensemble.
Le peuple français s'est exprimé. Il a choisi de rompre. De rompre avec les idées, les habitudes et les comportements du passé. Je vais donc réhabiliter le travail, l'autorité, la morale, le respect, le mérite. Je vais remettre à l'honneur la Nation et l'identité nationale. Je vais rendre aux Français la fierté de la France. Je veux en finir avec la repentance qui est une forme de haine de soi et la concurrence des mémoires qui nourrit la haine des autres.
Le peuple français a choisi le changement. Ce changement, je le mettrai en oeuvre parce que c'est le mandat qui est reçu du peuple et parce que la France en a besoin. Mais je le ferai avec tous les Français, je le ferai dans un esprit d'union et dans un esprit de fraternité. Je le ferai sans que personne n'ait le sentiment d'être exclu, d'être laissé pour compte. Je le ferai avec la volonté que chacun puisse trouver sa place dans notre République. Que chacun s'y sente reconnu, s'y sente respecté dans sa dignité de citoyen et dans sa dignité d'homme. Tous ceux que la vie a brisés, ceux que la vie a usés doivent savoir qu'ils ne seront pas abandonnés. Qu'ils seront aidés. Qu'ils seront secourus. Ceux qui ont le sentiment que quoi qu'ils fassent ils ne pourront pas s'en sortir doivent être sûrs qu'ils ne seront pas laissés de côté et qu'ils auront les mêmes chances que les autres.
J'appelle tous les Français, par-delà leurs partis, leurs croyances, leurs origines à s'unir à moi pour que la France se remette en mouvement. J'appelle chacun à ne pas se laisser enfermer dans l'intolérance et le sectarisme mais à s'ouvrir aux autres, à ceux qui ont des idées différentes, à ceux qui ont d'autres convictions.
Je veux lancer un appel à nos partenaires européens auxquels notre destin est profondément lié pour leur dire que toute ma vie j'ai été Européen, que je crois profondément, que je crois sincèrement en la construction européenne et que ce soir la France est de retour en Europe. Et je conjure, je conjure nos partenaires européens d'entendre la voix des peuples qui veulent être protégés, je conjure nos partenaires européens de ne pas rester sourds à la colère des peuples qui perçoivent l'Union européenne non comme une protection mais comme le cheval de Troie de toutes les menaces que portent en elles les transformations du monde.
Je veux lancer un appel à nos amis américains pour leur dire qu'ils peuvent compter sur notre amitié qui s'est forgée dans les tragédies de l'histoire que nous avons affrontées ensemble. Je veux leur dire que la France sera toujours à leurs côtés quand ils auront besoin d'elle, mais je veux leur dire aussi que l'amitié, c'est accepter que ses amis puissent penser différemment et qu'une grande nation comme les Etats-Unis a le devoir de ne pas faire obstacle à la lutte contre le réchauffement climatique mais au contraire prendre la tête de ce combat, parce que ce qui est en jeu, c'est le sort de l'humanité toute entière, la France fera de ce combat son premier combat.
Je veux lancer un appel à tous les peuples de la Méditerranée pour leur dire que c'est en Méditerranée que tout va se jouer. Qu'il nous faut surmonter toutes les haines pour laisser la place à un grand rêve de paix et un grand rêve de civilisation. Je veux leur dire que le temps est venu de bâtir au centre une Union méditerranéenne, qui sera un trait d'union entre l'Europe et l'Afrique. Ce qui a été fait pour l'Union de l'Europe il y a 60 ans, nous allons le faire aujourd'hui pour l'union de la Méditerranée.
Je veux lancer un appel à tous les Africains, un appel fraternel pour dire à l'Afrique que nous voulons l'aider. Aider l'Afrique à vaincre la maladie, à vaincre la famine, à vaincre la pauvreté, à vivre en paix. Je veux leur dire que nous allons décider ensemble d'une politique d'immigration maîtrisée et d'une politique de développement ambitieuse.
Je veux lancer un appel à tous ceux qui dans le monde croient aux valeurs de la tolérance, de la liberté, de la démocratie, de l'humanisme. A tous ceux qui sont persécutés par les tyrannies, par les dictatures, je veux dire à tous les enfants à travers le monde à toutes les femmes martyrisées dans le monde, je veux leur dire que la fierté et le devoir de la France sera d'être à leur côté. La France sera au côté des infirmières libyennes enfermées depuis huit ans. La France n'abandonnera pas Ingrid Betancourt. La France n'abandonnera pas les femmes qu'on condamne à la burka, la France n'abandonnera pas les femmes qui n'ont pas la liberté. La France sera du côté des opprimés du monde, c'est le message de la France, c'est l'identité de la France, c'est l'histoire de la France.
Mes chers compatriotes, mes chers compatriotes, nous allons écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire. Cette page de notre histoire, mes chers compatriotes, je suis sûr qu'elle sera grande, qu'elle sera belle, et du fond du coeur, je vous dis : Vive la République, Vive la France".
dimanche 6 mai 2007
2ème tour de l'élection présidentielle : résultats du canton d'Excideuil
Pour consulter les résultats détaillés du second tour de l'élection présidentielle sur le canton d'Excideuil, cliquez sur le tableau.
jeudi 3 mai 2007
Duel Sarko - Royal : l'analyse d'Alain Lucas
Afin de commenter le débat qui a vu s'opposer les deux finalistes de l'élection présidentielle, nous avons choisi de reproduire, ci-dessous, l'analyse publiée par notre candidat aux élections législatives sur son blog : www.alainlucas.com. D'abord, parce que nous partageons la pertinence de cette analyse. Ensuite, parce qu'à l'aube du second tour de l'élection présidentielle et avant d'entamer la campagne des législatives qui va suivre, il nous a semblé qu'il s'agissait d'une belle transistion. En effet, dès lundi prochain, et comme ils l'ont déjà fait depuis plusieurs semaines, c'est autour d'Alain Lucas que tous les militants du canton d'Excideuil, et au delà, de toute la 3ème circonscription de la Dordogne, se mobiliseront. Pour construire une majorité unie et responsable qui soutiendra la politique ambitieuse de notre nouveau Président de la République. Pour que notre Haut Périgord soit dignement représenté à l'Assemblée Nationale. Pour que les valeurs humaines que porte Alain Lucas soient victorieuses au soir du 17 juin prochain.
Fin de campagne présidentielle: Nicolas SARKOZY plus que jamais en tête.
Plus de 20 millions de Françaises et de Français ont suivi hier le débat qui opposait Nicolas SARKOZY à Ségolène ROYAL. Révélateur de personnalités, le débat a permis en outre, de démontrer la cohérence des propositions, et la différence de projet de société. La confiance et la précision étaient indéniablement du coté de Nicolas SARKOZY. Grande maîtrise des enjeux et de lui même, digne face à la provocation, en bref, l'étoffe évidente d'un Chef d'Etat. Le débat a clairement démontré qu'il était prêt à assumer et exercer le pouvoir et toutes les responsabilités qui vont avec. Si 53% des personnes interrogées déclarent que Nicolas Sarkozy a été le plus convaincant contre 31 % pour Madame Royal, ce n'est pas dû au hasard. Connaissance des sujets, précisions des explications, programme construit et cohérent, argumentation pragmatique.
En face, on ne trouvait qu'improvisation, idéologie, brouillard, sectarisme, mépris et agressivité. J'ai néanmoins plusieurs regrets. D'abord que Madame Royal n'ait jamais su faire preuve de pondération et du respect que Nicolas Sarkozy a, de son coté, toujours conservé. Ensuite que la politique étrangère et européenne n'aient été abordées que superficiellement. La complexité du monde et de notre société nous conduit à avoir des attentes très diverses et des interrogations multiples. Sans doute aurait-il fallu, pour que cela soit complet, l'organisation de deux débats. Sur le fond comme sur la forme, le grand gagnant est Nicolas SARKOZY.
Un Président de la République ne doit pas connaître forcément tous les sujets, par contre il doit s'entourer de parfaits connaisseurs. Un Président ne doit pas se laisser aller à des colères, saines ou non. Il doit se maîtriser et affronter la situation pour la régler. Un Président doit rester digne face à n'importe quel contradicteur, les relations internationales sont souvent difficiles. Un Président ne doit pas uniquement proposer des grandes discussions, il doit aussi donner un cap et trancher une question. L'action politique c'est décider, ce n'est pas uniquement consulter. Pas de doute, celui qui agira au mieux pour la France et les Français, celui qui représentera le mieux la France et les Français, c'est bien Nicolas SARKOZY. Sa capacité de rassemblement vient aussi du fait qu'il s'engage, au delà de son programme, à des résultats. Il nous invite à juger son action en cours et en fin de mandat. Pour la première fois, un responsable politique s'engage, non plus sur une obligation de moyens, mais sur une obligation de résultats.
Il nous reste 3 jours pour convaincre les indécis, pour continuer d'argumenter et de débattre, pour exposer le programme de notre candidat. Les victoires se font dans les urnes, pas dans les sondages, alors méfiance, restons vigilants et mobilisés jusqu'au dernier jour.
Publié sur le blog d'Alain LUCAS, le jeudi 3 mai 2007 à 18h35
dimanche 29 avril 2007
François Bayrou, le donneur de leçons
François Bayrou a perdu le mode d'emploi de l'élection présidentielle. En imposant aux médias l'idée d'un débat d'entre deux tours réunissant la candidate socialiste, sélectionnée pour la finale, et lui-même, écarté de la course au premier tour, François Bayrou montre à quel point son ambition personnelle dépasse le respect du cadre institutionnel. Qu'aurait-on dit si, dans l'hypothèse où il serait arrivé troisième, Nicolas Sarkozy avait demandé à débattre entre les deux tours avec François Bayrou ?... Et si Jean-Marie Le Pen, fort de ses 10% de suffrages avait souhaité, lui aussi, organiser un débat avant le 6 mai, BFM TV et RMC auraient-elles accepté de mettre en scène un tel débat ? Pas sur... Quant au débat, lui même, je vous laisse prendre connaissance, ci-dessous, du commentaire pertinent qui a été publié sur le site PAGE 2007.
Débat BAYROU - ROYAL : François Bayrou donne la victoire à Nicolas Sarkozy ? C’est l’impression que donne ce débat. Ségolène Royal est venue chercher des convergences. Elle trouve face à elle un François Bayrou qui se croit en débat d’entre-deux tours, entre deux finalistes. Il cherche à s’imposer contre elle, pas à converger. Il la sermonne, la discrédite. “Il joue les professeurs”. Que gagne-t-elle ? François Bayrou est venu participer à une opération de promotion pour son nouveau Parti Démocrate, pour s’imposer dans le futur camp de l’opposition à Nicolas Sarkozy, pour l’après 6 mai. On ne sort pas de ce débat avec une meilleure impression de Ségolène Royal : elle ne gagne pas les voix centristes.
Il est visible que François Bayrou ne cherche pas, au cours de ce "dialogue", à aider Ségolène Royal à gagner la Présidentielle, à lui donner de la crédibilité et de la stature. S’il le voulait, il ne sortirait pas ce ton de professeur qui cherche à tout propos ce qui ne va pas dans son discours, ce qui montre la faiblesse de la candidate socialiste. Il soulignerait les convergences, il critiquerait avec plus de force l’alternative (Sarkozy). Ici, lorsqu’il y a convergence, Bayrou cherche, à de rares exceptions, à la dépasser pour aller vers le point de séparation entre sa vision et celle de Ségolène Royal.
Très souvent, Bayrou renvoie dos à dos Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Bayrou explique ce qu’il fera s’il est élu Président, ou avec son groupe parlementaire. “Moi je, moi je…” Il ne s’inscrit pas dans le cadre de ce débat voulu par Ségolène Royal, qui est : choisir entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy le 6 mai. Donner des éléments de choix aux électeurs centristes, les éclairer sur ce qui pourrait faire préférer l’un à l’autre. Ce débat est mou, manque de vision, d’imagination, d’énergie. Au vu de ce débat, les jeux semblent faits : Bayrou attend la victoire de Nicolas Sarkozy le 6 mai, et souhaite ensuite s’imposer comme la voix de l’opposition au Président de droite, le regard fixé sur les législatives puis sur 2012. Pour autant, Bayrou sort lui aussi plus faible. Il perd la force qu’il avait dans la campagne, et prend le ton du petit professeur gris récitant quelques recettes usées, qui tournent en rond et endorment. L’homme dont José Ferré disait qu’il était “sans imagination” : “…cet homme sans troupes, François Bayrou, assorti d’un projet d’un classicisme consternant, sans ambition, sans imagination, qui se voit comme l’avenir de la France.” “Nicolas Sarkozy n’est pas mon ennemi, Ségolène Royal n’est pas mon ennemie.” François Bayrou ne délivre qu’un message à la fin de ce débat : vous avez tous besoin de moi. Un peu court, et fatigant. Le nombrilisme l’emporte sur la vision, dans le discours du candidat démocrate. Pour Ségolène Royal, c’est un Canossa sans récolte. Il ne reste que le débat du 2 mai, entre les deux finalistes cette fois, pour pouvoir faire la différence.
Mis en ligne le 28 avril 2007 par page2007.com@gmail.com
mercredi 25 avril 2007
Ségolène Royal rêve d'une majorité arc-en-ciel...
Consciente des faibles réserves de voix dont elle dispose pour le second tour de l'élection présidentielle, Ségolène Royal a appelé de ses vœux la construction d'une nouvelle "majorité arc-en-ciel". Encore plus fort que la "majorité plurielle" de Lionel Jospin, celle dont rêve Madame Royal (ou plutôt celle à laquelle elle serait obligée de se résoudre pour espérer prendre le pouvoir) irait donc de l'UDF aux partis d'extrême gauche. Il s'agit bien du grand écart que nous pressentions dans l'analyse politique des résultats du premier tour de scrutin publiée sur ce blog dès lundi matin. Mais attention à la déchirure musculaire car des voix s'élèvent déjà, à gauche, pour dénoncer cet appel du pied à François Bayrou. Ainsi, de Jean-Luc Mélenchon, encore membre du Parti Socialiste et pourfendeur du NON au référendum de 2005, à Olivier Besancenot pour la Ligue Communiste Révolutionnaire, la démarche de Ségolène Royal est déjà fortement contestée. Il faut dire qu'après avoir apporté leur soutien à la candidate du PS dès le soir du premier tour de l'élection présidentielle, les leaders de la gauche radicale sont, dès le lendemain, devenus des cocus "royaux". On imagine déjà ce que serait un gouvernement de la France réunissant des personnalités portant des valeurs viscéralement opposées... Mais Ségolène Royal a certainement oublié que la durée de vie d'un arc-en-ciel était aussi furtive que le serait celle de sa majorité. Ce n'est plus un arc-en-ciel que propose Ségolène Royal, c'est un mirage...
Pascal BILLAT
lundi 23 avril 2007
Le Parti Socialiste ressort l'épouvantail
Invitée à commenter les résultats du premier tour de l’élection présidentielle dans la Dordogne Libre de ce lundi, Mireille Bordes, Conseillère Générale PS de Périgueux Ouest et candidate malheureuse de son parti à l’investiture pour les législatives, fait preuve d’un affligeant manque de discernement. Ainsi, déclare t-elle : "Je ne vois pas de quoi se glorifie Sarkozy. 30 % avec les voix de Le Pen… Nous, les filles on va gagner et c’est maintenant que ça se décide". Je ne commenterai pas la fin de ce propos dont chacun appréciera la haute portée et qu’on pourrait plus facilement attribuer à une gamine de maternelle dans une cour de récréation (et nous les garçons, on aime les filles… mais on les préfère intelligentes). Par contre, je suis une nouvelle fois consterné de constater que les représentants du Parti Socialiste en sont encore à regretter qu’une partie de l’électorat du Front National ait pu abandonner le vote extrêmiste pour apporter ses suffrages au représentant du premier parti de gouvernement de France. Sachant, par ailleurs, qu’il est fort probable qu’une autre partie, non négligeable, de ce même électorat ait aussi déposé des bulletins Bayrou dans les urnes puisque ce dernier se présentait, à l’égal d’un Le Pen, comme le "candidat anti-système". Et apparemment, si j’en crois les dernières déclarations de Ségolène Royal, ça ne dérange pas les socialistes de faire la retape aux électeurs de François Bayrou sans se poser trop de question sur le transfert de voix qui, entre 2002 et 2007, a permis au leader centriste de passer de 7% à 18% des suffrages exprimés. Bayrou serait donc, pour le PS, la machine à blanchir les voix "frontistes" qui deviendraient maintenant "honorables" et pourraient donc être convoitées sans vergogne.
Mais rafraîchissons la mémoire de Madame la Conseillère Générale : l’émergence du Front National a véritablement débuté dans les années 80, au cours du premier septennat de François Mitterrand, et les socialistes ont longtemps utilisé ce parti comme un épouvantail en n’ayant de cesse de proférer des amalgames douteux quant à une collusion imaginaire entre le RPR, puis l’UMP, et le parti de Jean-Marie Le Pen. Sauf que le 21 avril 2002, la créature de Frankenstein s’est retournée contre ceux qui lui avaient donné la vie et qui le manipulaient au gré des scrutins électoraux : l’élève avait dépassé le maître et la gauche était éliminée du second tour de l’élection présidentielle. Alors, comme tous les hommes et femmes politiques responsables de ce pays, et en sa qualité de représentante du Parti Socialiste, Madame Bordes devrait plutôt se féliciter du recul du Front National. Au lieu de ça, elle préfère, encore une fois, jeter l’anathème sur le candidat de l’UMP... et ressortir l'épouvantail.
Analyse des résultats du 1er tour de l'élection présidentielle
Voici les résultats nationaux du premier tour de l'élection présidentielle (source : Ministère de l'intérieur).
Ces chiffres amènent, d'ores et déjà, quelques commentaires que je vous invite à partager en sept points.
1 – Des français réconciliés avec la politique
Le taux de participation qui frôle les 85% montre que les électeurs se sont fortement mobilisés pour faire entendre leur(s) voix. L’effet "21 avril 2002" a certainement joué mais la clarté du discours du leader de l’UMP a, lui aussi, permis d’offrir aux français un choix clair auquel ont adhéré, dès le premier tour, plus de 11 millions d’électeurs. Au delà des résultats eux-mêmes, cet engouement des français pour l'élection présidentielle est un véritable succès pour la démocratie. Et il sera diffcile, pour les socialistes, de contester les résultats du scrutin quand tant d'électeurs se sont déplacés dans les bureaux de vote. L'augmentation du nombre d'inscriptions sur les listes électorales ne s'est pas faite au détriment du candidat de l'UMP comme l'espérait l'opposition.
2 – La progression du Front National éradiquée
Avec la perte de plus d’un million d’électeurs, le Front National est le grand perdant de ce scrutin et le pouvoir de nuisance de Jean-Marie Le Pen devient, par conséquent, plus limité. Déjà, comme ils l’avaient fait au cours de la campagne du premier tour, les socialistes se bousculent sur les plateaux télé pour dénoncer la campagne de Nicolas Sarkozy qu’ils accusent d’avoir "dragué" l’électorat du FN. Or, il est quand même étrange que ceux qui se présentent comme les chantres de la démocratie ne se réjouissent pas, aujourd’hui, de l’effondrement du vote de la droite nationaliste. Et il n’est pas utile de manier la langue de bois pour affirmer qu’une partie des voix qui s’étaient portées sur Jean-Marie Le Pen en 2002 se sont effectivement reportées sur Nicolas Sarkozy. Et d’en tirer les conclusions suivantes : Nicolas Sarkozy est le seul candidat qui a réussi à endiguer la tentation extrêmiste dans ce pays et il est le seul qui, par son programme présidentiel et son discours, permet de rassurer la partie de l’électorat qui avait, jusqu’alors, l’impression que ses craintes ou ses aspirations n’étaient pas prises en compte par les partis de gouvernement.
3 – Un choix clair pour le second tour
En portant Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal au second tour de l’élection présidentielle, les électeurs ont préféré choisir entre deux "menus" plutôt que de commander "à la carte" comme le leur proposait François Bayrou. Bien entendu, le score du leader centriste est loin d’être négligeable mais ses électeurs restent libres de leur choix final et, compte tenu du parcours politique de François Bayrou, on peut déjà penser qu’une majorité de cet électorat apportera ses voix à celui qui est désormais le seul représentant de la droite républicaine et du centre, Nicolas Sarkozy. On peut imaginer que, s’enfermant dans sa nouvelle doctrine du ni droite – ni gauche, François Bayrou ne donnera pas de consigne de vote claire et s’engagera plutôt, après le second tour de l’élection présidentielle (et ce, quel que soit le résultat final), dans une posture d’opposition. Bayrou, avec son ego hypertrophié, vise désormais 2012 et il est peu probable qu’il dévie de sa ligne, fusse au prix d’une déroute électorale lors des élections législatives de juin prochain au cours de laquelle il va envoyer sa poignée de députés sortants à l’abattoir.
4 – Une avance importante pour Nicolas Sarkozy
Avec plus de cinq points d’avance sur sa rivale socialiste, Nicolas Sarkozy a déjà creusé l’écart et la faible réserve de voix, à gauche, va rendre difficile la remontée de Ségolène Royal. Lors de sa désignation par les militants du Parti Socialiste, Ségolène Royale avait invité les socialistes à "gravir la montagne" avec elle. On peut désormais penser que la montagne était un peu trop escarpée pour être gravie en talons aiguilles et que la cordée socialiste risque ne jamais atteindre le sommet.
5 – Le grand écart socialiste
Compte tenu des faibles réserves de voix sur lesquelles peut compter la candidate du PS, on peut déjà parier que sa campagne du second tour va s’apparenter à un grand écart politique visant à ramener dans son camp les électeurs d’extrême gauche d’un côté, et ceux du centre de l’autre. En somme, pour l’emporter, elle devrait réconcilier l’inconciliable. Comme au premier tour, cette absence de positionnement clair va accoucher d’un programme flou et totalement incohérent qui rendrait extrêmement difficile l’exercice du pouvoir.
6 – Combattre le "Tout sauf Sarkozy"
Parce que son programme est clair et qu’il a déjà recueilli l’approbation de près d’un tiers des électeurs, Nicolas Sarkozy n’a nullement besoin d’infléchir son discours. Pour autant, les prises de positions des leaders d’extrême gauche montrent déjà que nous allons assister à une véritable campagne de haine anti-Sarkozy. C’est cette rhétorique qu’il va donc nous falloir combattre énergiquement au cours des deux semaines qui nous séparent du second tour. On n’a pas fini d’aller recoller les affiches…
7 - Un avantage important pour les élections législatives
Le résultat enregistré par Nicolas Sarkozy va créer une dynamique importante pour les élections législatives qui suivront en juin 2007. Parce que leurs discours est franc et clair, parce qu'ils n'hésitent pas à aller au contact direct des périgourdins (et on a pu encore le constater avec le café politique organisé à Excideuil au cours de la semaine passée), parce qu'ils ont fait le choix de la responsabilité plutôt que celui de la démagogie, le ticket que forment Alain Lucas et Michel Jaccou sur le troisème circonscription de la Dordogne, représente tous nos espoirs. La campagne doit donc se poursuivre avec ardeur et enthousiasme autour de nos candidats.
Pascal BILLAT
dimanche 22 avril 2007
1er tour de l'élection présidentielle : résultats du canton d'Excideuil
Pour consulter les résultats détaillés du premier tour de l'élection présidentielle sur le canton d'Excideuil, cliquez sur le tableau.
samedi 21 avril 2007
En attendant dimanche soir...
Depuis vendredi à 22 heures, la campagne officielle pour le premier tour de l'élection présidentielle est close. Bien que la loi reste évasive sur l'utilisation d'internet durant la période qui va nous conduire jusqu'à la commmunication des résultats, dimanche soir, nous avons décidé d'appliquer, sur ce blog les obligations légales qui s'imposent à tous les candidats et donc à ceux qui relayent leurs idées. Nous vous donnons donc rendez-vous dès lundi matin pour analyser et commenter les résultats du premier tour... et pour entrer de plein pied dans la seconde manche de la bataille pour nos valeurs.












